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Toxicologie nucléaire environnementale et humaine
sites étudiés, mais ne prend pas systématiquement en compte certains paramètres
particuliers, comme par exemple des conditions géologiques ou une biodisponibilité pouvant favoriser l’accumulation préférentielle de certains radionucléides ou
de métaux stables.
2.
Les voies d'exposition
Dans le cas des substances radioactives, on distingue l’exposition externe
de l’exposition interne ou contamination. L’irradiation est relative au dépôt
d’énergie généré par une source de rayonnement ionisant située à l’extérieur de
l’organisme. L’exposition interne peut en revanche concerner tous les éléments
d’intérêt, qu’ils soient radioactifs ou non. Dans ce cas, diverses voies d’exposition
sont possibles : pulmonaire ou branchiale par inhalation de gaz ou de particules,
digestive par ingestion d’eau, de sédiments, de sols ou d’aliments, ou cutanée par
contact ou blessure.
Ces voies d’exposition sont prises en compte dans le domaine de la radioprotection humaine, dans les recommandations de la Commission internationale de
protection radiologique (CIPR, en anglais ICRP). En 1990, elles distinguaient les
activités humaines conduisant à des expositions entre « practices » et « interventions » pour les activités qui, respectivement, augmentent ou réduisent l’exposition
(ICRP 60, 1990). Les trois principes bien connus de justification, optimisation (de
la protection) et de limitation de dose s’appliquent bien dans ce contexte. Cette
analyse a été enrichie dans les dernières recommandations de 2007 (ICRP 103,
2007) par les notions de sources « contrôlables » et la prise en compte de trois
types de situations d’exposition : planifiée (« planned exposure »), d’urgence
(« emergency exposure »), régulière (« existing exposure »).
3.
Doses radiologiques
3.1. Concepts de base
Les grandeurs dosimétriques sont définies dans le but de fournir une mesure s
physique qui puisse être la mieux corrélée possible avec les effets d’une exposi- :
tion aux rayonnements ionisants (ICRU, 2006).
0)
La dose absorbée correspond à la quantité d’énergie déposée dans les tissus l
en un point par unité de masse de matière. Elle s’exprime en grays (Gy), un gray «
coi iespondant à une énergie absorbée de 1 joule par kilogramme (Lkg-’) de °
matière. La dose absorbée permet de quantifier l’exposition aux rayonnements o
ionisants de tout système biologique ou matériau. Il s’agit d’une grandeur fonda- s
mentale qui peut être utilisée dans tous les domaines d’application.
Le débit de dose correspond à l’accroissement de la dose absorbée par inter- |
valle de temps et traduit 1 intensité de l’irradiation (énergie absorbée par matière j
par unité de temps en Gys-1 ou Gyh-1).
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