Transfert à travers les barrières épithéliales et cérébrales
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p h o to c o p ie n o n
a u to r is é e e s t u n
d é lit
Figure 2 ■ Voies de passage de l’uranium soluble (nitrate d’uranyle) à travers la barrière
intestinale. La voie de passage préférentielle est la voie transcellulaire par les entérocytes, les cellules absorptives de l’intestin grêle. Un passage minoritaire paracellulaire est
également possible (< 20 %). L’absorption d’uranium à travers les cellules M, les cellules
absorptives qui couvrent le dôme des plaques de Peyer, est insignifiante par rapport au
passage épithélial.
membres du public (ICRP 100, 2006). La valeur retenue de la fA est de 5 x 10-4,
ce qui représente une valeur par défaut pour l’ingestion directe de formes chimiques non identifiées.
Ces valeurs, définies chez l’adulte, sont cependant extrêmement différentes de
celles mesurées chez l’enfant. En effet, de même que pour l’uranium, le passage
de plutonium est fortement dépendant de l’âge, jusqu’à cent fois plus important
chez des rats néonataux que chez des rats adultes (Ballou, 1958). Cette absorption élevée s’accompagne d’une rétention au niveau de la muqueuse intestinale
(Sullivan, 1980), ce qui augmente les risques à long terme pour l’individu. Cela
est dû à la perméabilité particulièrement élevée aux macromolécules des individus néonataux, afin de permettre le transfert de protéines à partir du colostrum.
Ce transport transitoire, qui a lieu principalement dans la partie terminale de
l’intestin grêle (iléon) et est essentiel pour le développement de l’immunité, peut
donc servir de voie de passage pour l’entrée de substances toxiques dans l’organisme, telles que des métaux ou des radionucléides, quand ceux-ci sont liés à des
protéines. Ces accroissements d’absorption intestinale sont observés chez les individus néonataux de nombreuses espèces, rat, cochon d’inde et porc, ce qui suggère
qu’une absorption importante peut également avoir lieu chez l’homme.
Malgré ces résultats sur le transfert du plutonium à travers la barrière digestive
et sa rétention dans la muqueuse intestinale, aucune donnée n’est disponible sur
les éventuels effets du plutonium sur cette barrière.
2.2.3. Passage du cobalt
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À la différence d’autres éléments, le cobalt a une fonction biologique essen® tielle, puisque c’est un cofacteur indispensable à un certain nombre de molécules,
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