Dans un second temps, le même type d'analyse a été répété, sur plusieurs échantillons de la
boue brute. Les résultats sont dans l'annexe 7. Les variations de teneur enregistrées peuvent
avoir deux origines (reproductibilité des mesures de l'appareil, mauvais échantillonnage lié à
l'hétérogénéité du produit analysé). On constate des dérives sur les mêmes éléments que
précédemment. Les teneurs mesurées pour le chrome et le nickel conduisent à des écarts-relatif
de 30 %. Pour l'argent et le lanthane, l'écart-relatif est respectivement de 8 et 13 %. Pour les
autres éléments, les mesures enregistrées donnent un écart-relatif variant de 0.7 à 5.2 %. Ces
deux études nous permettent de constater que d'une part, l'échantillonnage au niveau des fûts
est très correct, et d'autre part, la reproductibilité des mesures est satisfaisante pour la plupart
des éléments.
Nous avons ensuite comparé les teneurs obtenues par ICP à celles obtenus par Syrano. Les
résultats sont plus nuancés (annexe 8). Les teneurs conduisent à des écarts relatif qui varient de
2 % pour le baryum à 50 % pour l'argent. Deux éléments majeurs (TiO2 et Fe2O3) sont
déterminés avec 24 % d'écart relatifs, tandis qu'il atteint 35 à 40 % pour Ni, Sn, La et Ce. Les
teneurs de ces éléments sont donc peu comparables. On remarque par ailleurs que pour
15 éléments sur 20, le Syrano donne des valeurs plus élevées que l'ICP. Les méthodes
d'analyses utilisées peuvent expliquer à elles seules ces différences. L'analyse Syrano est
effectuée sur 9 grammes d'échantillon alors que l'ICP n'utilise que 1 à 2 grammes.
L'échantillonnage est donc particulièrement sensible pour cette dernière. Pour le Syrano, la
granulométrie des poudres analysée influence la mesure. En effet, une faible granulométrie
provoque une augmentation de l'intensité de fluorescence, une réduction des effets
d'hétérogénéité et par conséquent un meilleur dosage.
Par la suite, nous avons effectué l'analyse granulochimique de la boue "composite" par
fluorescence X. Après séchage en étuve à 40 °C, les différentes tranches granulométriques ont
été pulvérisées en particules de diamètre inférieur à 165 pm à l'aide d'un mortier en porcelaine.
Les résultats conduisent aux mêmes conclusions que l'analyse ICP (annexe 9). En outre, nous
avons calculé la teneur reconstituée de chaque élément à partir des teneurs mesurées sur
chaque fraction granulométrique, selon le même principe que pour les analyses ICP. En
comparant ces teneurs reconstituées aux teneurs globales, on constate que les écarts sont
relativement faibles. Pour les éléments majeurs, les bilans obtenus présentent un meilleur
bouclage que ceux de l'ICP. Pour les éléments mineurs, les écarts de fermeture des bilans
granulochimiques entre les deux méthodes sont semblables. La cohérence des analyses par
fluorescence X est donc montrée sur ce produit.
L'ensemble des analyses effectué (6 échantillons pour chaque élément et pour chaque méthode)
permet de rechercher une relation entre les résultats d'ICP et de fluorescence X. Treize des
vingt éléments conduisent à une corrélation linéaire très correcte. Là encore, les trois éléments
qui suivent le pic du fer ont été écartés de l'étude (Cr, Ni, Cu). Seuls les teneurs de SiO2, K.O,
Pb et Ba ne satisfont pas une relation linéaire. Pour les autres éléments, on constate que la
corrélation est d'autant plus forte que les écarts-relatif (ICP-Syrano) sont grands. Ainsi, pour
les deux éléments majeurs (Fe2O, et TiOj) dont les écarts-relatif sont de 25 %, les coefficients
de corrélation sont respectivement de 0.99 et 0.97. On lie les teneurs ICP aux teneurs Syrano
par une équation du premier degré ( y = ax + b ). On peut donc déduire de cette étude que les
variations enregistrées entre ces deux techniques de mesures ne sont pas aléatoires. Il s'agit
d un biais systématique, proportionnel à la teneur de l'élément, qui peut s'expliquer notamment
par les effets de matrice qui influencent les spectres de diffusion.
