Conséquences sanitaires chez l’homme - Synthèse des études épidémiologiques
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aucun décès dû au cancer de l’os n’a été mis en évidence. En revanche, chez les
travailleurs de Mayak, un excès de risque d’ostéosarcome a été mis en évidence
à plusieurs reprises. Dans la cohorte de 11000 travailleurs suivis entre 1948 et
1996, 23 décès par cancer de l’os ont été observés (Koshurnikova et al., 2000).
La dose moyenne absorbée à la surface osseuse était de 3,4 Gy et la moyenne
de la charge corporelle en plutonium était de 4,5 kBq. Les auteurs ont observé
une augmentation du risque de cancer de l’os liée à l’accroissement de la charge
corporelle. Les données de surveillance radiotoxicologique ont été disponibles
pour sept décès sur vingt-trois, d’où la limite de cette étude. Néanmoins, il a été
montré que les travailleurs ayant une charge corporelle cumulée supérieure à
7,4 kBq ont huit fois plus de risque de développer un cancer que les travailleurs
moins exposés. Chez les travailleurs qui extraient le plutonium, potentiellement
exposés mais n’ayant pas bénéficié de la surveillance individuelle, le risque
relatif était de 4,1 [IC95 o/o : 1,2-14]. Dans une étude plus récente (Sokolnikov et
al., 2008), l’estimation de l’exposition a été améliorée. Les doses ont été estimées
pour 9496 travailleurs sur 17 740 inclus dans la cohorte. Trente décès par cancer
de l’os ont été observés à la fin du suivi, en 2003. La dose moyenne absorbée à
la surface osseuse était de 0,98 Gy. Selon cette étude, 47 % de décès par cancer
de l’os peuvent être directement attribués à l’exposition au plutonium. Chez les
travailleurs les plus exposés, le risque relatif de décès par cancer de Los était de
9,6 [IC95 o/o : 1,3-47] pour les hommes et de 31 [IC95 o/o : 7-136] pour les femmes.
2.1.3.2. Cancer du foie
Comme pour le cancer de l’os, les principaux résultats disponibles concernant le cancer du foie proviennent du complexe militaro-industriel de Mayak.
Une étude (Gilbert et al., 2000) a dénombré 60 décès par cancer du foie dans la
cohorte décrite précédemment (Koshurnikova et al., 1999; Koshurnikova et al.,
2000). La dose moyenne absorbée au foie était de 0,6 Gy, les doses individuelles
s’étalant de 0,2 Gy à 1,7 Gy. Les auteurs ont montré un excès de risque chez les
travailleurs ayant une charge corporelle cumulée supérieure à 7,4 kBq (R.R-17
[IC9? % ; 8,0-36]). Chez les travailleurs qui extraient du plutonium, le risque
relatif était de 2,8 [IC95 o/o : 1,3-6,2], La majorité des cancers observés étaient des
hémangiosarcomes. Ce type histologique semble être spécifique de 1 exposition
| aux particules alpha émises par le plutonium (Sharp, 2002). La consommation
= d alcool et la comorbidité hépatique d’origine infectieuse nont pas été prises en
® compte dans cette étude ce qui en limite sa validité. Sokolnikov et al. (_008) ont
j réexaminé les données de Mayak, estimant une dose moyenne absorbée au foie à
” 9,27 Gy. Ils ont montré un excès de risque relatif par Gy de 2,6 [IC95 0/o • 0,7-6,9]
' chez les hommes et de 29 [IC95 o/o : 9,8-95] chez les femmes. Selon cette étude,
8 35 % des cancers du foie peuvent être attribués à l’exposition au plutonium. Cette
| analyse montre que pour les doses inférieures à 3,5 Gy, le risque est défini pai
’ une relation dose-réponse linéaire.
