LES ISOTOPES RADIOACTIFS ET LES ISOTOPES RADIOGÉNIQUES
149
137 Cs (dpm/lOOOL)
0
100
200
300
400
500
0
.t
•
1000 •
2000 •
3000 •
4000 •
1 5000 •
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7000 •
8000 •
•
9000 •
10000 ®
w Sr (dpm/1000L)
2”’240 pu (dpm/1000L)
0
50
100
150
200
250
0
1
2
3
4
0
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O
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•
7000
•
8000
•
9000
•
10000
Figure 4.17. Profils de nucléides radioactifs anthropiques dans la fosse
des îles Bonin (archipel japonais du Pacifique).
Ces isotopes sont introduits dans les eaux de surface (pluie, rivière). ,37Cs et 90Sr, qui sont solubles
dans l’eau de mer, ont un maximum de concentration en surface et ils sont absents des eaux profondes. Au contraire, la concentration maximale de Pu se trouve vers 700 m de profondeur et on
retrouve du Pu jusqu’au fond de la fosse. Ce comportement qui ressemble à celui de 232Th mesuré au
même site spécifique (Figure 4.12) est dû à l’adsorption réversible de Pu sur les particules marines
qui chutent dans la colonne d’eau. Modifié d’après Nozaki et al., 1995.
dans l’océan par les courants, à travers la chaîne alimentaire ou depuis la surface jusqu’au
sédiment par les particules marines.
La principale source de nucléides artificiels dans l’environnement a été l’ensemble des
essais à l’air libre d’armes nucléaires. Entre 1945 et 1980, on en a dénombré 423. La plupart
d’entre eux ont été conduits entre 1954 et 1962 par les États-Unis et l’URSS dans le cadre
de la course aux armements qui accompagnait la guerre froide. En 1963, un moratoire sur
les essais nucléaires à l’air libre a été signé par les États-Unis, le Royaume-Uni et l’URSS.
Des essais à l’air libre ont été effectués après 1963 par la France et la Chine qui n’avaient
pas signé le moratoire, mais leur contribution est très faible à l’échelle globale. Au cours
des explosions thermonucléaires, les nucléides radioactifs sont entraînés par le champignon
atomique dans la stratosphère où ils peuvent être transportés sur de grandes distances. Les
retombées de 14C, 3H (aussi appelé tritium), 90Sr, 137Cs et de 239Pu produits durant les essais
aériens se font donc à l’échelle de la planète. L’essentiel des essais a eu lieu dans l’hémisphère
nord. L’étendue des retombées à la surface de l’océan dépend du comportement chimique
des traceurs dans l’atmosphère ; le 3H est incorporé à la vapeur d’eau qui a un temps de résidence de quelques jours seulement dans l’atmosphère : l’essentiel du ’H a été déposé dans
1 hémisphère nord et on trouve beaucoup moins de 3H dans l’hémisphère sud. En revanche,
14C est incorporé dans 14CO, qui réside suffisamment longtemps dans l’atmosphère pour
que la circulation atmosphérique le transporte dans l’hémisphère sud. On trouve donc des
concentrations en 14C anthropique équivalentes dans l’hémisphère nord et l’hémisphère sud.
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