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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
sur le développement, la croissance, la reproduction de plusieurs espèces de poissons (Geras’kin et al., 2008), ce qui laisse présager des effets à l’échelle des populations et des communautés. Ces aspects restent à aborder. Il est à souligner les
travaux de Tsytsugina et Polikarpov (2006) sur des oligochètes inféodés au sédiment dans une zone contaminée (0,34 mGy/jour à la surface du sédiment). Les
oligochètes modifient leur comportement reproducteur en privilégiant la reproduction sexuée (à l’opposé de l’autofécondation) et ainsi augmentent le brassage
génétique et donc la probabilité de voir apparaître des génotypes moins radiosensibles. Une adaptation de ces populations a été mise en évidence. Cependant, il n’a
pas été clairement démontié si cette adaptation était due à une modification génétique des populations. En effet, en présence d’une force sélective directionnelle
orte, telle que 1 exposition à des polluants, les modifications phénotypiques que
on peut pai fois observer sur un faible nombre de générations est la conséquence
de deux phénomènes :
1 acclimatation qui fait intervenir la plasticité phénotypique des individus
(phénomène souvent réversible) ;
et/ou 1 adaptation, impliquant des changements génétiques au sein de la
population.
Compiendre les mécanismes adaptatifs est une étape fondamentale pour
appre en ei es conséquences écologiques de l’exposition chronique de populaons anima es ou végétales à un polluant. Or les conséquences à très long ternie
po liants sur les populations sont très peu étudiées. Pourtant, des connaisces sur es changements des caractéristiques phénotypiques et génétiques sur
p
eurs générations d une population face à une perturbation de son environZ11611 ’ permettiaient de mieux évaluer les risques associés à l’exposition chrotMpd;3 UI9M7\Uant SU1 ' ext’ncti°n de populations et le maintien de la biodiversité
^UrS ^Iavaux æahsés dans la zone d’exclusion de Tchernobyl ont montré
fortem f1168 esPeces végétales ou animales pouvaient tolérer des environnements
tGeras’ki C°/ntfmnnnS ^race a des changements physiologiques ou biochimiques
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exemPle’ Kovalchuk
(2003) ont mis en évidence
contaminées
des pins (P inus Silvestris') dans les zones les plus ,
nisme de déf
^ette hyperméthylation correspondrait à un méca- «
et le remnn;enSe mjS en P'ace Par *es P*ns pour prévenir l’instabilité génomique ,
travail illustre™611* - u mat®r'e' génétique dans cet environnement extrême. Ce ■
nucléides che-z™1^ CV° Ulaon iaP'de de la tolérance aux expositions par des radio- >
étude met en
eSP^ce c'c P'n’ via cette hyperméthylation de l’ADN. Si cette =
ronnement nolhiéær ?UÊ cei ta'nes espèces sont capables de s’adapter à un envi- -
aspects restent à e '
^aS mo'ns vra’ Que dans ce domaine, de nombreux ?
il n’a pas été démr^t °rer’ Pans *a Plupart des cas (comme dans l’exemple précite).
génétiques au sein u ' V au£mentati°n de tolérance était due à des modifications
e a PoPL1lation ou à une simple acclimatation des individus. ;
ratoire, ont mis aut,re$ auteurs’ à travers un travail expérimental réalisé au labo =
ence un phénomène de micro-évolution chez des pop11
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