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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
rats, souris, chiens, hamsters, babouins (Sullivan, 1980; Wrenn et al., 1985; Tracy
et al., 1992; Houpert et al., 2001 ; Thorne, 2003; Frelon et al., 2005). Elle a été
estimée entre 0,06 et 2,8 % chez l’animal. Chez l’homme, les valeurs se situent
entre 1,4 et 5 % (ICRP, 1979; Wrenn et al., 1985 ; Spencer et al., 1990), ce qui est
plus élevé que chez l’animal. Il est d’autant plus difficile de définir une valeur de
/ exacte pour l’uranium que celle-ci dépend des conditions alimentaires : le jeûne
augmente l’absorption, ainsi qu’un régime enrichi en fer et en d’agents oxydants
qui modifient la spéciation chimique de l’uranium (Harrison et Stather, 1981 ;
Sullivan et al., 1986; Sullivan et Ruemmler, 1988). L’âge est également un facteur
de variation pour la valeur de/7, qui est particulièrement élevée chez le nourrisson
(Sullivan et Gorham, 1982). D’autre part, c’est une évidence de dire que l’absorption diminue avec la solubilité du type d’uranium considéré.
Dans son nouveau modèle de biocinétique « Human Alimentary Tract Model
(HATM) » l’ICRP 100 (2006) prend également en compte le calcul de la dose après
ingestion de radionucléides chez les enfants et considère les spécificités propres
aux hommes et aux femmes. Les possibilités d’extension de ce modèle permettent
l’application aussi bien aux expositions environnementales que professionnelles. Ce
nouveau modèle de biocinétique prend également en compte la totalité des parties du
tractus alimentaire, ainsi que les phénomènes de rétention. Le facteur f! devient fA.
Dans ce rapport, une valeur de fA de 0,002 a été adoptée pour la fraction
absorbée de composés relativement insolubles (e.g., UO9, U3O8) et une valeur de
fA de 0,02 a été adoptée pour l’ensemble des autres formes chimiques solubles.
Les études effectuées sur l’absorption d’uranium chez le rat ont mis en évidence
que cette absorption se fait exclusivement au niveau de l’intestin grêle (Dublineau
et al., 2005). Le passage s’effectue principalement par la voie transcellulaire, bien
qu’un faible passage paracellulaire (< 20 %) ne soit pas exclu. Ce passage transcellulaire pose la question encore non résolue des transporteurs impliqués dans
cette absorption.
L’absorption d’uranium sous forme soluble à travers les plaques de Peyer est
inférieure de 10 fois au passage mesuré à travers la muqueuse intestinale (Dublineau et al., 2006a), ce qui suggère que le passage d’uranium est restreint à l’épithélium de l’intestin grêle.
L’ensemble des résultats obtenus sur le passage d’uranium à travers l’intestin |
est synthétisé sur la figure 2.
§
»
Peu d études ont évalué les effets d’une administration orale d’uranium sur ô
la fonction de barrière de l’intestin. Une contamination aiguë d’uranium, à dose |
sous-létale, ne semble pas modifier la barrière épithéliale ou celle des plaques de •
Peyer (Dublineau et al., 2006a; 2006b).
a
o
Ü
o
2.2.2. Passage intestinal du plutonium
J
L absorption de plutonium est inférieure à celle mesurée pour l’uranium. En j
e in v r .Valeurs admises concernant la fraction absorbée de plutonium sont l
t ois intérieures à celle de 1 uranium, à la fois pour les travailleurs et les 9
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