Transfert aux plantes et biodistribution
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trois grandes étapes consécutives aboutissant à la contamination interne d’organes
d’intérêt : interception, pénétration et translocation.
1.2.1. Description du phénomène
L’interception est un phénomène physique. Elle est dépendante de la surface
foliaire développée au moment de la contamination de la canopée (index de
surface foliaire ou LAI, en m2 par m2 de sol) et de ses caractéristiques : orientation et recouvrement conditionnant la surface exposée ou la nature de la surface
interceptante (densité de poils à la surface de l’épiderme foliaire, humidité de
surface), en lien avec les caractéristiques physiques du contaminant (dépôt sec ou
humide). Une fois le contaminant retenu physiquement à la surface des feuilles, sa
pénétration à travers la cuticule comprend quatre étapes (figure 2) : sorption sur la
cuticule, diffusion à travers la cuticule, désorption dans l’apoplasme et absorption
par les cellules (Charnel et al., 1991).
Xyléme
Phloème
Gaine
Cellule de
garde
Nervure
Stomates
Cuticule
Epiderme
supérieur
Mésophylle
palissadique
Mésophylle
lacuneux
Espace aérifère
Epiderme
inférieur
Cuticule
Figure 2 ■ Coupe transversale d’une feuille et trajet du soluté jusqu’au phloème.
O Sorption sur la cuticule ; © Diffusion à travers la cuticule et désorption dans l’apoplasme ; © Absorption par les cellules du mésophylle ; 0 Libération dans le phloème.
p h o to c o p ie non
a u to ris é e
e s t un
d é lit
La pénétration du MR à travers la cuticule est conditionnée par la dissolution
du contaminant, pré requis pour que sa forme ionique puisse se sorber sur la cuticule. L’hydratation et la dissolution d’un sel sous forme cristalline est gouvernée
par son point de déliquescence (POD, taux d’humidité relative à partir duquel un
sel est en phase liquide pour une température et une pression données) et le taux
d’humidité relative ambiant (Schônherr et Luber, 2001). La cuticule est une association complexe de lipides (cutine, cires) et de polysaccharides. Sa perméabilité,
et par conséquent son aptitude à retenir ou laisser passer les contaminants, croît
| avec son taux d’hydratation et la température (phénomène de gonflement). Elle
| dépend également de l’espèce végétale (composition, épaisseur) et décroît avec
® l’âge des feuilles (mise en place progressive de la cuticule). Les solutés hydroso-
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trois grandes étapes consécutives aboutissant à la contamination interne d’organes
d’intérêt : interception, pénétration et translocation.
1.2.1. Description du phénomène
L’interception est un phénomène physique. Elle est dépendante de la surface
foliaire développée au moment de la contamination de la canopée (index de
surface foliaire ou LAI, en m2 par m2 de sol) et de ses caractéristiques : orientation et recouvrement conditionnant la surface exposée ou la nature de la surface
interceptante (densité de poils à la surface de l’épiderme foliaire, humidité de
surface), en lien avec les caractéristiques physiques du contaminant (dépôt sec ou
humide). Une fois le contaminant retenu physiquement à la surface des feuilles, sa
pénétration à travers la cuticule comprend quatre étapes (figure 2) : sorption sur la
cuticule, diffusion à travers la cuticule, désorption dans l’apoplasme et absorption
par les cellules (Charnel et al., 1991).
Xyléme
Phloème
Gaine
Cellule de
garde
Nervure
Stomates
Cuticule
Epiderme
supérieur
Mésophylle
palissadique
Mésophylle
lacuneux
Espace aérifère
Epiderme
inférieur
Cuticule
Figure 2 ■ Coupe transversale d’une feuille et trajet du soluté jusqu’au phloème.
O Sorption sur la cuticule ; © Diffusion à travers la cuticule et désorption dans l’apoplasme ; © Absorption par les cellules du mésophylle ; 0 Libération dans le phloème.
p h o to c o p ie non
a u to ris é e
e s t un
d é lit
La pénétration du MR à travers la cuticule est conditionnée par la dissolution
du contaminant, pré requis pour que sa forme ionique puisse se sorber sur la cuticule. L’hydratation et la dissolution d’un sel sous forme cristalline est gouvernée
par son point de déliquescence (POD, taux d’humidité relative à partir duquel un
sel est en phase liquide pour une température et une pression données) et le taux
d’humidité relative ambiant (Schônherr et Luber, 2001). La cuticule est une association complexe de lipides (cutine, cires) et de polysaccharides. Sa perméabilité,
et par conséquent son aptitude à retenir ou laisser passer les contaminants, croît
| avec son taux d’hydratation et la température (phénomène de gonflement). Elle
| dépend également de l’espèce végétale (composition, épaisseur) et décroît avec
® l’âge des feuilles (mise en place progressive de la cuticule). Les solutés hydroso-
