Réponses au niveau cellulaire et conséquences
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des cellules en phase S. L’activation de Chk2 permet également la mise en place
du point de contrôle G2/M. L’entrée en mitose est contrôlée par le complexe CdKl/
cyclineB, qui doit être activé par Cdc25C. Chk2 activée phosphoryle Cdc25C provoquant son exclusion du noyau et sa rétention dans le cytoplasme, et conduisant donc
à l’arrêt de la progression du cycle cellulaire en G2. Chkl, activé par ATR, est également capable de phosphoryler Cdc25C et donc de provoquer l’arrêt en G2.
Différents acteurs de la réparation de l’ADN peuvent être contrôlés par ATM,
ATR ou leurs effecteurs, permettant de connecter ainsi la réparation au contrôle
du cycle cellulaire.
2.3.2. Réparation de l’ ADN
Il existe de nombreux processus de réparation des dommages de l’ADN
(cf. chapitre 10). Bien que spécifiques d’un type de lésion, ces processus peuvent
se chevaucher et ainsi entrer en compétition pour la réparation d’un dommage
ou encore coopérer en fonction de la phase du cycle cellulaire dans laquelle ils
interviennent. Un défaut de réparation entraînera l’apparition d’une mutagenèse
responsable de l’instabilité génétique ou de la mort de la cellule.
2.3.3. Mort cellulaire programmée
Si les dommages sont trop nombreux et débordent les systèmes de réparation ou s’ils persistent, une réponse radicale est déclenchée : la mort cellulaire.
Cette réponse permet donc d’éliminer de l’organisme des cellules porteuses de
dommages irréparables et qui représenteraient un risque tumorigène pour 1 organisme. Il existe différentes voies de mort cellulaire : l’autophagie, la nécrose, la
mort mitotique et l’apoptose (Blank et Shiloh, 2007).
Lautophagie permet la dégradation et le renouvellement des composants de la
cellule tels que les organelles ou les protéines. Elle est définie par la formation
de vésicules cytosoliques de type vacuole qui fusionnent avec les lysosomes
pour dégrader leur contenu. L’excès d’autophagie mène à la mort cellulaire par
autophagie ou « mort cellulaire programmée de type II ».
La nécrose est une mort « accidentelle » résultant de conditions telles que 1 inj fëction, l’inflammation ou l’ischémie. Elle conduit à une perte d énergie cellulaire,
| 'a perte du maintien de l’homéostasie ionique et à l’activation de proteases non\ apoptotiques. Bien que généralement considérée comme un processus passit, des
| études récentes suggèrent l’existence de mécanismes de régulation de la nécrose.
?
La mort mitotique est le résultat d’une mitose aberrante et peut apparaître apres
। Plusieurs divisions cellulaires. C’est une voie de mort majeure pour les cellules
§ affectées dans la régulation des points de contrôle du cycle cellulaire.
i
L’apoptose se traduit par un gonflement de la membrane, un rétrécissement du
। cytoplasme et une réduction du volume cellulaire (pyknosis), une condensation
s de la chromatine et une fragmentation du noyau (fragments dADN d environ
5 180 bp). La cellule est alors elle-même fragmentée en corps apoptotiques qui sont
clintinés par les macrophages.
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