L’HISTOIRE DE L’OCÉAN ET L’ÉVOLUTION DU CLIMAT
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sud du Groenland. À la fin du xv'siècle, toutes les colonies du Groenland avaient disparu. Les
historiens discutent âprement les raisons du départ des vikings : conditions climatiques plus
rudes liées à la fin de l’optimum médiéval ? Conflit avec les esquimaux, refus ou impossibilité
d’avoir recours à la pêche ?
La géochimie apporte certains éléments de réponse. L’analyse du collagène (molécule contenant du carbone constitutive des os) d’ossements humains retrouvés par les archéologues
montre une évolution du ô13C des générations successives. Les premières générations ont un
ôI3C (~ -18,5 ± 1,5 %o) identique à celui des fermiers suédois et norvégiens ayant vécu à la
même époque et qui se nourrissaient essentiellement de produits agricoles. Au cours des générations, le ô13C a diminué jusqu’à devenir identique (~-15,5 ± 1,0 %o) à celui des populations
d’esquimaux qui leurs étaient contemporaines et qui se nourrissaient uniquement de poissons
et de phoques. L’abandon du Groenland n’est donc pas dû à un refus d’utiliser les ressources
de la mer.
jÜ1.7. El Niho amplifié par l’activité humaine ?____ _____________
Les paléoreconstitutions ne concernent pas que des temps très lointains. Elles p3
aussi combler le manque de données intrumentales dans un passé récent. Des effo
dérables ont été déployés depuis les années 1980 pour comprendre et prédire le phé
El Nino à cause de ses répercusions économiques majeures (sécheresse dans
asiatique, pluies diluviennes sur la côte ouest des États-Unis et absence de po'
1
les pécheurs péruviens...). En temps normal, les alizés qui soufflent au-dessus du P
1
entraînent les eaux de surface vers l’ouest (Figure 11.13). Ces eaux s échauffent d
trajet et elles s’accumulent à l’est de l’Indonésie pour former une réserve d ea,
présence de cette réserve induit l’élévation d’air chaud et humide qui entraine J p
précipitations sur la bordure ouest du Pacifique. Au cours des années El N”, ,
d’intensité des alizées provoque à la fois un déplacement vers 1 est de la réser
et un réchauffement des eaux de surface à l’est. La zone de pluie intense se dé
l’est du bassin. El Nino ne revient pas de façon régulière. Cependant, il est possi
ses prémices avec près d’un an d’avance grâce 1) aux données acquises p
3 ^rature et
bouées mis en place tout le long de l’équateur et les mesures régulières de
P
de la salinité de l’eau sur environ 1000 m à l’aide de sondes thermique
Néanmoins,
navires marchands et les satellites et 2) aux modèles couplés océan atmo p
trurnentales
le réseau ne permet pas de prédire de façon fiable son intensité. Les don ^ensjt£ et ja
obtenues au cours des 50 dernières années suggèrent un renforcement de
durée des évènements El Nino depuis 1976. Cela est-il lié au réchauffen
^es varja_
à l’augmentation de l’effet de serre ou bien est-ce un phénomène tran
enregistrée
rions naturelles ? La réponse (ou au moins une partie) à cette questi
dans les coraux de l’atoll de Maiana dans l’ouest du Pacifique équato
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