QUELQUES BASES D’OCÉANOGRAPHIE DESCRIPTIVE ET PHYSIQUE
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Figure 1.3. Carte de la température de surface de l’océan.
Moyenne annuelle sur une grille de 1°x1°. Word Océan Atlas 2001 (http://www.ferret.noaa.
gov/NVODS/). Voir cahier couleur hors-texte p. I.
plus chaude à l’ouest du bassin qu’à l’est. De même, dans l’océan Atlantique Nord, les eaux
chaudes remontent vers le nord à l’ouest du bassin, alors que les eaux froides descendent
vers le sud à l’est du bassin. Toutes ces anomalies traduisent l’existence des courants dont la
nature sera détaillée plus loin dans le chapitre.
La densité
La salinité et la température déterminent, avec la pression, la masse volumique ou densité (p) de l’eau de mer. À 25 °C et à pression atmosphérique, une eau de mer dont la salinité
est de 35,0 a une densité de p = 1 023 kg.m'3. Afin de simplifier l’écriture des valeurs de cette
densité, les océanographes utilisent une expression, l’« anomalie de densité », qui est définie
comme étant : a = p - 1 000.
Dans l’exemple ci-dessus, a = 23. La densité des eaux profondes est de l’ordre de a = 27.
Une augmentation de la profondeur de 250 m, une baisse de la température de 4°C ou
une augmentation de salinité de 1,1 provoquent une augmentation la densité d’environ
1 kg.m’3. L’influence précise de la température, la salinité et la profondeur sur la densité n’est
pas linéaire, surtout à basse température. Elle est donnée par l’équation d’état de l’eau de
mer (Coppin-Montégu, 1996).
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