111.2.4 Caractérisation des polluants
Les deux techniques d'analyse précédentes (ICP et fluorescence X) ont montré que toutes les
fractions granulométriques de cette boue de canal sont polluées, avec des pics de
contamination sur les fractions sableuses et fines. Nous avons avancé plusieurs hypothèses
pour expliquer une telle distribution. La poursuite de la caractérisation s'avère indispensable,
notamment pour orienter les procédés de décontamination à venir. Cependant, la recherche des
porteurs métalliques est souvent délicate pour les matériaux fins tels que les sédiments. Face à
cette problématique, une panoplie d'outils analytiques a été utilisée. C'est la convergence des
résultats apportés par ces outils qui a permis de déterminer les principales formes chimiques
métalliques présentes dans ce sédiment.
Ces travaux de caractérisation ont été menés en parallèle, selon deux stratégies bien distinctes
La première fait appel à une succession de séparations physiques, d'observations et d'analyses
des particules. Elle correspond à une étude de type "minéralogique". La seconde est purement
analytique. Elle repose sur des attaques chimiques spécifiques de type géochimique. Ces deux
cheminements se présentent comme suit :
1 - Etude de type minéralogique :
- Observation de fractions spécifiques (cf. III.2.4.1)
(densité, granulométrie, susceptibilité magnétique)
- Observations et analyses des échantillons globaux (cf. III.2.4.2)
(sections polies)
2 - Etude de type géochimique :
- "spéciation" des métaux (cf. III.2.4.3)
(extractions sélectives)
m.2.4.1 Observation de fractions spécifiques préalablement séparées
L'hétérogénéité des particules qui constituent ces sédiments est bien marquée. Elle contribue
largement à accroître les difficultés rencontrées pour mener les travaux de caractérisation des
contaminants. Ainsi, il s'avère particulièrement intéressant de séparer d un coté les fractions
lourdes (certains minéraux sont des porteurs métalliques bien connus) et de 1 autre, les fractions
légères constituées de matières organiques ou de minéraux légers. Entre les deux, les fractions
intermédiaires contenant les principaux constituants peuvent présenter des degrés de
contamination plus faibles. Une séparation ferromagnétique permet également de distinguer
deux familles de particules au sein des fractions lourdes.
Un bilan masse, des analyses chimiques, des observations à la loupe binoculaire et des
caractérisations par microscope électronique à balayage ont été menés sur ces différentes
fractions. La figure 5 illustre la méthodologie d étude que nous avons suivie. Ces travaux sont
présentés ci-après.
97
Les deux techniques d'analyse précédentes (ICP et fluorescence X) ont montré que toutes les
fractions granulométriques de cette boue de canal sont polluées, avec des pics de
contamination sur les fractions sableuses et fines. Nous avons avancé plusieurs hypothèses
pour expliquer une telle distribution. La poursuite de la caractérisation s'avère indispensable,
notamment pour orienter les procédés de décontamination à venir. Cependant, la recherche des
porteurs métalliques est souvent délicate pour les matériaux fins tels que les sédiments. Face à
cette problématique, une panoplie d'outils analytiques a été utilisée. C'est la convergence des
résultats apportés par ces outils qui a permis de déterminer les principales formes chimiques
métalliques présentes dans ce sédiment.
Ces travaux de caractérisation ont été menés en parallèle, selon deux stratégies bien distinctes
La première fait appel à une succession de séparations physiques, d'observations et d'analyses
des particules. Elle correspond à une étude de type "minéralogique". La seconde est purement
analytique. Elle repose sur des attaques chimiques spécifiques de type géochimique. Ces deux
cheminements se présentent comme suit :
1 - Etude de type minéralogique :
- Observation de fractions spécifiques (cf. III.2.4.1)
(densité, granulométrie, susceptibilité magnétique)
- Observations et analyses des échantillons globaux (cf. III.2.4.2)
(sections polies)
2 - Etude de type géochimique :
- "spéciation" des métaux (cf. III.2.4.3)
(extractions sélectives)
m.2.4.1 Observation de fractions spécifiques préalablement séparées
L'hétérogénéité des particules qui constituent ces sédiments est bien marquée. Elle contribue
largement à accroître les difficultés rencontrées pour mener les travaux de caractérisation des
contaminants. Ainsi, il s'avère particulièrement intéressant de séparer d un coté les fractions
lourdes (certains minéraux sont des porteurs métalliques bien connus) et de 1 autre, les fractions
légères constituées de matières organiques ou de minéraux légers. Entre les deux, les fractions
intermédiaires contenant les principaux constituants peuvent présenter des degrés de
contamination plus faibles. Une séparation ferromagnétique permet également de distinguer
deux familles de particules au sein des fractions lourdes.
Un bilan masse, des analyses chimiques, des observations à la loupe binoculaire et des
caractérisations par microscope électronique à balayage ont été menés sur ces différentes
fractions. La figure 5 illustre la méthodologie d étude que nous avons suivie. Ces travaux sont
présentés ci-après.
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