UN PEU DE SCIENCE
On peut aussi découper l’océan d’après la géomorphologie et la
profondeur. Les continents sont bordés d’une zone peu profonde qui
descend progressivement jusqu’à 200 m de profondeur. Il s’agit du plateau
continental. C’est cette zone que l’on appelle littoral (littéralement « zone
côtière ») : elle occupe une largeur moyenne de 70 km, mais, en
Méditerranée, elle est bien plus étroite. C’est elle qui héberge le plus grand
nombre de formes de vie, et c'est de ses habitants que traite ce livre.
A la limite du plateau continental, le fond s’incline plus fortement. Il s’agit
du talus continental, qui correspond au bathyal, c’est-à-dire aux profondeurs
comprises entre 200 et 3 000 mètres, où l’obscurité est (presque) totale.
Viennent ensuite les plaines abyssales (3 000 à 6 000 m). Les plus grandes
profondeurs océaniques (6 000 à I I 000 m) sont atteintes dans les fosses
océaniques, une zone appelée hadal (d’après Hadès, le dieu des Enfers des
Grecs).
Nous n’aborderons pas dans cet ouvrage les formes de vie hautement
spécialisées des grandes profondeurs. Nous nous limiterons à la zone
littorale, bénéficiant de l’énergie solaire, bien oxygénée, aux températures
agréables et avant tout, accessible à tout le monde !
Le littoral
^influence de la mer se fait sentir au-dessus du niveau des eaux. Les
embruns apportent du sel, parfois très haut sur les rochers et loin à l’intérieur
des terres. De ce fait, la flore y est limitée à quelques rares plantes tolérant
le sel (les halophytes'), aux lichens et aux algues bleues (cyanobactéries'). Cette
zone des embruns est aussi appelée supralittoral. Elle est suivie de la zone
des marées ou eulittoral, une zone qui se trouve tantôt submergée, tantôt à
sec. En Méditerranée cette zone est relativement étroite. Elle se trouve
entre les limites extrêmes des eaux hautes et des eaux basses, et est comprise
entre 20 et 60 centimètres en général. Les organismes qui y vivent sont soumis
à des conciliions extrêmes, auxquelles
ils doivent faire face. Parfois exposés
à la force du ressac, ils peuvent aussi
se retrouver complètement à sec
sous le soleil brûlant de l’été ou
le froid de l’hiver. La pluie peut
complètement dessaler l’endroit où
ils vivent. Ces êtres vivants doivent
supporter de grands changements
de température (eurythermie) et de
salinité (euryhalinité). Il ne s’agit pas
de propriétés évidentes : si vous
Subdivision
du littoral en
plusieurs zones.
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On peut aussi découper l’océan d’après la géomorphologie et la
profondeur. Les continents sont bordés d’une zone peu profonde qui
descend progressivement jusqu’à 200 m de profondeur. Il s’agit du plateau
continental. C’est cette zone que l’on appelle littoral (littéralement « zone
côtière ») : elle occupe une largeur moyenne de 70 km, mais, en
Méditerranée, elle est bien plus étroite. C’est elle qui héberge le plus grand
nombre de formes de vie, et c'est de ses habitants que traite ce livre.
A la limite du plateau continental, le fond s’incline plus fortement. Il s’agit
du talus continental, qui correspond au bathyal, c’est-à-dire aux profondeurs
comprises entre 200 et 3 000 mètres, où l’obscurité est (presque) totale.
Viennent ensuite les plaines abyssales (3 000 à 6 000 m). Les plus grandes
profondeurs océaniques (6 000 à I I 000 m) sont atteintes dans les fosses
océaniques, une zone appelée hadal (d’après Hadès, le dieu des Enfers des
Grecs).
Nous n’aborderons pas dans cet ouvrage les formes de vie hautement
spécialisées des grandes profondeurs. Nous nous limiterons à la zone
littorale, bénéficiant de l’énergie solaire, bien oxygénée, aux températures
agréables et avant tout, accessible à tout le monde !
Le littoral
^influence de la mer se fait sentir au-dessus du niveau des eaux. Les
embruns apportent du sel, parfois très haut sur les rochers et loin à l’intérieur
des terres. De ce fait, la flore y est limitée à quelques rares plantes tolérant
le sel (les halophytes'), aux lichens et aux algues bleues (cyanobactéries'). Cette
zone des embruns est aussi appelée supralittoral. Elle est suivie de la zone
des marées ou eulittoral, une zone qui se trouve tantôt submergée, tantôt à
sec. En Méditerranée cette zone est relativement étroite. Elle se trouve
entre les limites extrêmes des eaux hautes et des eaux basses, et est comprise
entre 20 et 60 centimètres en général. Les organismes qui y vivent sont soumis
à des conciliions extrêmes, auxquelles
ils doivent faire face. Parfois exposés
à la force du ressac, ils peuvent aussi
se retrouver complètement à sec
sous le soleil brûlant de l’été ou
le froid de l’hiver. La pluie peut
complètement dessaler l’endroit où
ils vivent. Ces êtres vivants doivent
supporter de grands changements
de température (eurythermie) et de
salinité (euryhalinité). Il ne s’agit pas
de propriétés évidentes : si vous
Subdivision
du littoral en
plusieurs zones.
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