Concepts de base pour une évaluation dosimétrique
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l’UNSCEAR (2000c), à partir de 1945 puis par période de cent ans, de 2000
à 2099, la dose efficace totale, en moyenne annuelle mondiale, est estimée à
0,25 mSv, 55 % provenant de l’ingestion. La part des retombées militaires dans
l’exposition globale moyenne est généralement considérée en France comme
voisine de 0,4 % du total.
Contrairement à des idées répandues, la part des retombées accidentelles dans
l’exposition globale est également faible. Pour un accident majeur comme celui
de Tchernobyl (1986), la dose efficace maximum dans la zone Est de la France,
la zone la plus touchée, a été évaluée comme allant de 0,12 à 0,66 mSv (Renaud
et al., 2007) pour l’année de l’accident. L’intégration de la dose efficace relative
sur 20 ans d’exposition (1986-2006) dans la zone Est de la France, conduit à une
valeur de 4,8 mSv (dont 30 % correspondent aux deux premières années, 1986 et
1987, 2006 n’ayant par exemple qu’une contribution de 1 %).
De plus amples informations sur les conséquences sanitaires mondiales de
l’accident de Tchernobyl sont disponibles dans de nombreux rapports et ouvrages
(UNSCEAR, 1988, 2000e; Smith et Beresford, 2005).
■ Voyages
aériens
0.4 %
■ Industries
diverses
0.2 %
■ Médecine
(rayons X)
12%
Rayons
cosmiques
10%
□ Industrie
nucléaire
0,1 %
■ Corps
humain
12%
□ Radon
52%
■ Retombées
militaires
0.4 %
□ Matériaux
terrestres
14%
Figure 1 ■ Contribution des différentes sources de radioactivité à la dose moyenne
annuelle en France.
r io to c o p ie n o n
a u to r is é e e s t u n
d é lit
Pour résumer, l’exposition naturelle représente incontestablement la première
source d’exposition à la radioactivité. Les activités anthropiques contribuent à
contaminer chroniquement les écosystèmes tant aquatiques que terrestres mais
n‘apportent qu’une faible contribution au flux total. 11 faut toutefois prendre en
compte le comportement des compartiments « réservoirs » comme les sols et
les sédiments qui sont susceptibles d’immobiliser ou de relarguer des quantités
importantes de radionucléides dans l’environnement, et par conséquent, d’engen’ drer des doses plus élevées chez les organismes vivant dans ces milieux.
s
La caractérisation précise des contributions dues aux diverses composantes
; anthropiques chroniques, aiguës et/ou accidentelles, est un préalable à l’étude
’ des flux et des impacts. Celle-ci intègre les données d’exposition spécifiques des
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