mesure 80 m de diamètre pour 10 m de profondeur, Ain Zerga ( à 8 km de
Tolga) mesure 60 m de diamètre et 16 m de profondeur. Le Bahr de Lioua
mesure cinq mètres de diamètre sur quatre mètres de profondeur, et débite
3 mètres cubes par minute d'eau à 25°C. Tous ces behour contiennent des
silures et des cichlidés. D'autres behour existent dans l'oued Rhir (Bahr
Tataouine, Mrara, Temacine). Ils abondent en cichlidés (Tilapia zïllii
surtout) qui sont l'objet d'une pêche rituelle (Cauvet). La grande taille et
le débit permanent de ces collections d'eau a constitué, pour l'ancienne
faune de l'Igharghar, un milieu exceptionnel de survie, expliquant la
présence dans cette région d'espèces éthiopiennes comme les cichlidés et
surtout les clariidés.
Les mares et autres plans d'eau naturels :
Ce sont essentiellement les mares qui subsistent dans le lit d'un oued
après sa crue et qui peuvent se maintenir parfois pendant plusieurs années
sans précipitation. Dans d'autres cas, une source à faible débit contribue à
maintenir le niveau de ces gueltas, permettant l'existence de poissons et
autres vertébrés aquatiques. Les gueltas les plus importantes de ce bassin
sont situées dans le Tassili n'Ajjer, le Hoggar et le Mouydir.
Tassili n 'Ajjer : les plus grandes gueltas appartiennent au complexe de
l'oued Imhirou, elles sont situées dans la vallée d'Ihérir. Certaines
mesurent plusieurs centaines de mètres de long, peuvent atteindre quatre
mètres de profondeur mais leur largeur n'excède pas une dizaine de
mètres. Dans la même région il faut signaler le Rédir d'Ifédil, où Cortier
découvrit en 1908 le Barbus deserti : c'est une mare de 25 m sur 30,
alimentée par une petite source. Les gueltas des oueds Djerat et
Tadjeradjeri sont elles aussi nombreuses et riches en poissons. L'oued
Djerat constitue actuellement la limite nord de distribution du Barbus
deserti, espèce paléo-tropicale.
Hoggar : Les gueltas du Hoggar sont en général riches en Bufo viridis
(gueltas Afilale, Issakarassène). Le seul poisson connu du Hoggar,
Barbus biscarensis, est localisé aux gueltas d'Issakarassène.
Mouydir : La guelta d'Arak, située dans les gorges du même nom, est
une mare riche en Poissons (cichlidés et barbeaux) et Batraciens. La
guelta d'Amguid dans le lit de l'ancien oued Igharghar contient encore
des Barbus biscarensis.
Les Sebkha:
Dans ce bassin, seule la sebkha d'Ouargla est constamment en eau.
Celle-ci, le plus souvent sursaturée en chlorure de sodium, n’empêche pas
que des gambusies s'y développent!
Les Séguias, drains, forages :
Le réseau de distribution des eaux d'irrigation (séguias) a souvent pour
origine une source captée ou un oued. Ces canaux n'ont qu'un usage
temporaire, mais régulier. Ils présentent par endroit des partiteurs qui
eux contiennent de l'eau en permanence. Ceci permet à des poissons de
survivre dans un réseau artificiel, comme nous l'avons observé aussi bien
dans le Djerid (cichlidés, cyprinodontidés) que dans l'oued Rhir
(cichlidés).
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Tolga) mesure 60 m de diamètre et 16 m de profondeur. Le Bahr de Lioua
mesure cinq mètres de diamètre sur quatre mètres de profondeur, et débite
3 mètres cubes par minute d'eau à 25°C. Tous ces behour contiennent des
silures et des cichlidés. D'autres behour existent dans l'oued Rhir (Bahr
Tataouine, Mrara, Temacine). Ils abondent en cichlidés (Tilapia zïllii
surtout) qui sont l'objet d'une pêche rituelle (Cauvet). La grande taille et
le débit permanent de ces collections d'eau a constitué, pour l'ancienne
faune de l'Igharghar, un milieu exceptionnel de survie, expliquant la
présence dans cette région d'espèces éthiopiennes comme les cichlidés et
surtout les clariidés.
Les mares et autres plans d'eau naturels :
Ce sont essentiellement les mares qui subsistent dans le lit d'un oued
après sa crue et qui peuvent se maintenir parfois pendant plusieurs années
sans précipitation. Dans d'autres cas, une source à faible débit contribue à
maintenir le niveau de ces gueltas, permettant l'existence de poissons et
autres vertébrés aquatiques. Les gueltas les plus importantes de ce bassin
sont situées dans le Tassili n'Ajjer, le Hoggar et le Mouydir.
Tassili n 'Ajjer : les plus grandes gueltas appartiennent au complexe de
l'oued Imhirou, elles sont situées dans la vallée d'Ihérir. Certaines
mesurent plusieurs centaines de mètres de long, peuvent atteindre quatre
mètres de profondeur mais leur largeur n'excède pas une dizaine de
mètres. Dans la même région il faut signaler le Rédir d'Ifédil, où Cortier
découvrit en 1908 le Barbus deserti : c'est une mare de 25 m sur 30,
alimentée par une petite source. Les gueltas des oueds Djerat et
Tadjeradjeri sont elles aussi nombreuses et riches en poissons. L'oued
Djerat constitue actuellement la limite nord de distribution du Barbus
deserti, espèce paléo-tropicale.
Hoggar : Les gueltas du Hoggar sont en général riches en Bufo viridis
(gueltas Afilale, Issakarassène). Le seul poisson connu du Hoggar,
Barbus biscarensis, est localisé aux gueltas d'Issakarassène.
Mouydir : La guelta d'Arak, située dans les gorges du même nom, est
une mare riche en Poissons (cichlidés et barbeaux) et Batraciens. La
guelta d'Amguid dans le lit de l'ancien oued Igharghar contient encore
des Barbus biscarensis.
Les Sebkha:
Dans ce bassin, seule la sebkha d'Ouargla est constamment en eau.
Celle-ci, le plus souvent sursaturée en chlorure de sodium, n’empêche pas
que des gambusies s'y développent!
Les Séguias, drains, forages :
Le réseau de distribution des eaux d'irrigation (séguias) a souvent pour
origine une source captée ou un oued. Ces canaux n'ont qu'un usage
temporaire, mais régulier. Ils présentent par endroit des partiteurs qui
eux contiennent de l'eau en permanence. Ceci permet à des poissons de
survivre dans un réseau artificiel, comme nous l'avons observé aussi bien
dans le Djerid (cichlidés, cyprinodontidés) que dans l'oued Rhir
(cichlidés).
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