Conséquences sanitaires chez l’homme - Synthèse des études épidémiologiques
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2.I.3.4. Autres pathologies
Un effet du plutonium sur le système lymphatique et hématopoïétique est
suspecté mais aucune étude épidémiologique ne l’a mis clairement en évidence.
L’étude de Sellafield a montré une tendance à l’augmentation de l’incidence des
cancers du système lymphatique et hématopoïétique liée à l’accroissement des
doses alpha et gamma confondues, sans présenter les résultats pour des doses
alpha séparément (Omar et al., 1999). L’étude de Mayak a clairement montré un
lien entre la mortalité par leucémie et l’exposition au rayonnement gamma, mais
pas de lien avec l’exposition au plutonium (Shilnikova et al., 2003).
2.1.3.5. Conclusion
Les données actuellement disponibles sont en faveur de l’existence d’une relation linéaire entre l’exposition au plutonium et le risque de cancer pulmonaire.
Les résultats sur le cancer du foie et de l’os sont plus limités mais s’accordent avec
l’hypothèse d’une relation avec l’exposition au plutonium, notamment pour les
forts niveaux d’exposition.
2.2.
Épidémiologie de l’uranium
2.2.1. Population exposée et conditions d'exposition
L’uranium est un métal lourd naturellement présent dans 1 environnement. La
population générale peut être contaminée à l’uranium naturel via I ingestion d aliments contaminés et de l’eau des sources ou des puits à forte teneur d uranium (en
Finlande par exemple). L’uranium naturel est constitué à 99 % (en masse) d uranium 238, un isotope faiblement radioactif, c’est pourquoi on le considèie essentiellement comme un toxique chimique.
L’industrie nucléaire a été fondée sur la fission nucléaire de 1 uranium 235,
le seul élément fissile naturellement disponible. La fabrication du combustible
nucléaire implique l’utilisation des composés uranifères de différents degrés d enrichissement en uranium 235 et 234. Ces isotopes sont émetteurs de particules
_ alpha et leur inhalation peut avoir des effets radiotoxiques. Les travailleras impli’ qués dans la purification, la concentration et la conversion chimique de 1 uranium,
ï la fabrication des pastilles du combustible à base d’uranium et dans les activ ités
| de maintenance des réacteurs et des installations nucléaiies constituent les popu
2 lations potentiellement exposées,
c
0
c
0)
_
| 2.2.2. Estimation de l’exposition
|
L’uranium inhalé pénètre dans le poumon. Les formes solubles d uranium
। Passent rapidement dans la circulation sanguine, d’où une partie est dirigée vers
•à les reins (organe d’élimination) et une autre partie vers le squelette. Les ormes
® Insolubles transitent plus longtemps au niveau pulmonaire et sont evacuees
; Par les macrophages alvéolaires vers les ganglions lymphatiques thoraciques.
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