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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
2.6. Co-transporteurs
Il existe des antiports tonoplastiques qui sont impliqués dans la régulation de
la concentration cytosolique en Ca2+ et en Na+ vacuolaire (Maeshima, 2001).
Ils comprendraient onze segments transmembiananes, avec une légion riche en
acides aminés acides située entre la sixième et la septième hélice transmembranaire. Chez A thaliana, CAX1 et CAX2 représentent, respectivement, les antiportcurs Ca2+/Hbde haute et de faible affinité. CAX2 est perméable au Ca2+ comme
au Cd2+, et la surexpression de CAX2 chez le tabac augmente l’accumulation
intravacuolaire de Cd et Mn dans les racines (Hirschi et al., 2000).
Parmi les symports, on trouve les co-transporteurs Na+/Pi (NaPi) impliqués
dans la régulation de l’homéostatie du phosphate chez les vertébrés. 11 en existe
trois sous-familles nommées NaPi-I, NaPi-II, NaPi-IlI. Dans la partie proximale
du glomérule rénal, chacune de ces sous-familles est exprimée et participe à
l'homéostasie de Pi dans le sang. Les co-transporteurs NaPi-Il exercent un rôle
dominant en favorisant l’accumulation intracellulaire de Pi de manière à créer
un flux transépithélial. L’implication de ces transporteurs dans la cytotoxicité de
l’uranium semble liée à la concentration en complexe U-phosphate dans le milieu
(Carrière et al., 2004). Le remplacement du Na+ extracellulaire par du N-méthylD-glucamine sur des lignées cellulaires proximales de reins induit une diminution de la cytotoxicité de l’uranium. Cet effet est également observé lorsque ces
lignées cellulaires sont traitées avec de l’acide phosphonoformique (inhibiteur
compétitif de l’internalisation du phosphate). Enfin, la surexpression des co-transporteurs NaPi-IIa dans des lignées cellulaires distales MDCK qui expriment
faiblement ces transporteurs, induit une cytotoxicité de l’uranium qui n’est pas
observée dans les cellules contrôles (Muller et al., 2006). Ces résultats soulignent
dans les cellules rénales le rôle des co-transporteurs Na+/Pi dans l’internalisation
d’une fraction minoritaire d’uranium, celui-ci étant majoritairement capté par un
processus d’endocytose (Muller et al., 2008).
2.7.
Les canaux ioniques
Les canaux ioniques jouent un rôle clef dans la régulation du potentiel de
membrane et des grandes fonctions cellulaires. Si la plupart sont très sélectifs ।
pour un MR donné, certains sont perméants à plusieurs métaux. Nous traiterons !
ici de quelques exemples ayant trait au plomb, au césium et au cadmium.
Le génome d’ A. thaliana code une vingtaine de canaux ioniques de type CNGC j
(cyclic nucleotide-gated channels) capables de transporter des cations monova- :
lents et divalents. Ces canaux comporteraient six segments transmembranaires ;
et à 1 extrémité C-ter, un domaine de fixation de la calmoduline et un domaine »
de fixation des nucléotides cycliques. Ils jouent un rôle majeur dans les voies |
de signalisation calcique et participent à la réponse des plantes aux agressions ’
pathogènes. La surexpression du CNGC NtCBP4 chez le tabac confère une tolé- ?
lance accrue au Ni2 liée à une diminution de son accumulation, et une sensibilité j
accrue au Pb associée à une augmentation de son accumulation (Arazi et al., 6
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