A L’EAU !
qui comporte un petit disque sur une tige filiforme, l’algue feutrée dichotomie
(Codium vermilara), l'algue feutrée en boule (C. burso) et l’algue cartilagineuse
(Colpomenia sinuosa).
Parmi les algues, on remarquera des petites structures en forme de plume
d’oiseau, qui ont un aspect bien végétal. Pourtant, il s’agit là d’animaux appelés
hydraires (ou hydrozoaires), représentés par les genres Aglaophenia et
Kjrchenpauerio principalement. Cela nous apprend qu’il faut abandonner
notre préjugé de terrien qui veut qu’une plante soit immobile et qu’un animal
bouge. En mer cela ne se vérifie pas toujours : le phytoplancton est fait de
plantes qui bougent, beaucoup d'animaux vivent fixés sur le substrat dur.
De surcroît, nombre de ces animaux n’ont ni tête ni queue, ce qui nous
déroute encore plus.
Lalgue calcaire encroûtante (Lithophyllum incrustons), que nous avons
déjà rencontrée dans les cuvettes du supralittoral, ne ressemble pas à un
être vivant, mais en est bien un. La roche en est couverte sur des surfaces
considérables. Quand deux thalles se rencontrent, cela donne lieu à des
« crêtes d'affrontement » où chaque individu tente de repousser son voisin.
On trouve d’autres algues encroûtantes : Hildenbrcndtia prototypus de couleur
lie-de-vin et Ralfsia verrucoso, de couleur noire.
Des caractères épineux
Malgré leur dureté, les plaques de Lithophyllum constituent le mets préféré
de l’oursin noir (Arbacia lixula), qui broute les surfaces rocheuses avec ses
dents acérées situées sur sa face inférieure. Lanimal est relativement aplati,
Quand on voit
un oursin brun
(Paracentrotus
lividus] de près,
on comprend
aisément
pourquoi il vaut
mieux ne pas
mettre son pied
dessus !
ùl
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