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boue brute. Les résultats sont dans l'annexe 7. Les variations de teneur enregistrées peuvent
avoir deux origines (reproductibilité des mesures de l'appareil, mauvais échantillonnage lié à
l'hétérogénéité du produit analysé). On constate des dérives sur les mêmes éléments que
précédemment. Les teneurs mesurées pour le chrome et le nickel conduisent à des écarts-relatif
de 30 %. Pour l'argent et le lanthane, l'écart-relatif est respectivement de 8 et 13 %. Pour les
autres éléments, les mesures enregistrées donnent un écart-relatif variant de 0.7 à 5.2 %. Ces
deux études nous permettent de constater que d'une part, l'échantillonnage au niveau des fûts
est très correct, et d'autre part, la reproductibilité des mesures est satisfaisante pour la plupart
des éléments.
Nous avons ensuite comparé les teneurs obtenues par ICP à celles obtenus par Syrano. Les
résultats sont plus nuancés (annexe 8). Les teneurs conduisent à des écarts relatif qui varient de
2 % pour le baryum à 50 % pour l'argent. Deux éléments majeurs (TiO2 et Fe2O3) sont
déterminés avec 24 % d'écart relatifs, tandis qu'il atteint 35 à 40 % pour Ni, Sn, La et Ce. Les
teneurs de ces éléments sont donc peu comparables. On remarque par ailleurs que pour
15 éléments sur 20, le Syrano donne des valeurs plus élevées que l'ICP. Les méthodes
d'analyses utilisées peuvent expliquer à elles seules ces différences. L'analyse Syrano est
effectuée sur 9 grammes d'échantillon alors que l'ICP n'utilise que 1 à 2 grammes.
L'échantillonnage est donc particulièrement sensible pour cette dernière. Pour le Syrano, la
granulométrie des poudres analysée influence la mesure. En effet, une faible granulométrie
provoque une augmentation de l'intensité de fluorescence, une réduction des effets
d'hétérogénéité et par conséquent un meilleur dosage.
Par la suite, nous avons effectué l'analyse granulochimique de la boue "composite" par
fluorescence X. Après séchage en étuve à 40 °C, les différentes tranches granulométriques ont
été pulvérisées en particules de diamètre inférieur à 165 pm à l'aide d'un mortier en porcelaine.
Les résultats conduisent aux mêmes conclusions que l'analyse ICP (annexe 9). En outre, nous
avons calculé la teneur reconstituée de chaque élément à partir des teneurs mesurées sur
chaque fraction granulométrique, selon le même principe que pour les analyses ICP. En
comparant ces teneurs reconstituées aux teneurs globales, on constate que les écarts sont
relativement faibles. Pour les éléments majeurs, les bilans obtenus présentent un meilleur
bouclage que ceux de l'ICP. Pour les éléments mineurs, les écarts de fermeture des bilans
granulochimiques entre les deux méthodes sont semblables. La cohérence des analyses par
fluorescence X est donc montrée sur ce produit.
L'ensemble des analyses effectué (6 échantillons pour chaque élément et pour chaque méthode)
permet de rechercher une relation entre les résultats d'ICP et de fluorescence X. Treize des
vingt éléments conduisent à une corrélation linéaire très correcte. Là encore, les trois éléments
qui suivent le pic du fer ont été écartés de l'étude (Cr, Ni, Cu). Seuls les teneurs de SiO2, K.O,
Pb et Ba ne satisfont pas une relation linéaire. Pour les autres éléments, on constate que la
corrélation est d'autant plus forte que les écarts-relatif (ICP-Syrano) sont grands. Ainsi, pour
les deux éléments majeurs (Fe2O, et TiOj) dont les écarts-relatif sont de 25 %, les coefficients
de corrélation sont respectivement de 0.99 et 0.97. On lie les teneurs ICP aux teneurs Syrano
par une équation du premier degré ( y = ax + b ). On peut donc déduire de cette étude que les
variations enregistrées entre ces deux techniques de mesures ne sont pas aléatoires. Il s'agit
d un biais systématique, proportionnel à la teneur de l'élément, qui peut s'expliquer notamment
par les effets de matrice qui influencent les spectres de diffusion.
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