Conséquences écologiques
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spécifique des oiseaux décroît de 50 % avec l’augmentation du niveau de radioactivité. L’abondance des oiseaux diminue elle aussi de 66 % entre les sites les plus
contaminés et les sites avec des niveaux de contamination normaux (à l’intérieur
de la zone d’étude). Cette diminution de l’abondance est observée même pour
des faibles niveaux d’exposition (inférieurs à 0,05 mGy.h”1). L’abondance est
d’autant plus faible que les espèces d’oiseaux consomment des invertébrés du sol.
Pour expliquer ces résultats, Moller et Mousseau (2007, 2009) suggèrent trois
mécanismes. Premièrement, la contamination pourrait directement réduire le
taux de survie et de fécondité, entraînant ainsi l’extinction ou la taille des populations, comme cela a déjà été démontré chez l’hirondelle (Moller et al., 2005).
Deuxièmement, les oiseaux pourraient éviter les sites contaminés car ces sites ne
seraient pas des habitats optimaux pour eux (Moller et Mousseau, 2007). Troisièmement, l’abondance serait moindre et la richesse réduite à cause de la réduction
de l’abondance des invertébrés qui constituent la principale source de nourriture
pour de nombreuses espèces (Moller et Mousseau, 2009). Dans l’année qui a suivi
l’accident, la majorité des radionucléides étaient concentrés dans les premiers
centimètres du sol et dans la litière forestière, ce qui a eu des effets néfastes sur
la faune du sol. Krivolutsky et Pokarzhevsky (1992) ont ainsi mis en évidence
dans la zone d’exclusion une perte de la biodiversité des micro-arthropodes et des
acariens oribates et une mortalité importante chez certaines espèces de vers de
terre. L’abondance totale des invertébrés du sol dans les litières forestières était
réduite de 55 % par rapport à des sites non contaminés. Cependant, deux ans et
demi après l’accident, la taille des populations de la mésofaune était pratiquement
restaurée, en revanche, la diversité était encore affectée. Dix ans après 1 accident, la diversité de la mésofaune dans la litière forestière était encore réduite
de 20 % par rapport à ce qu’elle était avant l’accident (Krivolutsky, 1996). Notre
méconnaissance sur les effets de cet accident sur les écosystèmes, et d une façon
plus générale sur les effets des substances radioactives sur les populations et les
communautés des invertébrés du sol est encore grande.
Un autre travail de Moller et Mousseau (2009), toujours sur le même site
d’étude (zone d’exclusion de Tchernobyl), a mis en évidence, entre 1991 et 2007,
une diminution de l’abondance des oiseaux de proies (rapaces) dans les zones
contaminées. Cependant, ces dernières années, cette abondance a augmenté très
| légèrement dans les zones les moins contaminées, mais pas dans les zones les
i plus contaminées. Ces auteurs suggèrent que les populations d oiseaux de proies
« nicheurs autour du réacteur accidenté pourraient être réduites à cause des effets
| des radionucléides sur les oiseaux eux-mêmes et/ou sur l’abondance des proies des
I rapaces. Ces hypothèses sont à vérifier. Finalement, l’ensemble de ces résultats
° laissent envisager des répercussions sur d’autres composantes de 1 écosystème et
| plus globalement sur le fonctionnement de l’écosystème. A ce jour, ces aspects
| n ont pas été abordés.
Les effets de cet accident sur les invertébrés aquatiques, les amphibiens et les
| Poissons ont surtout été étudiés à l’échelle de l’individu. Dans les zones les plus
» contaminées, plusieurs études ont mis en évidence des dommages à 1 ADN c ez
® certaines espèces d’amphibiens, de mollusques, de poissons et des effets négatifs
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spécifique des oiseaux décroît de 50 % avec l’augmentation du niveau de radioactivité. L’abondance des oiseaux diminue elle aussi de 66 % entre les sites les plus
contaminés et les sites avec des niveaux de contamination normaux (à l’intérieur
de la zone d’étude). Cette diminution de l’abondance est observée même pour
des faibles niveaux d’exposition (inférieurs à 0,05 mGy.h”1). L’abondance est
d’autant plus faible que les espèces d’oiseaux consomment des invertébrés du sol.
Pour expliquer ces résultats, Moller et Mousseau (2007, 2009) suggèrent trois
mécanismes. Premièrement, la contamination pourrait directement réduire le
taux de survie et de fécondité, entraînant ainsi l’extinction ou la taille des populations, comme cela a déjà été démontré chez l’hirondelle (Moller et al., 2005).
Deuxièmement, les oiseaux pourraient éviter les sites contaminés car ces sites ne
seraient pas des habitats optimaux pour eux (Moller et Mousseau, 2007). Troisièmement, l’abondance serait moindre et la richesse réduite à cause de la réduction
de l’abondance des invertébrés qui constituent la principale source de nourriture
pour de nombreuses espèces (Moller et Mousseau, 2009). Dans l’année qui a suivi
l’accident, la majorité des radionucléides étaient concentrés dans les premiers
centimètres du sol et dans la litière forestière, ce qui a eu des effets néfastes sur
la faune du sol. Krivolutsky et Pokarzhevsky (1992) ont ainsi mis en évidence
dans la zone d’exclusion une perte de la biodiversité des micro-arthropodes et des
acariens oribates et une mortalité importante chez certaines espèces de vers de
terre. L’abondance totale des invertébrés du sol dans les litières forestières était
réduite de 55 % par rapport à des sites non contaminés. Cependant, deux ans et
demi après l’accident, la taille des populations de la mésofaune était pratiquement
restaurée, en revanche, la diversité était encore affectée. Dix ans après 1 accident, la diversité de la mésofaune dans la litière forestière était encore réduite
de 20 % par rapport à ce qu’elle était avant l’accident (Krivolutsky, 1996). Notre
méconnaissance sur les effets de cet accident sur les écosystèmes, et d une façon
plus générale sur les effets des substances radioactives sur les populations et les
communautés des invertébrés du sol est encore grande.
Un autre travail de Moller et Mousseau (2009), toujours sur le même site
d’étude (zone d’exclusion de Tchernobyl), a mis en évidence, entre 1991 et 2007,
une diminution de l’abondance des oiseaux de proies (rapaces) dans les zones
contaminées. Cependant, ces dernières années, cette abondance a augmenté très
| légèrement dans les zones les moins contaminées, mais pas dans les zones les
i plus contaminées. Ces auteurs suggèrent que les populations d oiseaux de proies
« nicheurs autour du réacteur accidenté pourraient être réduites à cause des effets
| des radionucléides sur les oiseaux eux-mêmes et/ou sur l’abondance des proies des
I rapaces. Ces hypothèses sont à vérifier. Finalement, l’ensemble de ces résultats
° laissent envisager des répercussions sur d’autres composantes de 1 écosystème et
| plus globalement sur le fonctionnement de l’écosystème. A ce jour, ces aspects
| n ont pas été abordés.
Les effets de cet accident sur les invertébrés aquatiques, les amphibiens et les
| Poissons ont surtout été étudiés à l’échelle de l’individu. Dans les zones les plus
» contaminées, plusieurs études ont mis en évidence des dommages à 1 ADN c ez
® certaines espèces d’amphibiens, de mollusques, de poissons et des effets négatifs
