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GÉOCHIMIE MARINE
l0Be permet ainsi de déterminer les taux de sédimentation ou de croissance des nodules de
manganèse à partir de l’équation 4.2. Enregistré dans les carottes de glaces et de sédiments,
il permet de reconstruire les fluctuations de champ magnétique terrestre qui modulent sa
production comme celle du UC. L’isotope 9 du béryllium (9Be) n’est pas cosmogénique. Il
est présent dans les matériaux continentaux et est apporté à l’océan par les rivières. La distribution relative du rapport 9Be/‘°Be dans l’océan permet ainsi de quantifier des processus à
l’interface continent/océan (Figure 4.15).
’2P, 26A1 et MSi sont des isotopes cosmogéniques d’éléments chimiques importants en
géochimie marine. Leur utilisation est cependant limitée par leur très faible abondance dans
l’environnement.
4.6. Les isotopes artificiels
L’utilisation de l’énergie nucléaire à des fins civiles et militaires a conduit à des émissions
transitoires de nombreux isotopes radioactifs dans l’environnement. Certains de ces isotopes,
comme le UC, ou ’H étaient déjà naturellement présents dans l’environnement, car ils sont
produits au cours des réactions de spallation. D’autres, comme 239Pu, 231Am, 90Sr ou 137Cs
étaient absents de l’environnement avant l’intervention de l’homme (Figure 4.16).
Les isotopes artificiels couvrent une large gamme de comportements chimiques : ’H,
‘°Sr et 1 ' Cs sont solubles dans l’eau de mer, 14C est soluble mais il est également impliqué
dans le cycle de la matière organique, quant à 239Pu, il est fortement réactif avec la matière
particulaire (Figure 4.17). Ces isotopes peuvent être suivis comme des colorants transportés
Figure 4.16. Sources et devenir des isotopes anthropiques dans l’océan.
Certains isotopes sont introduits de façon globale (essais nucléaires à l’air libre), alors que
d autres sont injectes localement (usines de retraitements de déchets nucléaires). Il s’agit
de traceurs transitoires.
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