IIL2.3.2 Résultats
III.2.3.2.1 Echantillon "composite"
Dans la boue brute "composite", le quartz est le principal minéral (45 %). On trouve ensuite les
carbonates sous forme de calcite (19 %). Puis les feldspaths (6%) sont sous la forme
potassique (orthose/microcline) ou calcosodique (plagioclase). Enfin, la fraction argileuse
représente 30 % de la boue. Cette fraction argileuse est composée de trois formes majoritaires.
La plus importante (70 %) est la smectite gonflante qui est interstratifiée avec de l'illite. On
trouve ensuite la kaolinite (23 %) puis l'illite libre (7 %). Enfin, la chlorite est présente en trace.
La forte proportion d'argile et notamment de smectite de densité 2.3 (en tenant compte d'une
couche d'eau liée), contribue à justifier la faible densité que nous avons mesurée précédemment
sur ce sédiment (cf. III.2.1.3).
III.2.3.2.2 Fractions granulométriques de l'échantillon "composite"
L'identification minéralogique des différentes fractions granulométriques montre une
décroissance du pourcentage en quartz vers les tranches granulométriques les plus fines, et en
même temps une augmentation de la calcite. On remarque la présence de baricite (phosphate
de magnésium) et de vivianite (phosphate de fer2+), notamment sur les fractions grenues. Ce
dernier minéral traduit un milieu réducteur.
Les feldspaths sont présents sur toutes les tranches granulométriques et sous des formes
variées (microcline, orthose, plagioclase). La tranche la plus fine 0/20 pm montre, en plus des
autres espèces minérales, la présence de natrojarosite en trace (Sulfates de Al, Na) et
également une fraction amorphe bien marquée (oxyhydroxydes de fer mal cristallisés...). On
trouve de la dolomite en trace sur la fraction 20/40 pm.
Enfin, la fraction phylliteuse, qui est présente essentiellement sur la fraction fine (0/20 pm), est
néanmoins détectée en trace sur toutes les autres fractions.
HL2.3.3 Conclusion
Au cours de cette caractérisation des phases majoritaires par diffractométrie des rayons X,
aucun minéral porteur de métaux lourds n'a été identifié. Cependant, cet outil analytique a une
limite de détection de quelques pour-cents et ne permet l'identification que des espèces
cristallisées. La pollution peut donc être soit :
- très largement distribuée, mais présente à des teneurs faibles et non exprimée sous
forme propre (exemple : phénomène d'adsorption ou substitution dans les phases majeures),
- très ponctuelle, avec des teneurs élevées, s'exprimant probablement sous forme propre
mais non detectée car en trop faible proportion (exemple : minéraux propres de plomb, de
zinc ...).
Il est indispensable d utiliser d autres outils analytiques pour mener cette recherche.
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