LE PREMIER MÈTRE
et, de ce fait, bien adapté à un fort hydrodynamisme. On pourra le trouver
jusqu’à 15 m de profondeur, surtout sur des parois verticales, contrairement
à l’oursin brun (Paracentrotus lividus) qui préfère des surfaces horizontales.
Ce dernier (dont la couleur varie du violet au vert) broute aussi sur les
croûtes de Lithophyllum, mais s’y nourrit principalement des petites algues
molles poussant à sa surface. A l’aide de ses piquants, il creuse une petite
logette dans la roche, dans laquelle il retourne après avoir brouté. Eoursin
brun est chez lui le long de nos côtes, le noir est un intrus venu du sud. Ce
qui a sonné le glas pour Paracentrotus, c'est la qualité exceptionnelle de ses
oeufs, non seulement pour les fins gourmets, mais aussi pour les biologistes
étudiant la reproduction. Peu à peu les petites loges de Paracentrotus se
dépeuplent, et Arbacia l’opportuniste prend sa place. Il y a un siècle, cette
dernière était rare sur nos côtes. De nos jours, ses populations sont localement
plus nombreuses que celles des oursins autochtones !
Les orties de la mer
On retrouvera ici les deux anémones de mer que nous avions déjà
rencontrées dans les cuvettes supralittorales : l’actinie rouge (Actinia schmidti)
et l’anémone verte (Anemonia viridis).
En eau peu profonde, cette dernière possède une belle couleur verte,
l’extrémité de ses tentacules étant violette. Ceci est dû aux algues
microscopiques qui vivent dans ses tissus : les zooxanthelles et les zoochlorelles.
Si vous effleurez les tentacules de cette anémone, ils colleront à vos doigts.
En fait, votre main vient de se faire harponner par des milliers de cellules
Une « tomate
de mer »
(Actinia schmidti],
juste sous la
surface. La roche
environnante est
couverte de plaques
de l’algue calcaire
encroûtante
(Lithophyllum
incrustansj.
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