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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
parition d’une toxicité. À l’inverse l’accumulateur présente une forte accumulation
des MR à faible concentration et une saturation au-delà d’une certaine concentration. L’hyperaccumulateur a acquis des mécanismes spécifiques lui permettant
d’accumuler dans ses tissus des concentrations des MR dépassant de plusieurs
ordres de grandeur celles des plantes classiques. L’origine génétique explique au
moins 50 % de la variabilité de ces stratégies d’accumulation, comme synthétisé
par Willey et Wilkins (2008) pour certains éléments comme Cs, Sr, Cl, Ru et Co.
La conséquence majeure est que l’on peut trouver à l’intérieur d’une même espèce
des génotypes de comportement aussi variable que deux plantes de deux familles
différentes (mais pouvant être proches génétiquement). Cette propriété rend difficile le choix raisonné des plantes en fonction du substrat, moyen de réduire la
contamination des végétaux en agriculture. Comme pour le transfert foliaire, le
transfert racinaire va dépendre du stade de développement de la plante.
1.2. Transfert par voie foliaire
Le transfert des MR aux plantes par voie foliaire correspond à leur internalisation de façon majoritaire via l’organe feuille, suite au contact direct des polluants
avec leurs organes aériens. Le transfert à l’ensemble de la plante via les fruits ou
les tiges ou troncs est négligeable comparé au transfert via les feuilles et est donc
généralement non quantifié. Dans le cas d’un dépôt ponctuel de polluant au sol,
il y a nécessité de sa mise à l’équilibre avec les fractions solides et liquides du sol
avant que le contaminant ne soit disponible pour la plante. C’est pourquoi, lors
d’une contamination par voie aérienne, le facteur de transfert par voie foliaire
d’un MR donné pour la partie consommable d’une espèce végétale donnée est en
moyenne de deux ordres de grandeur supérieur à celui obtenu par voie racinaire.
Par conséquent, le transfert foliaire ne peut être négligé, en particulier au cours du
cycle de végétation pendant lequel a lieu la contamination. La voie racinaire redevient prépondérante dès le cycle végétatif suivant, en fonction du niveau de contamination du sol, de l’exportation de la biomasse contaminée ou de l’enfouissement
du résidu de récolte au cycle précédent ou de la chute des feuilles.
La canopée peut intercepter des polluants émis sous formes gazeuse, particulaire (dépôt sec, aérosols) ou dissoute (pluie ou eau d’irrigation contaminée). Elle _
peut également être contaminée suite aux éclaboussures de sol résultant de l’im- $
pact de la pluie sur le sol (« splash »). Les éléments sous forme gazeuse (e.g. l2, s
Se méthylé, 14CO2, 3H2O) pénètrent directement dans la feuille via les stomates. |
Les éléments sous forme ionique (e.g. Cs+, Sr2+, Cd2+, Co2+, Pu(OH)3+, SeO{, j
TcO4) nécessitent d être dissous dans un solvant aqueux pour pénétrer la cuticule É
des feuilles, barrière dont le rôle est de limiter les échanges d’eau entre milieux ?
interne et externe afin de maintenir la pression hydrostatique, mais également S
d’éviter le lessivage des solutés internes par la pluie (Marschner, 2002). Dans le <
cas d un mélange de phases solides et liquides (matières en suspension ou MES,
splash), seules les formes solubilisées sont disponibles pour le transfert. Une fois |
qu ils ont pénétré dans l’organisme, une fraction des MR est alors transportée via j
le phloème vers les autres organes de la plante (translocation). On distingue donc 0
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