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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Par ordre de grandeur de rejets annuels, les différents types d’installations
nucléaires se classent de la façon suivante (Stolz, 2007) : usines de retraitement
(~ quelques centaines de TBq) > centrales nucleaiies (~ quelques dizaines de
TBq) > INBS/INB (~ quelques TBq) > mines (~ quelques GBq) > hôpitaux
(~ IGBq). Des exemples de doses annuelles dues aux rejets radioactifs de ces
différents types d’installations nucléaires sont reportés dans le tableau 1.
Tableau 1 ■ Exemples de doses annuelles dues aux rejets radioactifs industriels ou
médicaux.
* Dose totale par voie d'exposition (hors rayonnement direct du site) pour un groupe issu de la population locale (groupe d’âge le plus sensible), provoquée en 2000 par des rejets liquides et gazeux aux
limites autorisées.
Installation à l’origine
des rejets radioactifs
Dose annuelle
(pSvan1)
Référence
Centrale nucléaire (Golfech)
2,6
Rudant (2007)
COGEMA (La Hague)
10
Pradel et Beutier (2000)
Centre de Sellafield, UK
321 *
Fisher (2000)
FBFC (Romans)
1,1
Rudant (2007)
Mines
20**
UNSCEAR (2000c)
SOCATRI (Pierrelatte)
4,1
Rudant (2007)
EURODIF (Pierrelatte)
0,73
Rudant (2007)
EURODIF GB II (Pierrelatte)
0,05***
Rudant (2007)
COGEMA (Pierrelatte)
2,97
Rudant (2007)
COMHUREX (Pierrelatte)
7,69
Rudant (2007)
CEA (INB Saclay)
5
Rudant (2007)
CEA (INB Grenoble)
0,002
Rudant (2007)
CEA (INB Cadarache)
1,87
Rudant (2007)
Rejets hospitaliers (131I, 99mTc)
~4
Rudant (2007)
* * Dose majorante.
* ** Estimation.
1.2.2. Sources aiguës et accidentelles
c
□
Les rejets aigus sont relativement rares et improbables depuis la fin des tirs °
nucléaires aériens. Rappelons toutefois que le césium 137 (période radioactive |
de 30,0 ans) a été introduit pour la première fois sur toute la surface de la planète •
à partir de 1945, mais surtout entre les années 1953 et 1963, conséquence de ?
plusieurs centaines d’essais nucléaires atmosphériques. La puissance de ces |
explosions a été telle que des activités considérables ont été injectées dans la stra- j
tosphère, surtout dans l’hémisphère Nord. Ces essais ont libéré une quantité de »
césium 137 estimée à 1 x ]018 Bq en 1980.
L’exposition aux radionucléides produits par les essais nucléaires mérite d’être >
comparée aux valeurs d’exposition chronique précédemment indiquées. D’après s
Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
Par ordre de grandeur de rejets annuels, les différents types d’installations
nucléaires se classent de la façon suivante (Stolz, 2007) : usines de retraitement
(~ quelques centaines de TBq) > centrales nucleaiies (~ quelques dizaines de
TBq) > INBS/INB (~ quelques TBq) > mines (~ quelques GBq) > hôpitaux
(~ IGBq). Des exemples de doses annuelles dues aux rejets radioactifs de ces
différents types d’installations nucléaires sont reportés dans le tableau 1.
Tableau 1 ■ Exemples de doses annuelles dues aux rejets radioactifs industriels ou
médicaux.
* Dose totale par voie d'exposition (hors rayonnement direct du site) pour un groupe issu de la population locale (groupe d’âge le plus sensible), provoquée en 2000 par des rejets liquides et gazeux aux
limites autorisées.
Installation à l’origine
des rejets radioactifs
Dose annuelle
(pSvan1)
Référence
Centrale nucléaire (Golfech)
2,6
Rudant (2007)
COGEMA (La Hague)
10
Pradel et Beutier (2000)
Centre de Sellafield, UK
321 *
Fisher (2000)
FBFC (Romans)
1,1
Rudant (2007)
Mines
20**
UNSCEAR (2000c)
SOCATRI (Pierrelatte)
4,1
Rudant (2007)
EURODIF (Pierrelatte)
0,73
Rudant (2007)
EURODIF GB II (Pierrelatte)
0,05***
Rudant (2007)
COGEMA (Pierrelatte)
2,97
Rudant (2007)
COMHUREX (Pierrelatte)
7,69
Rudant (2007)
CEA (INB Saclay)
5
Rudant (2007)
CEA (INB Grenoble)
0,002
Rudant (2007)
CEA (INB Cadarache)
1,87
Rudant (2007)
Rejets hospitaliers (131I, 99mTc)
~4
Rudant (2007)
* * Dose majorante.
* ** Estimation.
1.2.2. Sources aiguës et accidentelles
c
□
Les rejets aigus sont relativement rares et improbables depuis la fin des tirs °
nucléaires aériens. Rappelons toutefois que le césium 137 (période radioactive |
de 30,0 ans) a été introduit pour la première fois sur toute la surface de la planète •
à partir de 1945, mais surtout entre les années 1953 et 1963, conséquence de ?
plusieurs centaines d’essais nucléaires atmosphériques. La puissance de ces |
explosions a été telle que des activités considérables ont été injectées dans la stra- j
tosphère, surtout dans l’hémisphère Nord. Ces essais ont libéré une quantité de »
césium 137 estimée à 1 x ]018 Bq en 1980.
L’exposition aux radionucléides produits par les essais nucléaires mérite d’être >
comparée aux valeurs d’exposition chronique précédemment indiquées. D’après s
