LA VIE CACHÉE
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Un rouget de roche fMullus surmuletusj
remue le sable avec ses barbillons,
à la recherche de petites proies.
Le sar à tête noire /Diplodus vulgarisj,
opportuniste, ne le quitte pas
d’une semelle, et profite des animaux levés
par son compagnon.
Les poissons
Les prédateurs les plus évolués sont les nombreux
poissons qui peuplent le sable. Les différents gobies
sont très communs, mais pas toujours faciles à
reconnaître.
Par contre, le rouget de roche (Mullus surmuletus)
est caractéristique avec ses barbillons qui contiennent
des organes olfactifs. Il s’en sert pour creuser le
sable, à la recherche de petits vers et de crustacés.
On ferait mieux de l’appeler « rouget de sable » !
Parfois on voit un poisson brunâtre marcher sur
le fond. Marcher ? Affirmatif ! Il s'agit du grondin rayé
(Trigloporus lastovizo), qui peut atteindre 40 centimètres
et qui marche à l’aide des trois premiers rayons de
sa nageoire pectorale. Si vous l’effrayez, il déploiera
des nageoires bleu chatoyant.
D’autres espèces communes, plus grandes, sont
le grondin lyre (Trigla lyro), le grondin perlon
(Chelidonichthys lucerna) et le grondin volant
(Dactylopterus volitans). On peut aussi tomber sur
des requins ! N'ayez crainte. La petite roussette
(Scyliorhinus canicula) ne dépasse pas 75 cm de
longueur et se nourrit de crustacés, pas de
plongeurs...
De nombreux poissons plats se sont adaptés à
la vie benthique. Ils sont totalement asymétriques. Bien qu’ils commencent
leur vie comme des larves pélagiques normales et parfaitement symétriques,
ces animaux se transforment rapidement en poissons benthiques aplatis.
Pour cela, ils se couchent sur un côté, qui devient ainsi leur face inférieure,
tandis que l’autre côté constituera désormais la face supérieure. Les yeux
migrent vers cette face et la bouche est de travers. Leur camouflage est
parfaitement adapté au fond qu’ils habitent. Ils sont d’ailleurs capables de se
couvrir rapidement de sable, de sorte que seuls leurs yeux globuleux émergent
encore. Parmi ces champions de l’invisible, citons le turbot (Scophthalmus
maximus), la barbue (Scophthalmus rhombus), le rombou (Bothus podas), la
plie (Pleuronectes platessa) et les soles.
Le plus vicieux de tous les prédateurs est sans doute la baudroie (Lophius
piscatorius') qui pêche à l’aide d’un leurre. Des petits poissons qui ne
soupçonnent rien viennent inspecter un lambeau de peau quelle agite juste
au-dessus de sa gueule énorme, puis sont engloutis.
Luranoscope (Uranoscopus scaber) a une technique semblable : un lambeau
de peau ressemblant à un ver sort de sa bouche pour attirer les proies.
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Un rouget de roche fMullus surmuletusj
remue le sable avec ses barbillons,
à la recherche de petites proies.
Le sar à tête noire /Diplodus vulgarisj,
opportuniste, ne le quitte pas
d’une semelle, et profite des animaux levés
par son compagnon.
Les poissons
Les prédateurs les plus évolués sont les nombreux
poissons qui peuplent le sable. Les différents gobies
sont très communs, mais pas toujours faciles à
reconnaître.
Par contre, le rouget de roche (Mullus surmuletus)
est caractéristique avec ses barbillons qui contiennent
des organes olfactifs. Il s’en sert pour creuser le
sable, à la recherche de petits vers et de crustacés.
On ferait mieux de l’appeler « rouget de sable » !
Parfois on voit un poisson brunâtre marcher sur
le fond. Marcher ? Affirmatif ! Il s'agit du grondin rayé
(Trigloporus lastovizo), qui peut atteindre 40 centimètres
et qui marche à l’aide des trois premiers rayons de
sa nageoire pectorale. Si vous l’effrayez, il déploiera
des nageoires bleu chatoyant.
D’autres espèces communes, plus grandes, sont
le grondin lyre (Trigla lyro), le grondin perlon
(Chelidonichthys lucerna) et le grondin volant
(Dactylopterus volitans). On peut aussi tomber sur
des requins ! N'ayez crainte. La petite roussette
(Scyliorhinus canicula) ne dépasse pas 75 cm de
longueur et se nourrit de crustacés, pas de
plongeurs...
De nombreux poissons plats se sont adaptés à
la vie benthique. Ils sont totalement asymétriques. Bien qu’ils commencent
leur vie comme des larves pélagiques normales et parfaitement symétriques,
ces animaux se transforment rapidement en poissons benthiques aplatis.
Pour cela, ils se couchent sur un côté, qui devient ainsi leur face inférieure,
tandis que l’autre côté constituera désormais la face supérieure. Les yeux
migrent vers cette face et la bouche est de travers. Leur camouflage est
parfaitement adapté au fond qu’ils habitent. Ils sont d’ailleurs capables de se
couvrir rapidement de sable, de sorte que seuls leurs yeux globuleux émergent
encore. Parmi ces champions de l’invisible, citons le turbot (Scophthalmus
maximus), la barbue (Scophthalmus rhombus), le rombou (Bothus podas), la
plie (Pleuronectes platessa) et les soles.
Le plus vicieux de tous les prédateurs est sans doute la baudroie (Lophius
piscatorius') qui pêche à l’aide d’un leurre. Des petits poissons qui ne
soupçonnent rien viennent inspecter un lambeau de peau quelle agite juste
au-dessus de sa gueule énorme, puis sont engloutis.
Luranoscope (Uranoscopus scaber) a une technique semblable : un lambeau
de peau ressemblant à un ver sort de sa bouche pour attirer les proies.
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