Transfert aux animaux et biodistribution
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© Lavoisier —
La
p h o to c o p ie non
a u to ris é e e s t un
d é lit
3.3. Implications pour les concepts de bio-indicateurs
Les programmes de biosurveillance permettent de connaître les niveaux de
contamination des écosystèmes utilisables dans le cadre des analyses d’exposition a priori ou a posteriori dans une démarche d’évaluation du risque environnemental. La surveillance biologique des écosystèmes aquatiques utilise des
organismes indicateurs (ou sentinelles) des niveaux de pollutions. Le choix de
ces organismes bio-indicateurs doit permettre de caractériser de façon pratique
et sûre l’état d’un écosystème et aussi précocement que possible. Ces organismes
bio-indicateurs doivent être relativement tolérants aux polluants. Ils doivent être
abondants, sédentaires, à durée de vie relativement longue, d’une taille suffisante
(Forbes et Forbes, 1997). Toutefois, aucun organisme bio-indicateur n’est universel
et leur sélection doit être appropriée à la chimie et aux formes des contaminants
(dissoutes, particulaires, alimentaires...) de façon à être représentatifs de tous les
types de contamination. Les facteurs biologiques décrits ci-dessus sont également
très importants et devraient être pris en compte dans les méthodologies de caractérisation de l’exposition. Parmi ceux-ci, les plus importants sont les cinétiques de
turnover métallique, de régulation et de stockage, les stratégies alimentaires, la
croissance et la saison (Fisher et Reinfelder, 1995). Actuellement, un effort important doit être fait pour compléter ces connaissances sur des types variés d’organismes bio-indicateurs.
4.
Eléments de toxicocinétique
des éléments d’intérêt
Dans cette partie, nous traiterons des aspects toxicocinétiques de l’entrée et du
devenir des éléments d’intérêt au sein des organismes. Ce devenir est communément divisé en quatre phases que sont l’absorption, la distribution, la métabolisation (on parle aussi de biotransformation) et l’excrétion.
4.1.
Absorption (interface milieu extérieur/milieu intérieur)
L’absorption consiste en une translocation des éléments présents dans le milieu
extérieur vers le milieu intérieur des organismes. Elle est donc réalisée au niveau
des téguments externes (écailles, poils, plumes, épiderme, etc.) et/ou internes
(tractus respiratoires et digestifs). Dans tous les cas, il doit y avoir passage au
travers des membranes cellulaires. Ce passage peut alors être réalisé par différents biais : transfert passif (diffusion simple), transport facilité (diffusion nécessitant un intermédiaire de transport), transport actif (nécessitant une dépense
énergétique pour la cellule) ou endocytose (extension de la membrane cellulaire
qui encercle puis absorbe les particules présentes dans le milieu extérieur). Pour
ce qui concerne l’américium par exemple, on considère que son absorption est
liée au transfert de la ferritine (protéine de stockage du fer, qui permet de réguler
l’absorption intestinale du fer) (Leggett, 1992; IRSN, 2009). Il s’agirait donc
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