Transfert à travers les barrières épithéliales et cérébrales
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tritium, présent sous forme d’eau tritiée, ou de composés organiques. L’absorption
du tritium sous forme d’eau tritié est rapide et totale, et ce quel que soit l’âge de
l’individu, ce qui donne une fA de 1 (ICRP 100, 2006). Les données pour l’absorption du tritium sous forme organique sont à l’heure actuelle trop parcellaires
pour donner une valeur exacte en fonction du type de molécules organiques.
Seules quelques données extraites d’études expérimentales effectuées chez le
rat sont disponibles dans la littérature. Une comparaison de l’incorporation et
de la distribution du tritium a été effectuée en fonction de la forme chimique du
tritium (3HHO, 3H-leucine, 3H-lysine, 3H-glucose, 3H-glucosamine, 3H-thymidine,
3H-uridine) (Takeda et al., 1991). La quantité totale de tritium excrétée dans les
urines et les fèces est de 50 % de la dose administrée avec 3HHO, et de 34 à 43 %
après administration des formes organiques tritiées. Cette diminution d’excrétion
semble liée à une augmentation de la rétention dans les tissus, comme cela a été
montré dans le cas d’ingestion de blé contaminé au tritium par rapport à l’eau
tritiée (Takeda et al., 2001).
L’eau peut traverser les barrières épithéliales par la voie paracellulaire et par la
voie transcellulaire. Concernant le passage transcellulaire d’eau tritiée, celui-ci
pourrait se faire via les aquaporines, lesquelles sont présentes tout au long du
tractus gastro-intestinal. Le passage du tritium sous forme organique va se faire
via les mécanismes de transport impliqués dans l’absorption des molécules
tritiées. Ainsi, dans le cas du tritium lié à un acide aminé, celui-ci pourrait être
absorbé au niveau du jéjunum, soit par un cotransporteur Na/acide aminé, soit par
les transporteurs d’oligopeptides (famille des transporteurs membranaires soluté
carrier 15). En effet, c’est maintenant un fait acquis qu’une fraction de produits
protéiques de digestion est plutôt absorbée sous forme d’oligopeptides que sous
forme d’acides aminés.
2.2.6. Passage intestinal du cadmium
L’absorption intestinale du cadmium est relativement faible, puisqu’elle se situe
autour de 5 % que le métal soit présent sous forme soluble ou insoluble (Flanagan
et al., 1978; Shaikh et Smith, 1980). Le taux d’absorption du cadmium est dépendant de divers facteurs nutritionnels, fer, calcium, notamment lors de carences
alimentaires en ces éléments. Par ailleurs, plusieurs études in vivo (Valberg et
al., 1977) et in vitro (Duizer et al., 1999) ont mis en évidence que le cadmium, au
moins à fortes doses, pouvait modifier la barrière intestinale. Ces modifications
de barrière intestinale sont caractérisées par une diminution de la résistance tran5 sépithéliale et des changements dans la localisation des molécules des jonctions
’ serrées (Duizer et al., 1999). Ces effets jonctionnels du cadmium, sous forme
; Cd2+, pourraient contribuer à augmenter la biodisponibilité de cet élément.
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tritium, présent sous forme d’eau tritiée, ou de composés organiques. L’absorption
du tritium sous forme d’eau tritié est rapide et totale, et ce quel que soit l’âge de
l’individu, ce qui donne une fA de 1 (ICRP 100, 2006). Les données pour l’absorption du tritium sous forme organique sont à l’heure actuelle trop parcellaires
pour donner une valeur exacte en fonction du type de molécules organiques.
Seules quelques données extraites d’études expérimentales effectuées chez le
rat sont disponibles dans la littérature. Une comparaison de l’incorporation et
de la distribution du tritium a été effectuée en fonction de la forme chimique du
tritium (3HHO, 3H-leucine, 3H-lysine, 3H-glucose, 3H-glucosamine, 3H-thymidine,
3H-uridine) (Takeda et al., 1991). La quantité totale de tritium excrétée dans les
urines et les fèces est de 50 % de la dose administrée avec 3HHO, et de 34 à 43 %
après administration des formes organiques tritiées. Cette diminution d’excrétion
semble liée à une augmentation de la rétention dans les tissus, comme cela a été
montré dans le cas d’ingestion de blé contaminé au tritium par rapport à l’eau
tritiée (Takeda et al., 2001).
L’eau peut traverser les barrières épithéliales par la voie paracellulaire et par la
voie transcellulaire. Concernant le passage transcellulaire d’eau tritiée, celui-ci
pourrait se faire via les aquaporines, lesquelles sont présentes tout au long du
tractus gastro-intestinal. Le passage du tritium sous forme organique va se faire
via les mécanismes de transport impliqués dans l’absorption des molécules
tritiées. Ainsi, dans le cas du tritium lié à un acide aminé, celui-ci pourrait être
absorbé au niveau du jéjunum, soit par un cotransporteur Na/acide aminé, soit par
les transporteurs d’oligopeptides (famille des transporteurs membranaires soluté
carrier 15). En effet, c’est maintenant un fait acquis qu’une fraction de produits
protéiques de digestion est plutôt absorbée sous forme d’oligopeptides que sous
forme d’acides aminés.
2.2.6. Passage intestinal du cadmium
L’absorption intestinale du cadmium est relativement faible, puisqu’elle se situe
autour de 5 % que le métal soit présent sous forme soluble ou insoluble (Flanagan
et al., 1978; Shaikh et Smith, 1980). Le taux d’absorption du cadmium est dépendant de divers facteurs nutritionnels, fer, calcium, notamment lors de carences
alimentaires en ces éléments. Par ailleurs, plusieurs études in vivo (Valberg et
al., 1977) et in vitro (Duizer et al., 1999) ont mis en évidence que le cadmium, au
moins à fortes doses, pouvait modifier la barrière intestinale. Ces modifications
de barrière intestinale sont caractérisées par une diminution de la résistance tran5 sépithéliale et des changements dans la localisation des molécules des jonctions
’ serrées (Duizer et al., 1999). Ces effets jonctionnels du cadmium, sous forme
; Cd2+, pourraient contribuer à augmenter la biodisponibilité de cet élément.
