LES HABITANTS DU SABLE
La raie torpille (Torpédo marmorataj est encore plus étonnante que
ces deux « pêcheurs à la ligne ». Enfouie sous le sable, elle attend patiemment
qu’une proie passe assez près d’elle pour l'électrocuter et ensuite la dévorer !
Ne touchez pas ce poisson : bien que les décharges de cette raie ne soient
pas mortelles pour le plongeur, elles sont franchement désagréables.
D'autres raies des fonds sableux sont l’aigle commune (Myliobatis aquila)
et la raie bouclée (Raja clavataj, qui chassent à l’affût.
La grande vive (Trachinus dracoj est un poisson redoutable. Elle chasse
enfouie dans le sable. Les épines de sa nageoire dorsale se dressent en
présence d’un danger, et le baigneur risque de mettre le pied dessus. Il en
résulte une douleur cuisante, qui peut se compliquer par des maux de tête,
de la fièvre, de la transpiration, des palpitations. On peut même perdre
connaissance et mourir à la suite d’une telle piqûre. N’hésitez donc pas à
aller voir un médecin après avoir été blessé par une piqûre de vive, de
rascasse ou de raie. En attendant, recouvrez le plus vite possible l’endroit
avec des tissus imbibés d’eau chaude à la limite de la tolérance de la peau :
la chaleur dénature la plupart des
toxines. Que ce petit passage ne
vous décourage pas de partir à la
découverte des habitants du sable.
La probabilité de marcher sur une
vive n'est pas plus grande que celle
de poser le pied sur une vipère
lors d’une promenade terrestre.
K
Le rombou
/Bothus podasj
s’adapte et
se confond
parfaitement
avec la couleur
du sable sur
lequel il vit.
Ce n’est qu’en
se mettant
au ras du sol que
l’on verra ses
yeux globuleux
dépasser.
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