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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Koshurnikova et al., 1999; Koshurnikova et al., 2000; Kreisheimer et al.,
2003 ; Sokolnikov et al., 2008).
2.1.2. Estimation de Eexposition
Les études expérimentales chez le chien et le rat, de même que les examens
d'autopsie chez l’homme ont montré qu’après l’inhalation, le plutonium se
concentre principalement au niveau du foie et du squelette. Le poumon, le foie et
le squelette reçoivent par conséquent les doses les plus élevées. L’estimation de
la charge corporelle en plutonium et de la dose absorbée par ces organes durant
la carrière du travailleur permet de caractériser l’exposition professionnelle. Elle
repose sur la surveillance radiotoxicologique des travailleurs exposés. À partir
des résultats d’examens radiotoxicologiques, et grâce à des modèles biocinétiques
appropriés, il est possible d’estimer l’incorporation et de calculer la dose qui en
résulte pour un organe donné. L’estimation de la dose est sujette à de nombreuses
incertitudes, liées à la qualité des données disponibles, à l’adéquation du modèle
utilisé, à la variabilité interindividuelle, etc. Les données supplémentaires issues
des examens d’autopsie (Khokhryakov et al., 2000) et des dossiers médicaux
(Vasilenko et al., 2007) et le perfectionnement des modèles en dosimétrie interne
(Khokhryakov et al., 2005; Leggett et al., 2005) améliorent la précision des
estimations dans les études les plus récentes. L’exposition des travailleurs pour
lesquels les données d’examens radiotoxicologiques ne sont pas disponibles est
estimée semi-quantitativement sous forme de score d’exposition déterminés par
des experts (Guseva Canu et al., 2008a; Guseva Canu et al., 2008c) ou qualitativement (exposé/non exposé).
2.1.3. Bilan des études épidémiologiques
La plupart des études effectuées s’intéressent au risque d’apparition de cancel
des organes-cibles du plutonium : poumon, os et foie.
2.1.3.1. Cancer de l’ os
L’étude de Voelz et al. (1991, 1997) fut la première à suggérer le risque de
cancer osseux suite à l’exposition au plutonium chez l’homme. Dans le groupe ’
e 26 travailleurs fortement exposés au plutonium entre 1944 et 1945, suivi
jusqu en 1999, le risque de mortalité par cancer de l’os était 96 fois supérieur
a celui de la population des hommes blancs américains. Les doses efficaces
reçues durant la période de suivi allaient de 0,1 Sv à 7,2 Sv, la dose médiane ?
étant de 1,25 Sv. Wiggs et al. (1994) ont élargi la cohorte à 15 727 travailleurs i
, ancs employés à Los Alamos entre 1943 et 1977. Un cas de cancer de l’os a ;
etc o serve dans le sous-groupe de 303 travailleurs ayant une charge corpo .
e cumu ée supérieure à 74 Bq (valeur seuil de détection). Mais comparé a
mor a rte e 3 472 travailleurs ayant une exposition en dessous de ce seuil, aucu
^Ce/S
n’a été Observé‘ Chez les travailleurs de Rocky Flats (Wilk>ns0 j
° -, 987), de Hanford (Wing et al., 2004) ou de Sellafield (Omar et al., 1"
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Koshurnikova et al., 1999; Koshurnikova et al., 2000; Kreisheimer et al.,
2003 ; Sokolnikov et al., 2008).
2.1.2. Estimation de Eexposition
Les études expérimentales chez le chien et le rat, de même que les examens
d'autopsie chez l’homme ont montré qu’après l’inhalation, le plutonium se
concentre principalement au niveau du foie et du squelette. Le poumon, le foie et
le squelette reçoivent par conséquent les doses les plus élevées. L’estimation de
la charge corporelle en plutonium et de la dose absorbée par ces organes durant
la carrière du travailleur permet de caractériser l’exposition professionnelle. Elle
repose sur la surveillance radiotoxicologique des travailleurs exposés. À partir
des résultats d’examens radiotoxicologiques, et grâce à des modèles biocinétiques
appropriés, il est possible d’estimer l’incorporation et de calculer la dose qui en
résulte pour un organe donné. L’estimation de la dose est sujette à de nombreuses
incertitudes, liées à la qualité des données disponibles, à l’adéquation du modèle
utilisé, à la variabilité interindividuelle, etc. Les données supplémentaires issues
des examens d’autopsie (Khokhryakov et al., 2000) et des dossiers médicaux
(Vasilenko et al., 2007) et le perfectionnement des modèles en dosimétrie interne
(Khokhryakov et al., 2005; Leggett et al., 2005) améliorent la précision des
estimations dans les études les plus récentes. L’exposition des travailleurs pour
lesquels les données d’examens radiotoxicologiques ne sont pas disponibles est
estimée semi-quantitativement sous forme de score d’exposition déterminés par
des experts (Guseva Canu et al., 2008a; Guseva Canu et al., 2008c) ou qualitativement (exposé/non exposé).
2.1.3. Bilan des études épidémiologiques
La plupart des études effectuées s’intéressent au risque d’apparition de cancel
des organes-cibles du plutonium : poumon, os et foie.
2.1.3.1. Cancer de l’ os
L’étude de Voelz et al. (1991, 1997) fut la première à suggérer le risque de
cancer osseux suite à l’exposition au plutonium chez l’homme. Dans le groupe ’
e 26 travailleurs fortement exposés au plutonium entre 1944 et 1945, suivi
jusqu en 1999, le risque de mortalité par cancer de l’os était 96 fois supérieur
a celui de la population des hommes blancs américains. Les doses efficaces
reçues durant la période de suivi allaient de 0,1 Sv à 7,2 Sv, la dose médiane ?
étant de 1,25 Sv. Wiggs et al. (1994) ont élargi la cohorte à 15 727 travailleurs i
, ancs employés à Los Alamos entre 1943 et 1977. Un cas de cancer de l’os a ;
etc o serve dans le sous-groupe de 303 travailleurs ayant une charge corpo .
e cumu ée supérieure à 74 Bq (valeur seuil de détection). Mais comparé a
mor a rte e 3 472 travailleurs ayant une exposition en dessous de ce seuil, aucu
^Ce/S
n’a été Observé‘ Chez les travailleurs de Rocky Flats (Wilk>ns0 j
° -, 987), de Hanford (Wing et al., 2004) ou de Sellafield (Omar et al., 1"
