Céphalopodes le stade de larve libre
n’existe plus et l’embryon se transforme
directement en jeune animal.
Un caractère commun à tous les Mollusques est l’absence de squelette interne.
La coquille (concha), encore appelée test,
souvent considérée comme un squelette
externe, protège le corps de 1 animal
contre les attaques (cas des Mollusques
marins) ou la dessiccation (cas particulier
des Mollusques terrestres), mais elle ne lui
confère ni solidité ni résistance. C’est un
élément fixé au corps de façon assez lâche
et qui doit être transporté par l’animal.
Elle provient d’une sécrétion qui s’épaissit
par l’apport de couches successives,
s’agrandit et s’élargit. Elle peut être réparée si elle est endommagée, mais il faut
souligner quelle ne joue aucun rôle dans
le métabolisme. Au lieu d’une coquille,
certaines classes de Mollusques (Aplacophores et Polyplacophores) possèdent un
revêtement protecteur d’origine épithéliale, la cuticule (lat. cuticula, petite peau,
cuir) ; les Chitons présentent en outre des
plaques partiellement superposées.
Après la mort de l’animal, la coquille
témoigne pendant longtemps de son existence passée. Souvent même elle est la
seule preuve de la présence d’une espèce
dans un lieu particulier. De nombreuses
espèces ne nous sont connues que par leur
coquille (dans le cas des fossiles, il s’agit de
son empreinte ou de sa substance altérée),
et nous ignorons leur morphologie exacte
et leur biologie. On comprend donc que la
coquille d’un Mollusque soit un caractère
spécifique important. Celui qui étudie les
Mollusques doit pouvoir les déterminer
d’après leur coquille et les ouvrages
d’identification fournissent surtout des
renseignements à leur sujet. Mais il ne faut
pas oublier qu’il y a aussi des Mollusques
dépourvus de coquille.
Sous-embranchement : Aculifera Hatscheck 1891
(Mollusques à piquants)
(Lat. aculi, aiguillons, piquants ; fera, porteur). Mollusques exclusivement marins
dont le corps, symétrique bilatéralement,
est aplati dans le sens dorso-ventral, comprimé ou vermiforme. Une paire de cordons nerveux latéraux et pédieux. Les cellules épithéliales du manteau produisent
une cuticule protectrice (cuticula) dans
laquelle se trouvent inclus de petits spiculés calcaires pointus (du latin spicula,
aiguille). Les Chitons possèdent en outre
des plaques dorsales.
Classes : Aplacophora et Polyplacophora. Les deux sous-classes d’Aplacophores (mollusques vermiformes) : Chaetodermomorpha
(Caudofoveata)
et
Neomeniomorpha (Solenogastres) constituaient jusqu’à présent des classes distinctes et étaient opposées à une troisième
classe, celle des Chitons (Polyplacophores).
Classe : Polyplacophora
J.E. Gray 1821
(Polyplacophores, Chitons)
(Placophora von Ihering 1876;
Loricata Schumacher 1817)
(Du grec poly, beaucoup ; placophora, porteur de plaques). Cette classe comprend
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