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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
lubies et les ions (non liposolubles) pénètrent à travers la cuticule par des pores
aqueux dont le diamètre varie de 0,45 à 1,18 nm (Schônherr, 2006), avec pour
conséquence principale une sélectivité vis-à-vis de la taille du solute entiant. La
cuticule se comporte également comme un faible échangeur de cations, dont la
densité de charges est sensible au pH et le point isoélectrique proche de pH = 3, ce
qui au final favorise la perméabilité de la cuticule pour les cations au détriment de
celle des anions. En effet, compte tenu de la faible charge négative de la surface
cuticulaire, les anions ne sont pas expulsés mais leur pénétration est retardée
(Marschner, 2002 ; Shaw et al., 2007). L’accroissement du pH au-delà de 3
augmente le nombre de charges positives, ce qui augmente la perméabilité aux
anions. Du fait de ses propriétés, la rétention des cations par la cuticule dépend de
leur rayon ionique, de leur sphère d’hydratation, de leur charge et de leur état de
valence. À rayon ionique équivalent, la rétention augmente avec la charge et l’état
de valence et ainsi, Henner et al. (2005) ont observé Tordre relatif de rétention
suivant : Pu4+ > Am3+ > Sr2+ > Cs+, ce dernier ayant un rayon ionique deux fois
plus petit que les autres. La pénétration cuticulaire n’est pas affectée par l’activité
métabolique du mésophylle (Schônner et Luber, 2001).
La cuticule traversée, les solutés sont libérés dans l’apoplasme, puis absorbés
par les cellules du mésophylle. Ils suivent alors la même voie que les photosynthétats via les plasmodesmes, leur permettant de passer de cellules en cellules
jusqu’aux complexes conducteurs du phloème. Le soluté est alors pris en charge
par la circulation phloémique pour être acheminé vers les différents organes de
la plante. Les gaz entrant par les stomates sont quant à eux mis au contact des
cellules du parenchyme lacuneux via les méats entre cellules. Une fois internalisés, ils suivent la même voie que les solutés jusqu’au phloème.
1.2.2. Paramètres influençant le transfert foliaire
Trois types de facteurs peuvent influencer le transfert foliaire (Colle et al.,
2008) : des facteurs physiques relatifs au contaminant (état physique, vecteur) ou
à la plante (conformation de la canopée, type de port, taille des feuilles, structure
de l’épiderme) ; des facteurs chimiques notamment la spéciation du polluant et
la composition de son solvant, la composition de la cuticule et tout paramètre
chimique modifiant ses propriétés (e.g. adjuvants de pesticides) ; des facteurs =
biologiques liés à l’espèce et son stade de développement au moment de la conta- §
ruination. Le contaminant, l’espèce végétale, les modalités de contamination et »
les stades de développement (phénologiques) auxquels celle-ci a lieu sont donc les |
quatre déterminants majeurs du transfert foliaire.
Les caractéristiques du contaminant et des modalités d’application, outre le s
terme source considéré et son type d’émission (e.g. accident nucléaire ou irrigation |
par une eau contaminée), sont également influencés par les conditions climatiques |
au moment de 1 application sur les végétaux, notamment régime éolien, pluviomé- '
trie, température et hygrométrie. Ces conditions environnementales influençant |
le comportement physiologique de la plante, et son statut nutritif sont de première ?
importance. Par exemple, une carence hydrique ou une déficience en NOf s’ac- 0
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
lubies et les ions (non liposolubles) pénètrent à travers la cuticule par des pores
aqueux dont le diamètre varie de 0,45 à 1,18 nm (Schônherr, 2006), avec pour
conséquence principale une sélectivité vis-à-vis de la taille du solute entiant. La
cuticule se comporte également comme un faible échangeur de cations, dont la
densité de charges est sensible au pH et le point isoélectrique proche de pH = 3, ce
qui au final favorise la perméabilité de la cuticule pour les cations au détriment de
celle des anions. En effet, compte tenu de la faible charge négative de la surface
cuticulaire, les anions ne sont pas expulsés mais leur pénétration est retardée
(Marschner, 2002 ; Shaw et al., 2007). L’accroissement du pH au-delà de 3
augmente le nombre de charges positives, ce qui augmente la perméabilité aux
anions. Du fait de ses propriétés, la rétention des cations par la cuticule dépend de
leur rayon ionique, de leur sphère d’hydratation, de leur charge et de leur état de
valence. À rayon ionique équivalent, la rétention augmente avec la charge et l’état
de valence et ainsi, Henner et al. (2005) ont observé Tordre relatif de rétention
suivant : Pu4+ > Am3+ > Sr2+ > Cs+, ce dernier ayant un rayon ionique deux fois
plus petit que les autres. La pénétration cuticulaire n’est pas affectée par l’activité
métabolique du mésophylle (Schônner et Luber, 2001).
La cuticule traversée, les solutés sont libérés dans l’apoplasme, puis absorbés
par les cellules du mésophylle. Ils suivent alors la même voie que les photosynthétats via les plasmodesmes, leur permettant de passer de cellules en cellules
jusqu’aux complexes conducteurs du phloème. Le soluté est alors pris en charge
par la circulation phloémique pour être acheminé vers les différents organes de
la plante. Les gaz entrant par les stomates sont quant à eux mis au contact des
cellules du parenchyme lacuneux via les méats entre cellules. Une fois internalisés, ils suivent la même voie que les solutés jusqu’au phloème.
1.2.2. Paramètres influençant le transfert foliaire
Trois types de facteurs peuvent influencer le transfert foliaire (Colle et al.,
2008) : des facteurs physiques relatifs au contaminant (état physique, vecteur) ou
à la plante (conformation de la canopée, type de port, taille des feuilles, structure
de l’épiderme) ; des facteurs chimiques notamment la spéciation du polluant et
la composition de son solvant, la composition de la cuticule et tout paramètre
chimique modifiant ses propriétés (e.g. adjuvants de pesticides) ; des facteurs =
biologiques liés à l’espèce et son stade de développement au moment de la conta- §
ruination. Le contaminant, l’espèce végétale, les modalités de contamination et »
les stades de développement (phénologiques) auxquels celle-ci a lieu sont donc les |
quatre déterminants majeurs du transfert foliaire.
Les caractéristiques du contaminant et des modalités d’application, outre le s
terme source considéré et son type d’émission (e.g. accident nucléaire ou irrigation |
par une eau contaminée), sont également influencés par les conditions climatiques |
au moment de 1 application sur les végétaux, notamment régime éolien, pluviomé- '
trie, température et hygrométrie. Ces conditions environnementales influençant |
le comportement physiologique de la plante, et son statut nutritif sont de première ?
importance. Par exemple, une carence hydrique ou une déficience en NOf s’ac- 0