I
Dans d’autres cohortes, le risque de cancer hépatique dû au plutonium n a pas
5 été analysé car le nombre de décès observés était insuffisant : seul un deces a ete
'apporté à la fois à Hanford (Wing et al., 2004) et à Sellafield (Ornai et a .,
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aucun décès dû au cancer de l’os n’a été mis en évidence. En revanche, chez les
travailleurs de Mayak, un excès de risque d’ostéosarcome a été mis en évidence
à plusieurs reprises. Dans la cohorte de 11000 travailleurs suivis entre 1948 et
1996, 23 décès par cancer de l’os ont été observés (Koshurnikova et al., 2000).
La dose moyenne absorbée à la surface osseuse était de 3,4 Gy et la moyenne
de la charge corporelle en plutonium était de 4,5 kBq. Les auteurs ont observé
une augmentation du risque de cancer de l’os liée à l’accroissement de la charge
corporelle. Les données de surveillance radiotoxicologique ont été disponibles
pour sept décès sur vingt-trois, d’où la limite de cette étude. Néanmoins, il a été
montré que les travailleurs ayant une charge corporelle cumulée supérieure à
7,4 kBq ont huit fois plus de risque de développer un cancer que les travailleurs
moins exposés. Chez les travailleurs qui extraient le plutonium, potentiellement
exposés mais n’ayant pas bénéficié de la surveillance individuelle, le risque
relatif était de 4,1 [IC95 o/o : 1,2-14]. Dans une étude plus récente (Sokolnikov et
al., 2008), l’estimation de l’exposition a été améliorée. Les doses ont été estimées
pour 9496 travailleurs sur 17 740 inclus dans la cohorte. Trente décès par cancer
de l’os ont été observés à la fin du suivi, en 2003. La dose moyenne absorbée à
la surface osseuse était de 0,98 Gy. Selon cette étude, 47 % de décès par cancer
de l’os peuvent être directement attribués à l’exposition au plutonium. Chez les
travailleurs les plus exposés, le risque relatif de décès par cancer de Los était de
9,6 [IC95 o/o : 1,3-47] pour les hommes et de 31 [IC95 o/o : 7-136] pour les femmes.
2.1.3.2. Cancer du foie
Comme pour le cancer de l’os, les principaux résultats disponibles concernant le cancer du foie proviennent du complexe militaro-industriel de Mayak.
Une étude (Gilbert et al., 2000) a dénombré 60 décès par cancer du foie dans la
cohorte décrite précédemment (Koshurnikova et al., 1999; Koshurnikova et al.,
2000). La dose moyenne absorbée au foie était de 0,6 Gy, les doses individuelles
s’étalant de 0,2 Gy à 1,7 Gy. Les auteurs ont montré un excès de risque chez les
travailleurs ayant une charge corporelle cumulée supérieure à 7,4 kBq (R.R-17
[IC9? % ; 8,0-36]). Chez les travailleurs qui extraient du plutonium, le risque
relatif était de 2,8 [IC95 o/o : 1,3-6,2], La majorité des cancers observés étaient des
hémangiosarcomes. Ce type histologique semble être spécifique de 1 exposition
| aux particules alpha émises par le plutonium (Sharp, 2002). La consommation
= d alcool et la comorbidité hépatique d’origine infectieuse nont pas été prises en
® compte dans cette étude ce qui en limite sa validité. Sokolnikov et al. (_008) ont
j réexaminé les données de Mayak, estimant une dose moyenne absorbée au foie à
” 9,27 Gy. Ils ont montré un excès de risque relatif par Gy de 2,6 [IC95 0/o • 0,7-6,9]
' chez les hommes et de 29 [IC95 o/o : 9,8-95] chez les femmes. Selon cette étude,
8 35 % des cancers du foie peuvent être attribués à l’exposition au plutonium. Cette
| analyse montre que pour les doses inférieures à 3,5 Gy, le risque est défini pai
’ une relation dose-réponse linéaire.
I
Dans d’autres cohortes, le risque de cancer hépatique dû au plutonium n a pas
5 été analysé car le nombre de décès observés était insuffisant : seul un deces a ete
'apporté à la fois à Hanford (Wing et al., 2004) et à Sellafield (Ornai et a .,
