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Dans la zone littorale, cette étroite frange côtière (0,1 % de la
Méditerranée) où les profondeurs sont suffisamment faibles pour
que la lumière solaire y entretienne la vie, l’herbier de posidonies
est une prairie d’une incomparable productivité. Les plantes qui
la constituent sont aussi performantes que le maïs ou la canne à
sucre, plantes terrestres connues pour leur haut rendement.
en
Les « poireaux »
Avez-vous déjà vu une palanquée de plongeurs lâchés par inadvertance
sur un herbier de posidonies ? Ils remontent, horrifiés : « Il n’y a que des
« poireaux », il n’y a rien à voir ! »
Double erreur. La posidonie (Posidonia oceanica) n’a en commun avec les
en
poireaux que le fait d’être une
plante à fleurs (phanérogame) et
non pas une algue. Ses fleurs sont
peu spectaculaires. D’ailleurs :
vertes, cachées par les longues
feuilles, on ne les aperçoit que
difficilement. D’autant plus que la
floraison n’a lieu qu’en automne,
quand les visiteurs se font rares.
Il paraît même que les posidonies
ne fleurissent pas chaque année,
mais seulement après des étés
où l'eau de mer a été très chaude.
Tous les deux ans, en moyenne.
Elles se multiplient donc de
façon asexuée (végétative) par
boutures.
La posidonie est constituée
de tiges rampantes ou dressées,
les rhizomes, d'où émergent
des racines. Sur les rhizomes se
dressent des faisceaux de feuilles
rubanées, d’une largeur de
I centimètre environ et dont
la longueur est en général
comprise entre 20 et 100 centimètres (la feuille la plus longue
qui ait été recensée mesurait
I42 centimètres !).
Dans les baies abritées, les posidonies
peuvent monter jusqu’à la surface.
En bordure d’un herbier de posidonies
/Posidonia oceanicaJ, à gauche, commence
une prairie de cymodocées /Cymodocea nodosa).
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