Dans un premier temps, on a vérifié l'homogénéité des résultats d'analyse. Ainsi, pour chaque
élément, les teneurs mesurées sur chaque fraction granulométrique ont été pondérées par la
proportion massique de la fraction considérée, afin de déterminer une teneur "théorique" de
l'élément dans la boue brute. Dans l'annexe 5, cette teneur est appelée teneur "reconstituée".
En la comparant à la teneur mesurée sur l'échantillon brut, il est alors possible de vérifier la
cohérence des résultats pour chaque élément. On constate que les écarts entre ces valeurs sont
relativement faibles dans l'ensemble. Une variation de 10 % en moyenne est constatée Elle
correspond approximativement à la précision relative des mesures en milieu de gamme des
éléments majeurs et mineurs de l'ICP qui sont respectivement de 5 et 10 %. Quelques écarts
sont plus importants, mais ils ne sont pas caractéristiques d'un élément particulier. Il s'agit fort
probablement d'un biais lié à l'échantillonnage.
Dans un second temps, nous avons déterminé la localisation granulochimique des
contaminants. Pour tous les échantillons, on constate que les métaux sont fortement présents
sur les tranches granulométriques extrêmes (0/20 pm et >125 pm). La fraction intermédiaire
comprise entre 20 et 125 pm est la moins polluée. Ces distributions granulochimiques se
distinguent nettement des résultats obtenus par d'autres auteurs (VERNET et THOMAS, 1972
; GARBACIAK et al., 1993 ; BROMHEAD et BECKWITH, 1994). Les sédiments qu'ils ont
étudiés présentent en effet une contamination localisée essentiellement dans la fraction fine
(affinités métaux / matières organiques, adsorption dans les argiles). Au cours de l'étude
bibliographique, un seul exemple de contamination se rapprochant de nos résultats a été
rencontré. Il provient d'une étude menée aux Pays-Bas par l'organisation néerlandaise pour la
recherche appliquée (NTO) (ANNOKKEE, 1989 dans CENTRE SAINT-LAURENT, 1994).
Pour le sédiment étudié ici, et à ce stade de la caractérisation, plusieurs hypothèses peuvent
être formulées pour expliquer cette distribution des polluants :
- présence de particules de quelques centaines de microns riches en métaux,
- enrobage des grosses particules saines par des fines polluées.
HI.2.2.6 Comparaison des deux méthodes d’analyse (ICP et fluorescence X) sur ces
échantillons
Pour valider les résultats de la technique d'analyse par fluorescence X, nous avons mené une
étude comparative entre cette méthode et l'ICP. Pour cela, l’échantillon "composite" de la boue
de canal a été retenu.
Dans un premier temps, l'échantillon "composite" brut a été analysé à plusieurs reprises afin de
connaître la reproductibilité de la mesure par fluorescence X. Les résultats sont présentés dans
l'annexe 6 On constate que la plupart des éléments sont déterminés avec une très bonne
reproductibilité, à l'exception du chrome et du nickel. Or, les teneurs des trois éléments qui
suivent le pic du fer sur le spectre d'analyse (Cr, Ni et Cu) sont difficiles à exploiter, car leur
spectre d'émission est masqué par celui du fer. On remarque également que 1 argent et le
lanthane n'ont pas une très bonne reproductibilité. Hormis ces cinq éléments mineurs,
l'ensemble de l'analyse se révèle très correcte avec un écart-relatif qui varie de 0.5 à 4.6 /o
Seule la teneur en cadmium dépasse la limite de détection.
93
élément, les teneurs mesurées sur chaque fraction granulométrique ont été pondérées par la
proportion massique de la fraction considérée, afin de déterminer une teneur "théorique" de
l'élément dans la boue brute. Dans l'annexe 5, cette teneur est appelée teneur "reconstituée".
En la comparant à la teneur mesurée sur l'échantillon brut, il est alors possible de vérifier la
cohérence des résultats pour chaque élément. On constate que les écarts entre ces valeurs sont
relativement faibles dans l'ensemble. Une variation de 10 % en moyenne est constatée Elle
correspond approximativement à la précision relative des mesures en milieu de gamme des
éléments majeurs et mineurs de l'ICP qui sont respectivement de 5 et 10 %. Quelques écarts
sont plus importants, mais ils ne sont pas caractéristiques d'un élément particulier. Il s'agit fort
probablement d'un biais lié à l'échantillonnage.
Dans un second temps, nous avons déterminé la localisation granulochimique des
contaminants. Pour tous les échantillons, on constate que les métaux sont fortement présents
sur les tranches granulométriques extrêmes (0/20 pm et >125 pm). La fraction intermédiaire
comprise entre 20 et 125 pm est la moins polluée. Ces distributions granulochimiques se
distinguent nettement des résultats obtenus par d'autres auteurs (VERNET et THOMAS, 1972
; GARBACIAK et al., 1993 ; BROMHEAD et BECKWITH, 1994). Les sédiments qu'ils ont
étudiés présentent en effet une contamination localisée essentiellement dans la fraction fine
(affinités métaux / matières organiques, adsorption dans les argiles). Au cours de l'étude
bibliographique, un seul exemple de contamination se rapprochant de nos résultats a été
rencontré. Il provient d'une étude menée aux Pays-Bas par l'organisation néerlandaise pour la
recherche appliquée (NTO) (ANNOKKEE, 1989 dans CENTRE SAINT-LAURENT, 1994).
Pour le sédiment étudié ici, et à ce stade de la caractérisation, plusieurs hypothèses peuvent
être formulées pour expliquer cette distribution des polluants :
- présence de particules de quelques centaines de microns riches en métaux,
- enrobage des grosses particules saines par des fines polluées.
HI.2.2.6 Comparaison des deux méthodes d’analyse (ICP et fluorescence X) sur ces
échantillons
Pour valider les résultats de la technique d'analyse par fluorescence X, nous avons mené une
étude comparative entre cette méthode et l'ICP. Pour cela, l’échantillon "composite" de la boue
de canal a été retenu.
Dans un premier temps, l'échantillon "composite" brut a été analysé à plusieurs reprises afin de
connaître la reproductibilité de la mesure par fluorescence X. Les résultats sont présentés dans
l'annexe 6 On constate que la plupart des éléments sont déterminés avec une très bonne
reproductibilité, à l'exception du chrome et du nickel. Or, les teneurs des trois éléments qui
suivent le pic du fer sur le spectre d'analyse (Cr, Ni et Cu) sont difficiles à exploiter, car leur
spectre d'émission est masqué par celui du fer. On remarque également que 1 argent et le
lanthane n'ont pas une très bonne reproductibilité. Hormis ces cinq éléments mineurs,
l'ensemble de l'analyse se révèle très correcte avec un écart-relatif qui varie de 0.5 à 4.6 /o
Seule la teneur en cadmium dépasse la limite de détection.
93
