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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
d’un transport facilité, pour plus de détails sur ces passages transmembranaires,
cf. chapitre 4).
Après passage de la membrane, les éléments d’intérêt se retrouvent donc dans
le cytoplasme des cellules du système tégumentaire. Deux devenirs sont alors
possibles : soit ils y restent piégés, soit ils accèdent au reste de l’organisme en
rejoignant les compartiments sanguins ou lymphatiques.
4.2. Distribution
La distribution est le processus par lequel un élément va pouvoir quitter son
site d’absorption pour gagner d’autres parties de l’organisme. Pour cela l’élément
va emprunter les systèmes sanguins ou lymphatiques, véhiculé soit sous forme
libre, soit complexé à des ions (carbonates...) ou à des protéines transporteuses
(e.g. transferrine, albumine...). Il peut également être fixé sur la membrane de
globules rouges.
Ainsi, l’américium (Leggett, 1992) et le plutonium (cf. chapitre 24) seraient
pris en charge et véhiculés au sein de l’organisme en tant qu’analogues du fer,
en étant associés à la ferritine (stockage du fer) et/ou à la transferrine (transport
du fer) (IRSN, 2009). De même, le sélénium est, après absorption, fixé sur les
érythrocytes et les globulines plasmatiques, ainsi que sur l’albumine (IRSN,
2009) (cf. chapitre 28). L’uranium se complexe quant à lui à des ligands de faible
poids moléculaire (citrates et hydrogénocarbonates), ainsi qu’à des protéines
(transferrine, albumine, lipoprotéines situées en surface des globules rouges). Les
complexes uranium-protéine ne sont cependant pas très stables et se dissocient
au profit des complexes formés avec les carbonates au fur et à mesure que ces
derniers sont éliminés du compartiment plasmatique (Galle, 1997 ; Ansoborlo et
al., 2006) (cf. chapitre 23).
La circulation sanguine irriguant l’ensemble des tissus et organes, ces derniers
sont donc tous susceptibles d’être affectés par une contamination aux éléments
d’intérêt. Cependant, différents paramètres peuvent influer sur l’exposition d’un
tissu ou d’un organe et notamment :
- l’importance du flux sanguin les traversant (les organes les plus irrigués tels
que le foie et les reins étant les plus exposés, à l’inverse des tissus osseux ou
adipeux) ;
- et/ou la présence de barrières physiologiques visant à protéger plus spécifiquement certains organes ou tissus (e.g. cerveau, placenta, testicules).
Outre ces facteurs physiologiques, les éléments peuvent s’accumuler préférentiellement dans certains tissus (tissus-cibles). On parle alors d’organotropisme.
Ainsi, selon l’élément considéré, la distribution au sein de l’organisme peut varier.
Parmi les sites majoritaires de rétention on retrouve principalement les tissus
ayant contribué à l’entrée des éléments dans l’organisme (systèmes respiratoires,
digestifs et tégumentaires), et ce plus particulièrement quand la translocation dans
le compartiment sanguin est faible voire inexistante. Ainsi, chez les invertébrés
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d’un transport facilité, pour plus de détails sur ces passages transmembranaires,
cf. chapitre 4).
Après passage de la membrane, les éléments d’intérêt se retrouvent donc dans
le cytoplasme des cellules du système tégumentaire. Deux devenirs sont alors
possibles : soit ils y restent piégés, soit ils accèdent au reste de l’organisme en
rejoignant les compartiments sanguins ou lymphatiques.
4.2. Distribution
La distribution est le processus par lequel un élément va pouvoir quitter son
site d’absorption pour gagner d’autres parties de l’organisme. Pour cela l’élément
va emprunter les systèmes sanguins ou lymphatiques, véhiculé soit sous forme
libre, soit complexé à des ions (carbonates...) ou à des protéines transporteuses
(e.g. transferrine, albumine...). Il peut également être fixé sur la membrane de
globules rouges.
Ainsi, l’américium (Leggett, 1992) et le plutonium (cf. chapitre 24) seraient
pris en charge et véhiculés au sein de l’organisme en tant qu’analogues du fer,
en étant associés à la ferritine (stockage du fer) et/ou à la transferrine (transport
du fer) (IRSN, 2009). De même, le sélénium est, après absorption, fixé sur les
érythrocytes et les globulines plasmatiques, ainsi que sur l’albumine (IRSN,
2009) (cf. chapitre 28). L’uranium se complexe quant à lui à des ligands de faible
poids moléculaire (citrates et hydrogénocarbonates), ainsi qu’à des protéines
(transferrine, albumine, lipoprotéines situées en surface des globules rouges). Les
complexes uranium-protéine ne sont cependant pas très stables et se dissocient
au profit des complexes formés avec les carbonates au fur et à mesure que ces
derniers sont éliminés du compartiment plasmatique (Galle, 1997 ; Ansoborlo et
al., 2006) (cf. chapitre 23).
La circulation sanguine irriguant l’ensemble des tissus et organes, ces derniers
sont donc tous susceptibles d’être affectés par une contamination aux éléments
d’intérêt. Cependant, différents paramètres peuvent influer sur l’exposition d’un
tissu ou d’un organe et notamment :
- l’importance du flux sanguin les traversant (les organes les plus irrigués tels
que le foie et les reins étant les plus exposés, à l’inverse des tissus osseux ou
adipeux) ;
- et/ou la présence de barrières physiologiques visant à protéger plus spécifiquement certains organes ou tissus (e.g. cerveau, placenta, testicules).
Outre ces facteurs physiologiques, les éléments peuvent s’accumuler préférentiellement dans certains tissus (tissus-cibles). On parle alors d’organotropisme.
Ainsi, selon l’élément considéré, la distribution au sein de l’organisme peut varier.
Parmi les sites majoritaires de rétention on retrouve principalement les tissus
ayant contribué à l’entrée des éléments dans l’organisme (systèmes respiratoires,
digestifs et tégumentaires), et ce plus particulièrement quand la translocation dans
le compartiment sanguin est faible voire inexistante. Ainsi, chez les invertébrés
