Le maintien de la vie végétale et animale n’y est possible que par
l'intermédiaire, soit d'une forte nébulosité atmosphérique nocturne (telle
celle qui existe le long du Sahara atlantique), soit de réserves d’eau
souterraine (nappes, inféro-flux, résurgences artésiennes).
Dans cette région désertique, la vallée du Nil présente des
caractères particuliers en raison de la présence permanente d’eau
véhiculée par le Nil, ou stockée sous forme de lacs de barrage (lac Nasser)
ou de réserves d’irrigation (canaux). Sur le plan faunistique, cette région
se distingue de la zone typiquement saharienne voisine par une
augmentation du nombre des espèces de poissons qui y vivent (le Nil prend
ses sources dans la région des grands lacs africains), ainsi que par les
nombreuses espèces d’oiseaux qui suivent cette voie de pénétration vers le
nord ou qui y sont souvent sédentaires. Sur le plan de la végétation, de
nombreuses espèces paléo-tropicales suivent aussi la vallée du Nil et
connaissent de ce fait une extension importante vers le Nord, souvent
jusqu'au delta. C'est par ailleurs une région de cultures vivrières et
industrielles (coton) intensive qui contraste en celà avec l'exploitation
agricole très traditionnelle des autres oasis sahariennes. Sur le plan
humain, la forte densité de la population et la forme d'habitat
(sédentaire, groupé) que l'on observe le long de la vallée du Nil
(comparable à celle de nombreux pays européens) excluent cette région de
la zone désertique saharienne sensu-stricto. Seule la pluviométrie, rare et
erratique, conserve ici un caractère désertique. L'importance du nombre
d espèces de poissons vivant dans la vallée du Nil, ainsi que le caractère
nettement paléo-tropical de ceux-ci, nous a amené à exclure de cet
ouvrage, les espèces qui en sont spécifiques.
En résumé, la zone géographique qui constitue le cadre de cette étude
est un domaine de huit millions de kilomètres carrés qui ont pour point
commun la rareté de l'eau sous sa forme libre ainsi que des conditions
thermiques extrêmes.
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l'intermédiaire, soit d'une forte nébulosité atmosphérique nocturne (telle
celle qui existe le long du Sahara atlantique), soit de réserves d’eau
souterraine (nappes, inféro-flux, résurgences artésiennes).
Dans cette région désertique, la vallée du Nil présente des
caractères particuliers en raison de la présence permanente d’eau
véhiculée par le Nil, ou stockée sous forme de lacs de barrage (lac Nasser)
ou de réserves d’irrigation (canaux). Sur le plan faunistique, cette région
se distingue de la zone typiquement saharienne voisine par une
augmentation du nombre des espèces de poissons qui y vivent (le Nil prend
ses sources dans la région des grands lacs africains), ainsi que par les
nombreuses espèces d’oiseaux qui suivent cette voie de pénétration vers le
nord ou qui y sont souvent sédentaires. Sur le plan de la végétation, de
nombreuses espèces paléo-tropicales suivent aussi la vallée du Nil et
connaissent de ce fait une extension importante vers le Nord, souvent
jusqu'au delta. C'est par ailleurs une région de cultures vivrières et
industrielles (coton) intensive qui contraste en celà avec l'exploitation
agricole très traditionnelle des autres oasis sahariennes. Sur le plan
humain, la forte densité de la population et la forme d'habitat
(sédentaire, groupé) que l'on observe le long de la vallée du Nil
(comparable à celle de nombreux pays européens) excluent cette région de
la zone désertique saharienne sensu-stricto. Seule la pluviométrie, rare et
erratique, conserve ici un caractère désertique. L'importance du nombre
d espèces de poissons vivant dans la vallée du Nil, ainsi que le caractère
nettement paléo-tropical de ceux-ci, nous a amené à exclure de cet
ouvrage, les espèces qui en sont spécifiques.
En résumé, la zone géographique qui constitue le cadre de cette étude
est un domaine de huit millions de kilomètres carrés qui ont pour point
commun la rareté de l'eau sous sa forme libre ainsi que des conditions
thermiques extrêmes.
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