Tout un
m onde à
l’envers
La vie
sous
les
p ierres
Il y a des endroits où la présence de grosses pierres rend
difficile l’accès à l’eau. On risque de s’y fouler la cheville ou de
se blesser les orteils. Pourtant, ces endroits constituent un
terrain de choix pour l’amateur de vie marine.
K
Ce n’est pas
uniquement
sous les pierres
que se cachent de
multiples organismes.
La plupart des objets
méritent qu’on observe
leur face inférieure.
Pierre qui roule
n’amasse pas mousse
La seule différence entre les pierres et les grains de sable de la plage
réside dans leurs dimensions respectives. Les espaces entre les pierres,
comme les lacunes séparant les grains de sable, constituent une cachette
pour nombre d’animaux. Mais ces différences de taille entraînent une autre
différence, plus fondamentale. Les pierres, plus grandes, bougeront moins
et le temps pendant lequel elles offriront un support stable aux organismes
qui ont besoin de se fixer sera plus long. Les cailloux ou galets que nous
rencontrons sur certaines plages sont retournés assez fréquemment (une fois
par semaine en moyenne) ; pour cette raison ils sont relativement « propres »,
c’est-à-dire non recouverts d’organismes.
Les pierres d’un diamètre de 50 centimètres peuvent rester immobiles
pendant des périodes allant jusqu’à six mois environ, tandis que les pierres
atteignant le mètre ne peuvent être retournées que par des mouvements
d’eau exceptionnels, conditions extrêmes qui n’ont lieu qu’une fois par an,
en moyenne. Cela est vrai pour les eaux peu profondes en des endroits
exposés. Dans les lieux abrités et au fur et à mesure que nous descendons,
les conditions sont plus stables, et les pierres restent immobiles pendant des
périodes sensiblement plus longues.
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