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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
comme la vitamine B12. L’analyse de la littérature montre une variation de la fraction absorbée du cobalt contenu dans 1 alimentation entie 20 et 95 /o en fonction
des expérimentations, ce qui est extrêmement variable (Harp et Scoular, 1952).
Cette absorption dépend en effet de la dose, du composé et du statut nutritionnel.
Ainsi, une déficience en fer chez des rats conduit à une augmentation de l’absorption du cobalt. Des résultats récents ont montré l’implication du transporteur
DMT1 (divalent Metal Transporter de type 1) dans le transport du cobalt (Chen
et al., 1999). En comparaison, l’absorption du 60Co sous forme de CoCl2 est relativement faible, puisqu’elle se situe entre 2 et 20 % en fonction des études et de la
dose administrée (Van Bruwaene et al., 1984; Smith et al., 1972). Le coefficient
de transfert gastro-intestinal fA décrit dans l’ICRP 100 (2006) est de 0,1 chez
l’adulte pour l’ensemble des composés du cobalt.
2.2.4. Passage intestinal du césium
Le césium 137 est rapidement absorbé de la lumière intestinale vers le compartiment sanguin, avec une absorption atteignant 80 % de la dose totale administrée en
60 minutes chez un animal à jeun (Moore et Comar 1962). Chez des individus préalablement nourris, 4 heures sont nécessaires pour mesurer une absorption de 60 %.
Chez des animaux nourris avec un régime pauvre en potassium, la cinétique et le
taux d’absorption sont équivalents à ceux des individus mis à jeun, ce qui suggère
l’interdépendance de ces deux cations. Tous les segments du tractus gastro-intestinal ont la capacité d’absorber le césium 137, bien que cela soit à des degrés divers.
L’absorption de 137Cs par les trois sous-segments de l’intestin grêle, duodénum,
jéjunum et iléon, est équivalente entre ces trois parties. Le côlon absorbe également
le 137Cs, avec un coefficient moindre (60 %) et un temps plus long. L’estomac n’absorbe que 20 % du césium administré, ce qui est en accord avec ce qui est connu sur
la fonction de cet organe. Chez le rat, l’absorption totale de ,37Cs est égale à 98 % de
la dose initiale. Actuellement il est recommandé un facteur d’absorption intestinale
fA de 1 pour le césium chez l’homme (1CRP 100, 2006).
Des effets d’une contamination interne par le césium 137 sur la barrière
intestinale ont été décrits dans le cas de fortes doses, comme cela a été le cas
chez l’homme pour les victimes les plus exposées lors de l’accident radiologique de Goiânia (IAEA, 1988), ou chez des chiens recevant une forte dose de
l37Cs (Nikula et al., 1996). Des études d’ingestion chronique ont également été t
effectuées afin de mimer la situation des personnes vivant sur des territoires -,
contaminés par le césium 137 après l’accident de Tchernobyl. L’étude d’Andrus- $
hchak (1993) a montré des altérations histologiques dans le tractus digestif de $
rats consommant de la nourriture contaminée par divers polluants. De tels effets =
n ont pas été retrouvés dans une étude plus récente (Dublineau et al., 2007), où les ?
effets seuls du césium 137 ont été étudiés.
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2.2.5. Passage intestinal du tritium
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De façon générale, il paraît évident que les mécanismes de transport du tritium >,
à tiaveis la barrière digestive diffèrent en fonction de la forme chimique du <
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