ü.2.1.6 L’électromigration
Principe :
Le traitement par électromigration consiste à faire circuler un courant électrique entre deux
électrodes préalablement implantées dans le matériau à traiter. Cette différence de potentiel
génère une électrolyse qui favorise la formation d'une solution basique à la cathode et d'une
solution acide à l'anode. Cette dernière se charge progressivement des métaux qu'elle dissout.
Les deux solutions sont ensuite récupérées et mélangées pour obtenir la neutralisation des jus et
la précipitation des métaux.
Exemples d'application :
Cette technique est assez rarement utilisée dans le traitement des sols. Cependant, quelques
exemples existent et montrent des résultats mitigés. Des essais en laboratoire réalisés aux EtatsUnis ont conduit à des récupérations de 72 % du zinc et du manganèse et seulement 46 % du
plomb (LUTFUL et al., 1994). Ce dernier élément passe en solution pour des différences de
potentiel supérieures à 200 volts. Cela implique des consommations excessives en énergie. Aux
Pays-Bas, des essais ont eu lieu sur sites, avec des pollutions ponctuelles, bien localisées. Les
zones contaminées avaient des diamètres de 3 à 15 mètres. Les polluants étaient l'arsenic, le
zinc, le cuivre et le plomb. On a pu ainsi diviser les teneurs initiales par un facteur dix. Pour
fonctionner, la teneur en eau du sol doit cependant être supérieure à 10 %. Le principal avantage
de cette technique est son application sur le terrain, sans excavation.
Limites à l'application :
L'application de cette technique aux sédiments reste cependant assez délicate pour deux raisons
majeures. D'une part, le matériau doit être suffisamment perméable pour faciliter la migration
des polluants. La forte proportion de fines dans les sédiments est donc préjudiciable. D'autre
part, le passage en milieu acide est peu envisageable pour les sédiments carbonatés.
11.2. 2 Traitements chimiques
La plupart de ces techniques de décontamination repose sur la transformation chimique des
polluants. Selon la nature de ces derniers, différents traitements sont proposés. Les polluants
peuvent être soit piégés (extraction par solvant pour les organiques, échange de cations pour les
inorganiques), soit extraits par mise en solution (lixiviation, complexation pour les
inorganiques).
H.2.2.1 Extraction par lixiviation
Principe :
Ce type d'extraction chimique est un moyen potentiel de traitement des pollutions métalliques.
Contrairement aux procédés de traitement physique ou physico-chimique, qui consistent à
séparer de la matrice saine, les éléments polluants, les extractions chimiques nécessitent le
changement d'état des contaminants et bien souvent de leurs porteurs (GOSSOW et al., 1992).
L'opération se déroule en trois étapes. Les polluants sont tout d'abord dissous. La solution
ionique est ensuite récupérée par filtration ou centrifugation puis, les polluants qu'elle contient
sont précipités. Les mises en solution s'opèrent de différentes façons. Les acides (HCl, H2SO4 ou
HNOj) sont utilisés pour dissoudre directement les contaminants tandis que les bases (NajCO,
ou NaOH) s'attaquent plutôt à leurs porteurs spécifiques tels que les argiles ou l'humus
(ASSINK, 1985).
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Principe :
Le traitement par électromigration consiste à faire circuler un courant électrique entre deux
électrodes préalablement implantées dans le matériau à traiter. Cette différence de potentiel
génère une électrolyse qui favorise la formation d'une solution basique à la cathode et d'une
solution acide à l'anode. Cette dernière se charge progressivement des métaux qu'elle dissout.
Les deux solutions sont ensuite récupérées et mélangées pour obtenir la neutralisation des jus et
la précipitation des métaux.
Exemples d'application :
Cette technique est assez rarement utilisée dans le traitement des sols. Cependant, quelques
exemples existent et montrent des résultats mitigés. Des essais en laboratoire réalisés aux EtatsUnis ont conduit à des récupérations de 72 % du zinc et du manganèse et seulement 46 % du
plomb (LUTFUL et al., 1994). Ce dernier élément passe en solution pour des différences de
potentiel supérieures à 200 volts. Cela implique des consommations excessives en énergie. Aux
Pays-Bas, des essais ont eu lieu sur sites, avec des pollutions ponctuelles, bien localisées. Les
zones contaminées avaient des diamètres de 3 à 15 mètres. Les polluants étaient l'arsenic, le
zinc, le cuivre et le plomb. On a pu ainsi diviser les teneurs initiales par un facteur dix. Pour
fonctionner, la teneur en eau du sol doit cependant être supérieure à 10 %. Le principal avantage
de cette technique est son application sur le terrain, sans excavation.
Limites à l'application :
L'application de cette technique aux sédiments reste cependant assez délicate pour deux raisons
majeures. D'une part, le matériau doit être suffisamment perméable pour faciliter la migration
des polluants. La forte proportion de fines dans les sédiments est donc préjudiciable. D'autre
part, le passage en milieu acide est peu envisageable pour les sédiments carbonatés.
11.2. 2 Traitements chimiques
La plupart de ces techniques de décontamination repose sur la transformation chimique des
polluants. Selon la nature de ces derniers, différents traitements sont proposés. Les polluants
peuvent être soit piégés (extraction par solvant pour les organiques, échange de cations pour les
inorganiques), soit extraits par mise en solution (lixiviation, complexation pour les
inorganiques).
H.2.2.1 Extraction par lixiviation
Principe :
Ce type d'extraction chimique est un moyen potentiel de traitement des pollutions métalliques.
Contrairement aux procédés de traitement physique ou physico-chimique, qui consistent à
séparer de la matrice saine, les éléments polluants, les extractions chimiques nécessitent le
changement d'état des contaminants et bien souvent de leurs porteurs (GOSSOW et al., 1992).
L'opération se déroule en trois étapes. Les polluants sont tout d'abord dissous. La solution
ionique est ensuite récupérée par filtration ou centrifugation puis, les polluants qu'elle contient
sont précipités. Les mises en solution s'opèrent de différentes façons. Les acides (HCl, H2SO4 ou
HNOj) sont utilisés pour dissoudre directement les contaminants tandis que les bases (NajCO,
ou NaOH) s'attaquent plutôt à leurs porteurs spécifiques tels que les argiles ou l'humus
(ASSINK, 1985).
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