UN PEU DE SCIENCE
La biologie
Pour parler de plantes et d’animaux, le jargon des biologistes
est inévitable. Outre le glossaire, une petite introduction paraît
donc à sa place. La biologie est la science qui tente de décrire
et d'expliquer les manifestations de la vie. Science complexe,
elle comprend un nombre de spécialités, mais ne prétend pas
donner une réponse à la grande question métaphysique :
« Qu’est-ce que la vie ? ».
La nomenclature
biologique
Une des spécialités de la biologie est la taxonomie (ou
systématique). Les systématiciens tentent de mettre un peu
d’ordre dans la multitude de formes de vie dans la nature.
Tout d'abord, ils essayent de distinguer des espèces. Chaque
espèce reçoit un nom. Il s’agit du nom scientifique, en latin,
qui est valable dans le monde entier. Un tel nom comporte
deux parties, celle du genre, qui prend toujours une majuscule,
et celle de l’espèce proprement dite qui doit toujours être
écrite avec une minuscule (chose souvent oubliée dans les
publications non scientifiques I). Par exemple : Alcyonium
acaule. A part cela, il existe parfois des noms vernaculaires,
qui n’ont aucune valeur universelle. Ainsi, Alcyonium acaule
s’appelle Magnotte ou alcyon méditerranéen (FR), Dead
man’s fingers (EN), Meerhand (DE), Mano di San Piero (IT),
Mano de muerto (ES), Mà de mort (CA), Kozasti koralj (HR),
Korali i buté (SQ), AÀKuovâpio - alkionario (EL), Kirmizi
yumuçak mercan (TR), Almogh rakh yam tikhoni dmouï yad
(IV), Layanoutt el-marjèniliya (AR), Dodemansduim (NE).
Dans ce livre, j’ai fait prévaloir la nomenclature scientifique,
qui devrait être la seule utilisée. Si j’ai également donné un
nom vernaculaire dans les treize langues ci-dessus (parfois,
quand un tel nom n’existait pas, je l'ai créé), c’est parce que
cela semble répondre à un besoin chez les amateurs.2
Les lois de la nomenclature exigent que le nom latin soit
suivi du nom de l’auteur (le premier à avoir décrit cette espèce)
suivi de l’année de sa publication : Alcyonium acaule Marion,
1878. Dans certaines publications vous verrez l’auteur et
l’année parfois entre parenthèses, parfois sans parenthèses.
Il y a une raison à cela, que je n'exposerai pas ici ; sachez qu’il
ne s'agit pas de fantaisies de l’imprimeur ! Pour ne pas alourdir
ce livre, j’ai complètement omis ces données sur les auteurs.
Détail de l’alcyon méditerranéen
(Alcyonium acaule). On reconnaît
les huit tentacules pinnés qui ornent
chaque polype et qui valent la
classification de cette espèce
dans la sous-classe des
octocoralliaires.
Il y a peu de temps encore,
on appelait le mérou brun :
Epinephelus guaza.
Maintenant, il faut dire Epinephelus
marginatus : on n’en a jamais
fini avec la nomenclature !
W FR = français, EN = English (anglais),
DE = Deutsch (allemand),
IT = italiano (italien), ES = espanol
(espagnol), CA = catalan,
HR = hn/atski (croate), SQ = Shqipe
(albanais), EL = eTXqviKâ - ellinika
(grec), TR = Türkçe (turc), IV = Ivriitt
(hébreu), AR = El Arabya (arabe),
NE = Nederlands (néerlandais).
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La biologie
Pour parler de plantes et d’animaux, le jargon des biologistes
est inévitable. Outre le glossaire, une petite introduction paraît
donc à sa place. La biologie est la science qui tente de décrire
et d'expliquer les manifestations de la vie. Science complexe,
elle comprend un nombre de spécialités, mais ne prétend pas
donner une réponse à la grande question métaphysique :
« Qu’est-ce que la vie ? ».
La nomenclature
biologique
Une des spécialités de la biologie est la taxonomie (ou
systématique). Les systématiciens tentent de mettre un peu
d’ordre dans la multitude de formes de vie dans la nature.
Tout d'abord, ils essayent de distinguer des espèces. Chaque
espèce reçoit un nom. Il s’agit du nom scientifique, en latin,
qui est valable dans le monde entier. Un tel nom comporte
deux parties, celle du genre, qui prend toujours une majuscule,
et celle de l’espèce proprement dite qui doit toujours être
écrite avec une minuscule (chose souvent oubliée dans les
publications non scientifiques I). Par exemple : Alcyonium
acaule. A part cela, il existe parfois des noms vernaculaires,
qui n’ont aucune valeur universelle. Ainsi, Alcyonium acaule
s’appelle Magnotte ou alcyon méditerranéen (FR), Dead
man’s fingers (EN), Meerhand (DE), Mano di San Piero (IT),
Mano de muerto (ES), Mà de mort (CA), Kozasti koralj (HR),
Korali i buté (SQ), AÀKuovâpio - alkionario (EL), Kirmizi
yumuçak mercan (TR), Almogh rakh yam tikhoni dmouï yad
(IV), Layanoutt el-marjèniliya (AR), Dodemansduim (NE).
Dans ce livre, j’ai fait prévaloir la nomenclature scientifique,
qui devrait être la seule utilisée. Si j’ai également donné un
nom vernaculaire dans les treize langues ci-dessus (parfois,
quand un tel nom n’existait pas, je l'ai créé), c’est parce que
cela semble répondre à un besoin chez les amateurs.2
Les lois de la nomenclature exigent que le nom latin soit
suivi du nom de l’auteur (le premier à avoir décrit cette espèce)
suivi de l’année de sa publication : Alcyonium acaule Marion,
1878. Dans certaines publications vous verrez l’auteur et
l’année parfois entre parenthèses, parfois sans parenthèses.
Il y a une raison à cela, que je n'exposerai pas ici ; sachez qu’il
ne s'agit pas de fantaisies de l’imprimeur ! Pour ne pas alourdir
ce livre, j’ai complètement omis ces données sur les auteurs.
Détail de l’alcyon méditerranéen
(Alcyonium acaule). On reconnaît
les huit tentacules pinnés qui ornent
chaque polype et qui valent la
classification de cette espèce
dans la sous-classe des
octocoralliaires.
Il y a peu de temps encore,
on appelait le mérou brun :
Epinephelus guaza.
Maintenant, il faut dire Epinephelus
marginatus : on n’en a jamais
fini avec la nomenclature !
W FR = français, EN = English (anglais),
DE = Deutsch (allemand),
IT = italiano (italien), ES = espanol
(espagnol), CA = catalan,
HR = hn/atski (croate), SQ = Shqipe
(albanais), EL = eTXqviKâ - ellinika
(grec), TR = Türkçe (turc), IV = Ivriitt
(hébreu), AR = El Arabya (arabe),
NE = Nederlands (néerlandais).
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