Nouveaux outils de détection et d’ analyse
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altérée au cours de cet échange réciproque faisant intervenir la recombinaison
homologue (Wilson et al., 2007).
Les aberrations chromosomiques peuvent être liées à des anomalies de la
structure des chromosomes ou de leur nombre. Les aberrations de la structure des
chromosomes sont le résultat de cassure(s) directe(s) de l’ADN, de la réplication à
partir d’une matrice ADN endommagée, de l’inhibition de la synthèse d’ADN ou
d’autres mécanismes (par exemple l’action d’inhibiteurs de la topo-isomérase II).
Les aberrations liées au nombre de chromosomes (c’est-à-dire l’aneuploïdie ou la
polyploïdie) font référence à des modifications du nombre de chromosomes apparaissant à la suite d’une division cellulaire anormale.
Les micronoyaux sont de petits corps extracellulaires formés au cours de la
mitose à partir de fragments acentriques de chromosomes ou de chromosomes
exclus des deux noyaux fils. Ainsi, les micronoyaux induits par un toxique clastogène contiennent des fragments de chromosomes et ceux induits par un toxique
aneugène contiennent des chromosomes entiers. Un marquage des kinétochores
ou des centromères, éventuellement complété par un marquage de télomères,
permet de distinguer ces deux types de micronoyaux (Kirsch-Volders et al.,
1997).
1.2. Mutagénèse
La mutagénicité correspond à l’induction de moditications permanentes transmissibles dans la quantité ou la structure du matériel génétique des organismes,
ces altérations pouvant intervenir sur un seul gène, un ensemble de gènes ou sur
des chromosomes. Des dommages héréditaires pour la descendance, et éventuellement pour les générations suivantes, de parents exposés à des substances mutagènes, peuvent se produire si les mutations sont induites dans les cellules germinales. Si les mutations sont induites dans les cellules somatiques, elles peuvent
être létales ou transmises aux cellules filles avec des conséquences dont certaines
peuvent être délétères pour l’organisme. Une corrélation positive entre la mutagénicité des substances in vivo et leur caractère cancérogène a été démontiée dans
les études à long terme chez l’animal.
f
Le potentiel mutagène peut être évalué à l’aide de nombreux tests in vitro large| ment utilisés, répartis en tests de mutations géniques (e.g. test de Ames, locus
j HPRT, locus TK) et en tests de mutations chromosomiques (test des micronoyaux,
s aberrations chromosomiques).
§
Le test de Ames. L’approche la plus classique pour étudier la mutagenrcite
| d’un produit chimique est le test de Ames. Il est fondé sur l’utilisation de souches
| bactériennes (Salmonella typhirium) mutées ne pouvant pas synthétiser l’histidine.
| Après incubation avec le composé à tester, les bactéries sont mises en culture sur
ï milieu sans histidine. Une croissance normale indique la survenue d une muta» tion ayant induit la réversion de la mutation initiale. Ce test très largement utilise
3 trouve ses limites dans l’utilisation d’un modèle bactérien qui ne reflète pas forcément la mutagénèse dans des cellules humaines.
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