Transfert aux plantes et biodistribution
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p h o to c o p ie n o n
a u to r is é e e s t u n
d é lit
compagnent d’une fermeture des stomates via une hausse du taux d’une hormone
très importante, la phytohormone ABA (acide abscissique). De façon générale,
une carence en éléments nutritifs influencera les caractéristiques du couvert
végétal (taille et abondance des feuilles, port, taille des individus) suite à la modification de son métabolisme. L’interception en sera affectée en premier lieu, mais
également la translocation. La température également affecte les processus métaboliques et physiologiques. Au niveau de la cuticule, l’augmentation de l’hygrométrie, elle-même soumise à fluctuation (alternances jour-nuit et des saisons), occasionne son gonflement, et également la solubilité des sels (POD). L’épaisseur de la
cuticule est espèce dépendante (e.g. espèces à feuilles persistantes), et est fonction
de l’âge des feuilles. Les plantes s’étant développées en conditions ombragées
présentent une cuticule plus fine. Des feuilles plus vieilles présentent une résistance à la pénétration de solutés plus forte, sauf si elles sont endommagées.
L’interception et la translocation sont maximales en période de croissance
maximale, correspondant à la mise en place de l’appareil reproducteur, soit le
stade phénologique « floraison ». En effet, le LAI est maximal à ce stade et les
flux d’éléments maximaux car ils sont mobilisés préférentiellement pour cette
fonction vitale et en particulier la formation des graines et des fruits (Colle et
al., 2008). Il est à noter que lors d’une contamination atmosphérique après fécondation, les organes reproducteurs en place participent alors à l’interception. En
phase de sénescence, le LAI chute, les éléments présents dans les feuilles font en
partie l’objet d’une remise en circulation dans le végétal pérenne (constitution de
réserves). La redistribution de contaminants (e.g. U) vers les organes sénescents
(feuilles, aiguilles) est une voie de détoxication.
La translocation diminue au cours du temps par suite de pertes apparentes
au champ (Shaw et al., 1992). Celles-ci sont dues à la perte de particules de cire
contaminées, à l’incidence de la pluie, à la dilution due à l’accroissement de
biomasse et à la sénescence des feuilles, ce qui correspond à une diminution de
la contamination externe foliaire en parallèle avec le taux de croissance de l’organisme. Pour les plantes pérennes, le lessivage de la couronne foliaire par la pluie
participe au recyclage biogéochimique des éléments qui sont alors remis à leur
disposition (transfert sol-plante).
À l’instar du transfert sol-plante, les teneurs en MR suite à un transfert foliaire
sont plus importants dans les organes végétatifs (sources et tissus conducteurs)
que dans les organes reproducteurs (puits). La translocation reflète la mobilité
d’un élément mais n’est définie que dans le cadre de la relation source-puits, c’està-dire spécifiquement d’un organe à un autre (Shinonaga et al., 1999). Elle est
quantifiée par le rapport entre l’activité massique de la partie récoltée (puits) et
l’activité massique retenue au moment du dépôt par la biomasse foliaire (source)
contenue sur une surface au sol de 1 m2 (AIEA, 1994).
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