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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2.2. Stades de vie
Les approches en écotoxicologie concernent principalement le stade de vie
adulte, peu d’approches prennent en compte les capacités d’accumulation des
stades de vie précoces comme le stade œuf ou le stade larvaire/juvénile. Cependant les auteurs s’accordent pour définir les stades de vie précoces comme plus
sensibles aux polluants en relation avec des processus physiologiques particuliers à ces stades. Les œufs accumulent dix à trente fois plus de Cd2+ que le
stade larvaire, mais plus de 60 % du cadmium se trouvent retenus dans l’enveloppe externe de l’œuf, le chorion (Gonzalez-Doncel et al., 2003). Dans le cas
de l’uranium, cette quantité est encore plus importante puisque la quasi-totalité
de l’élément se retrouve dans le chorion suite à un transfert direct (Bourrachot
et al., 2008). De plus, il existe des différences dans la mise en place des mécanismes de prise en charge et de détoxication des métaux entre les juvéniles et les
adultes. L’accumulation dans les œufs de poissons est directement contrôlée par
les propriétés de perméabilité du chorion; celles-ci pouvant varier d’une espèce à
l’autre et d’un polluant à l’autre entre le stade préfertilisation et l’éclosion (Gonzalez-Doncel et al., 2003).
Enfin, les mécanismes de résistance développés chez les parents semblent
transmissibles au cours du temps et de ce fait peuvent réduire les capacités d’accumulation des générations suivantes, par exemple le transfert de métallothionéines
dans le cas du cadmium (Ward et al., 2005 ; Wu et al., 2008).
3.2.3. Paramètres de reproduction et mue
Les modifications physiologiques majeures comme la maturation sexuelle,
perturbent l’allocation de l’énergie et la mobilisation des réserves (vitellogénine).
Elles peuvent conduire à modifier l’organotropisme des polluants. Lors de leur
maturation, les gonades peuvent accumuler d’importantes quantités de polluants
(Allen, 1995; Lacoue-Labarthe et al., 2008). L’accumulation du cadmium dans
les gonades de l’anguille (Anguilla anguilla) pourrait être liée à l’incorporation du
complexe Cd- vitellogénine dans les ovocytes au cours de la maturation sexuelle
(Pierron et al., 2008). Le sélénium s’accumule dans les œufs de la truite Oncorhynchus clarkii lewisi au cours de la vitellogénèse (Rudolph et al., 2008). Par la
suite, le mode de gestation (ovipare versus vivipare) peut conditionner l’efficacité s
du transfert maternel vers les juvéniles.
Chez les invertébrés, le phénomène de mue est connu pour être une étape ’
sensible de la croissance et peut conduire à une modification de l’organotro- É
pisme des éléments d’intérêt. La mue entraîne la modification des métabolismes »
hydrique et calcique (réabsorption du calcium présent dans la carapace par l’hé- =
patopancréas avant la mue puis remobilisation vers la nouvelle cuticule) associée |
à une remobilisation des réserves énergétiques. Chez la crevette Paleamonetes o
une partie des métaux (Cu, Zn, Cd) accumulés dans la cuticule est réab- »
sor ee ans la glande digestive (avec le calcium) au cours du stade de prémue j
(Bergey et Weis, 2007).
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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
3.2.2. Stades de vie
Les approches en écotoxicologie concernent principalement le stade de vie
adulte, peu d’approches prennent en compte les capacités d’accumulation des
stades de vie précoces comme le stade œuf ou le stade larvaire/juvénile. Cependant les auteurs s’accordent pour définir les stades de vie précoces comme plus
sensibles aux polluants en relation avec des processus physiologiques particuliers à ces stades. Les œufs accumulent dix à trente fois plus de Cd2+ que le
stade larvaire, mais plus de 60 % du cadmium se trouvent retenus dans l’enveloppe externe de l’œuf, le chorion (Gonzalez-Doncel et al., 2003). Dans le cas
de l’uranium, cette quantité est encore plus importante puisque la quasi-totalité
de l’élément se retrouve dans le chorion suite à un transfert direct (Bourrachot
et al., 2008). De plus, il existe des différences dans la mise en place des mécanismes de prise en charge et de détoxication des métaux entre les juvéniles et les
adultes. L’accumulation dans les œufs de poissons est directement contrôlée par
les propriétés de perméabilité du chorion; celles-ci pouvant varier d’une espèce à
l’autre et d’un polluant à l’autre entre le stade préfertilisation et l’éclosion (Gonzalez-Doncel et al., 2003).
Enfin, les mécanismes de résistance développés chez les parents semblent
transmissibles au cours du temps et de ce fait peuvent réduire les capacités d’accumulation des générations suivantes, par exemple le transfert de métallothionéines
dans le cas du cadmium (Ward et al., 2005 ; Wu et al., 2008).
3.2.3. Paramètres de reproduction et mue
Les modifications physiologiques majeures comme la maturation sexuelle,
perturbent l’allocation de l’énergie et la mobilisation des réserves (vitellogénine).
Elles peuvent conduire à modifier l’organotropisme des polluants. Lors de leur
maturation, les gonades peuvent accumuler d’importantes quantités de polluants
(Allen, 1995; Lacoue-Labarthe et al., 2008). L’accumulation du cadmium dans
les gonades de l’anguille (Anguilla anguilla) pourrait être liée à l’incorporation du
complexe Cd- vitellogénine dans les ovocytes au cours de la maturation sexuelle
(Pierron et al., 2008). Le sélénium s’accumule dans les œufs de la truite Oncorhynchus clarkii lewisi au cours de la vitellogénèse (Rudolph et al., 2008). Par la
suite, le mode de gestation (ovipare versus vivipare) peut conditionner l’efficacité s
du transfert maternel vers les juvéniles.
Chez les invertébrés, le phénomène de mue est connu pour être une étape ’
sensible de la croissance et peut conduire à une modification de l’organotro- É
pisme des éléments d’intérêt. La mue entraîne la modification des métabolismes »
hydrique et calcique (réabsorption du calcium présent dans la carapace par l’hé- =
patopancréas avant la mue puis remobilisation vers la nouvelle cuticule) associée |
à une remobilisation des réserves énergétiques. Chez la crevette Paleamonetes o
une partie des métaux (Cu, Zn, Cd) accumulés dans la cuticule est réab- »
sor ee ans la glande digestive (avec le calcium) au cours du stade de prémue j
(Bergey et Weis, 2007).
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