Transfert aux animaux et biodistribution
129
—
La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e
e s t un
d é lit
aquatiques (crustacés, mollusques), les barrières biologiques (branchies, tractus
digestif) comptent parmi les tissus les plus impactés par une contamination au
cadmium, au cobalt, au plutonium, au sélénium, ainsi qu’à l’uranium (IRSN,
2009). De même, chez l’Homme, suite à une inhalation, le poumon constitue le
principal organe de rétention du plutonium, du fait de sa très faible absorption au
sang. Dans le cas d’une translocation significative des éléments dans le compartiment sanguin, les sites de stockages secondaires sont souvent représentés par
les tissus fortement minéralisés (e.g. os, écailles, ongles...), les organes impliqués
dans la détoxication et/ou l’élimination des xénobiotiques (foie, rein) mais aussi le
cerveau et les tissus reproducteurs. Le squelette est ainsi identifié comme étant
un des tissus-cibles recensé pour l’américium, le plutonium et l’uranium. Le foie
est quant à lui une des cibles de l’américium, du plutonium, du cadmium, du sélénium, du technétium et du cobalt. Les reins sont également lourdement impactés
lors de contaminations au cadmium, au sélénium, au technétium ou au cobalt,
ainsi qu’à l’uranium. A ceci s’ajoutent les gonades, tissus-cibles de l’américium et
de l’uranium (Barillet, 2007 ; IRSN, 2009) (cf. partie 4).
Néanmoins, la répartition de certains éléments ne suit pas ces tendances générales, avec notamment le césium qui s’accumule préférentiellement au sein des
muscles (du fait de son analogie avec le potassium, fortement présent au niveau
musculaire) ou encore l’iode qui se concentre quasi exclusivement au niveau de la
glande thyroïde (cf. chapitres 25 et 26).
4.3. Métabolisation
Certains éléments d’intérêt peuvent, une fois absorbés par les organismes,
s’intégrer au sein de certaines réactions ou voies métaboliques. Ainsi, le césium
par exemple, jouerait un rôle biochimique similaire à celui du potassium chez les
organismes vivants, les deux éléments ayant des propriétés chimiques et électrochimiques très proches. De même, du fait d’analogies chimiques, le sélénium peut
se substituer au soufre lors de la synthèse de certaines protéines. Le tritium est
quant à lui métabolisé sous forme d’eau tritiée qui s’équilibre très rapidement avec
les fluides corporels (IRSN, 2009; CEA, 2009). Mais l’un des cas les plus connus
de métabolisation élémentaire reste celui de l’iode, qui est utilisé lors de la biosynthèse des hormones thyroïdiennes (cf. chapitre 26).
4.4. Excrétion
Une fois distribués au sein d’un organisme, les éléments d’intérêts peuvent donc
soit s’immobiliser au long terme au sein de certains tissus et organes cibles, soit
quitter l’organisme par le biais de différentes voies d’excrétion. Les éléments d’intérêt peuvent ainsi être éliminés par différents mécanismes d’excrétion : urinaire,
fécale, respiratoire (exhalation de l’air vicié), mais aussi par le biais d’autres
I fluides corporels (lait maternel, sueur, salive, larmes, sperme, etc.). Générale| ment, les voies urinaires et fécales sont les voies largement majoritaires. C est le
© cas notamment de l’iode (cf. paragraphe 2.2).
129
—
La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e
e s t un
d é lit
aquatiques (crustacés, mollusques), les barrières biologiques (branchies, tractus
digestif) comptent parmi les tissus les plus impactés par une contamination au
cadmium, au cobalt, au plutonium, au sélénium, ainsi qu’à l’uranium (IRSN,
2009). De même, chez l’Homme, suite à une inhalation, le poumon constitue le
principal organe de rétention du plutonium, du fait de sa très faible absorption au
sang. Dans le cas d’une translocation significative des éléments dans le compartiment sanguin, les sites de stockages secondaires sont souvent représentés par
les tissus fortement minéralisés (e.g. os, écailles, ongles...), les organes impliqués
dans la détoxication et/ou l’élimination des xénobiotiques (foie, rein) mais aussi le
cerveau et les tissus reproducteurs. Le squelette est ainsi identifié comme étant
un des tissus-cibles recensé pour l’américium, le plutonium et l’uranium. Le foie
est quant à lui une des cibles de l’américium, du plutonium, du cadmium, du sélénium, du technétium et du cobalt. Les reins sont également lourdement impactés
lors de contaminations au cadmium, au sélénium, au technétium ou au cobalt,
ainsi qu’à l’uranium. A ceci s’ajoutent les gonades, tissus-cibles de l’américium et
de l’uranium (Barillet, 2007 ; IRSN, 2009) (cf. partie 4).
Néanmoins, la répartition de certains éléments ne suit pas ces tendances générales, avec notamment le césium qui s’accumule préférentiellement au sein des
muscles (du fait de son analogie avec le potassium, fortement présent au niveau
musculaire) ou encore l’iode qui se concentre quasi exclusivement au niveau de la
glande thyroïde (cf. chapitres 25 et 26).
4.3. Métabolisation
Certains éléments d’intérêt peuvent, une fois absorbés par les organismes,
s’intégrer au sein de certaines réactions ou voies métaboliques. Ainsi, le césium
par exemple, jouerait un rôle biochimique similaire à celui du potassium chez les
organismes vivants, les deux éléments ayant des propriétés chimiques et électrochimiques très proches. De même, du fait d’analogies chimiques, le sélénium peut
se substituer au soufre lors de la synthèse de certaines protéines. Le tritium est
quant à lui métabolisé sous forme d’eau tritiée qui s’équilibre très rapidement avec
les fluides corporels (IRSN, 2009; CEA, 2009). Mais l’un des cas les plus connus
de métabolisation élémentaire reste celui de l’iode, qui est utilisé lors de la biosynthèse des hormones thyroïdiennes (cf. chapitre 26).
4.4. Excrétion
Une fois distribués au sein d’un organisme, les éléments d’intérêts peuvent donc
soit s’immobiliser au long terme au sein de certains tissus et organes cibles, soit
quitter l’organisme par le biais de différentes voies d’excrétion. Les éléments d’intérêt peuvent ainsi être éliminés par différents mécanismes d’excrétion : urinaire,
fécale, respiratoire (exhalation de l’air vicié), mais aussi par le biais d’autres
I fluides corporels (lait maternel, sueur, salive, larmes, sperme, etc.). Générale| ment, les voies urinaires et fécales sont les voies largement majoritaires. C est le
© cas notamment de l’iode (cf. paragraphe 2.2).
