Les actinoptérygiens sont les poissons les plus familiers [A], tandis que
les élasmobranches regroupent surtout les requins [B] et les raies [C],
De forme hydrodynamique, les poissons se propulsent surtout grâce à leur
nageoire caudale [c]. Les autres nageoires leur servent avant tout à se diriger
ou à se stabiliser. On distingue les nageoires dorsales [d], pectorales [p],
pelviennes ou ventrales [v] et anales [a]. Les nageoires dorsales sont le plus
souvent au nombre de deux (d । et d^), mais certaines espèces n’en possèdent
qu'une alors que d’autres en ont trois. Chez les raies, la nageoire pectorale
s’est transformée en aile. Animaux très développés, les poissons sont dotés
de toute une panoplie d organes des sens. Outre leurs yeux, parfois très
performants, leurs narines [I] leur permettent de détecter la présence de
certaines molécules à des concentrations extrêmement faibles. Les pores
sensoriels [2] sur la tête et la ligne latérale [3] qui parcourt le flanc sur toute
la longueur du corps sont sensibles aux vibrations causées par le mouvement
d’autres organismes. La respiration se fait grâce aux branchies, fines lamelles
très vascularisées qui augmentent la surface des échanges gazeux entre le
sang et l’eau. Ces lamelles branchiales sont attachées à des éléments osseux,
les arcs branchiaux. Chez les ostéichthyens, les branchies sont cachées par
un opercule [4], alors que chez les chondrichthyens chaque arc branchial
se trouve derrière une fente branchiale [6], Le spiracle ou évent [5] sert
également à évacuer l’eau respiratoire.
La reproduction des poissons est très diversifiée. Alors que quelques
espèces (surtout chez les chondrichthyens) sont vivipares ou ovo-vivipares
(elles donnent naissance à des petits déjà entièrement formés), la plupart
sont ovipares (elles pondent des œufs). Chez celles-ci, la ponte est le plus
souvent pélagique (les œufs flottent en pleine eau), mais aussi benthique
(œufs déposés au fond). Alors que des individus de sexe mâle ou femelle
existent partout, chez certaines espèces s’opère une inversion sexuelle
(changement de sexe). On distingue les hermaphrodites protogynes (femelles
d’abord, mâles ensuite), cohnme le mérou et un nombre de labridés, et
les hermaphrodites protandres (mâles d’abord, femelles ensuite), comme
les saupes. Les individus de certaines espèces sont à la fois mâle et femelle
(hermaphrodites synchrones), comme les serrans. La fécondation est le plus
souvent externe : les œufs pondus par la femelle sont fécondés dans l’eau
par la laitance (sperme) des mâles. Parfois, la fécondation est interne. Les
ptérygopodes [7] sont les organes de copulation chez les mâles des
chondrichthyens. Ils sont issus des nageoires pelviennes et parcourus par
une rigole qui conduit le sperme jusqu’aux orifices génitaux pairs des femelles.
Le corps de la plupart des poissons est couvert d'écailles [D], Sur la
figure détaillée, on voit les stries d'accroissement concentriques. Chez les
chondrichthyens, les écailles ont une forme très proche des dents. La
figure [E] montre une dent de requin et le détail de la peau de requin,
couverte par des écailles placoïdes ou denticules cutanés. Chez les raies,
certaines de ces denticules forment des épines : les boucles [8],
Les
v e rté b ré s
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