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GÉOCHIMIE MARINE
1 an. La dispersion verticale d’un traceur passif SF6 par la diffusion turbulente est régie par
l’équation :
dC
d2C
7- = K -v-2
dt
z az
(6.36)
Pour une injection instantanée d’une quantité Q de traceur à une profondeur zQ, sa
solution est (Reinhard, 1991) :
Cfe,) = ds? exp(’W)
(6'37)
Il s’agit (au facteur Q près) d’une courbe de Gauss de moyenne zo (le traceur est centré sur
la profondeur zo) et d’écart type G = V2JG (70 % du traceur se trouvent entre les profondeurs
zo - o et zo + g et 95 % du traceur se trouvent entre les profondeurs zo - a et zo + o, cela est à
comparer avec l’équation 6.14). En ajustant une courbe correspondant à l’équation 6.37 aux
données collectées à chaque période, on obtient un K de l’ordre de 0,17 cm2.s1. On retrouve
aisément cet ordre de grandeur en considérant qu’au bout de 12 mois (Figure 6.10), l’essentiel (- 95 %) du traceur s’étale sur 80 m (2 o) de part et d’autre du maximum de concentration. On en déduit que K= ^-= 0,25 cm2.s1. Cette faible valeur reflète le fort gradient de
densité dans la thermocline qui inhibe le mélange vertical. Elle est sensiblement moins élevée
que les K mesurés dans les eaux profondes (Exercice d’approfondissement 4). On peut
noter enfin un léger approfondissement de la position du maximum de concentration avec
le temps. Ce déplacement net de la tache peut être dû à un transport de SF& par adsorption
sur des particules marines (voir équation 6.10) ou à une légère augmentation du K_ avec la
profondeur (voir équation 6.21).
90’
60'
30‘
Figure 6.11. Évolution de la distribution horizontale de la tache de SF6 au cours du temps.
En médaillon, un zoom sur l'évolution initiale de la tâche. Modifié d'après Ledwell et al., 1998.
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