Réponses au niveau cellulaire et conséquences
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2.3.6.1. La réponse adaptative
La réponse adaptative (RA) est une réponse cellulaire inductible par des faibles
doses de rayonnements ionisants, qui se traduit par une protection contre les
effets délétères d’une autre dose délivrée quelques heures plus tard. Compte tenu
des données disponibles et de l’implication des mécanismes de défense contre le
stress oxydant, cette réponse cellulaire est à prendre en compte dans un contexte
général de toxicologie. En particulier la RA a d’abord été découverte après contamination par des molécules radioactives.
Depuis sa mise en évidence en 1984 dans des lymphocytes humains, après
contamination avec de la thymidine tritiée (Olivieri et al., 1984), l’existence de la
RA a été confirmée in vitro dans divers types de cellules normales ou tumorales.
Elle se caractérise par une réduction des cassures chromosomiques, mutations
géniques, létalité, transformation néoplasique... L’adaptation est aussi décrite in
vivo après des expositions accidentelles ou professionnelles. Il n’y a pas d’effet
dose-réponse; c’est une réponse de tout-ou-rien, transitoire et ré-inductible. Son
expression est variable; ainsi, on constate l’absence de réponse de certaines
lignées cellulaires ainsi qu’une variabilité interindividuelle des lymphocytes de
donneurs (pour revue : Rigaud, 1998 ; Matsumoto et al., 2007a). Les deux expositions successives sont espacées de quelques heures pour permettre la synthèse de
transcrits et de protéines dont dépend l’initiation de la réponse. Ces lacteurs sont
impliqués dans la signalisation et la réponse aux dommages de l’ADN. En conséquence, l’activation de la réparation des lésions de l’ADN et des défenses antioxydantes contribueraient à la tolérance aux effets délétères de la forte irradiation (Le
étal., 1998; Bravard et al., 1998). De plus, des données récentes soulignent l’importance du métabolisme oxydatif et plus particulièrement la production de radicaux NO dans l’initiation et l’acquisition de la tolérance (De Toledo et al., 2006,
Matsumoto et al., 2007).
L’expression de ces phénomènes inductibles par des faibles doses apparaît
dépendante des conditions d’exposition (directe ou milieu conditionné, débit de
dose...) et du modèle expérimental. L’ensemble des données illustre la complexité
de la réponse cellulaire aux faibles doses et pose la question de leui éventuel
impact sur l’estimation des risques sanitaires aux faibles doses. Etant donné que
s la RA et les effets collatéraux ou « bystander » modulent la réponse aux faibles
’ doses, des liens ont été établis entre ces deux phénomènes (pour revue : Matsuï moto, 2007).
•0
•2
à
^-3.6.2. Effets « bystander »
C
।
L’effet appelé « bystander » ou effet de proximité décrit l’ensemble des effets
8 mologiques induits dans des cellules non directement ciblées, en réponse a des
I s'8naux émis par des cellules irradiées. L’effet « bystander » peut êtie le le a au
" moins deux types de mécanismes pour expliquer le transfert de signaux .
~ Le premier mécanisme est basé sur la communication intercellulaire médiée
P3r les jonctions gap ^gap-junction), nécessitant donc un contact entre
cellules émettrices et réceptrices;
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2.3.6.1. La réponse adaptative
La réponse adaptative (RA) est une réponse cellulaire inductible par des faibles
doses de rayonnements ionisants, qui se traduit par une protection contre les
effets délétères d’une autre dose délivrée quelques heures plus tard. Compte tenu
des données disponibles et de l’implication des mécanismes de défense contre le
stress oxydant, cette réponse cellulaire est à prendre en compte dans un contexte
général de toxicologie. En particulier la RA a d’abord été découverte après contamination par des molécules radioactives.
Depuis sa mise en évidence en 1984 dans des lymphocytes humains, après
contamination avec de la thymidine tritiée (Olivieri et al., 1984), l’existence de la
RA a été confirmée in vitro dans divers types de cellules normales ou tumorales.
Elle se caractérise par une réduction des cassures chromosomiques, mutations
géniques, létalité, transformation néoplasique... L’adaptation est aussi décrite in
vivo après des expositions accidentelles ou professionnelles. Il n’y a pas d’effet
dose-réponse; c’est une réponse de tout-ou-rien, transitoire et ré-inductible. Son
expression est variable; ainsi, on constate l’absence de réponse de certaines
lignées cellulaires ainsi qu’une variabilité interindividuelle des lymphocytes de
donneurs (pour revue : Rigaud, 1998 ; Matsumoto et al., 2007a). Les deux expositions successives sont espacées de quelques heures pour permettre la synthèse de
transcrits et de protéines dont dépend l’initiation de la réponse. Ces lacteurs sont
impliqués dans la signalisation et la réponse aux dommages de l’ADN. En conséquence, l’activation de la réparation des lésions de l’ADN et des défenses antioxydantes contribueraient à la tolérance aux effets délétères de la forte irradiation (Le
étal., 1998; Bravard et al., 1998). De plus, des données récentes soulignent l’importance du métabolisme oxydatif et plus particulièrement la production de radicaux NO dans l’initiation et l’acquisition de la tolérance (De Toledo et al., 2006,
Matsumoto et al., 2007).
L’expression de ces phénomènes inductibles par des faibles doses apparaît
dépendante des conditions d’exposition (directe ou milieu conditionné, débit de
dose...) et du modèle expérimental. L’ensemble des données illustre la complexité
de la réponse cellulaire aux faibles doses et pose la question de leui éventuel
impact sur l’estimation des risques sanitaires aux faibles doses. Etant donné que
s la RA et les effets collatéraux ou « bystander » modulent la réponse aux faibles
’ doses, des liens ont été établis entre ces deux phénomènes (pour revue : Matsuï moto, 2007).
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à
^-3.6.2. Effets « bystander »
C
।
L’effet appelé « bystander » ou effet de proximité décrit l’ensemble des effets
8 mologiques induits dans des cellules non directement ciblées, en réponse a des
I s'8naux émis par des cellules irradiées. L’effet « bystander » peut êtie le le a au
" moins deux types de mécanismes pour expliquer le transfert de signaux .
~ Le premier mécanisme est basé sur la communication intercellulaire médiée
P3r les jonctions gap ^gap-junction), nécessitant donc un contact entre
cellules émettrices et réceptrices;
