Conséquences sanitaires chez l'homme - Synthèse des études épidémiologiques
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exposés à l’uranium mais seulement 42 % d’entre eux ont reçu des doses alpha au
poumon, de moins de 1,5 mGy pour la plupart (Ritz et al., 2000). Aucun risque
de cancer pulmonaire n’a été observé pour ces niveaux d’exposition. En revanche,
les auteurs ont mis en évidence une relation dose-réponse pour la mortalité par
cancer des voies aéro-digestives supérieures. Une autre étude menée récemment
dans la population des travailleurs de Rocketdyne n’a pas confirmé cette observation (Boice et al., 2006a). Il faut préciser que dans cette étude, les auteurs ont
combiné les doses externes (gamma) reçues par des travailleurs avec celles des
particules alpha et n’ont pas étudié l’effet de l’uranium séparément.
22.3.2. Cancer du rein
L’étude de cohorte FFMPC a montré une augmentation non significative de
risque de cancer du rein et de la vessie chez les travailleurs ayant cumulé une
dose au poumon supérieure à 2,5 mGy (Ritz, 1999). Une mortalité par cancer
rénal supérieure à la mortalité nationale a été observée dans les cohortes des
travailleurs, de l’usine Y-12 (Checkoway et al., 1988; Loomis et Wolf, 1996), de
Mallinckrodt Chemical Works (MCW) au Missouri (Dupree-Ellis et al., 2000)
et de Rocketdyne (Boice et al., 2006a; Ritz et al., 2000). Boice et al. (2006a) ont
montré une tendance à l’augmentation du risque de cancer rénal avec l’accroissement de la dose des rayonnements alpha combinée avec les doses gamma dues à
d’autres radionucléides. Dans la cohorte des travailleurs de MCW, les doses alpha
dues à l’uranium n’ont pas été estimées, mais une relation forte a été observée
entre le cancer rénal et les doses de rayonnements gamma. Les auteurs ont
précisé que sur huit décès par cancer rénal analysés, sept sont survenus chez les
travailleurs fortement exposés à l’uranium et à la silice (Dupree-Ellis et al., 2000).
22.3.3. Cancer du système lymphatique et hématopoïétique
Plusieurs études suggèrent que, comparés à l’ensemble de la population nationale, les travailleurs potentiellement exposés à l’uranium présentent une surmortalité par lymphome, (Carpenter et al., 1998; Checkoway et al., 1988, Fiaseï et
< 1993; Loomis et Wolf, 1996; Pinkerton et al., 2004) et par lymphome de
Hodgkin (Boice et al., 2006a; McGeoghegan et Binks, 2000; Pinkerton et al.,
2004 ; Ritz, 1999). Cependant, seules deux études ont analysé le lien entre les
pathologies lymphatiques et hématopoïétiques et l’exposition. Dans 1 étude de Ritz
al. (2000), une relation dose-réponse a été observée. Chez les travailleurs ayant
reÇU des doses d’uranium supérieures à 1,5 mGy, le risque de décès pai cancer
lympho-hématopoïétique était significatif. Dans l’étude de Boice et al. (_006a),
aucune relation claire avec la dose combinée de rayonnements alpha et gamma
n a été observée, mais le risque relatif de mortalité par cancer lymphatique a été
s'gniticativement augmenté pour la catégorie de doses entre 5-10 mSv.
“ -.3.4. Cancer du cerveau et du système nerveux central (SNC)
Un excès de mortalité par cancer du cerveau et du SNC à la limite de signifi
cativité, a été rapporté dans la cohorte des travailleurs de Y-12 (quatorze eces
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