1.5.3.1 Les sédiments d’estuaires
Les sédiments d'estuaires constituent l'une des deux familles de matériau de dragage (tableau
2) Les valeurs françaises de ce tableau ont été proposées par le groupe de travail "GEODE"
(Groupe d'Etude et d'Observation sur le Dragage et l'Environnement). La qualité des sédiments
dragués dans les ports français fait l'objet d'un suivi dont les résultats ont été rassemblés dans
différents rapports. Le premier de 1993, regroupait les données de 1986 à 1990 inclus. A partir
de 381 fiches d'analyses qui avaient alors été saisies, un bilan de la qualité des matériaux a été
réalisé. Ce suivi a permis de définir au plan national des niveaux de références provisoires (1 et
2) pour les métaux et les PCB, conformes à la convention d'OSLO.
En parallèle, nous présentons la normalisation utilisée aux Pays-Bas pour les sédiments de
dragage du port de Rotterdam, en vue de leur immersion ou de leur recyclage (WIERIKS et
al, 1993) & (DEIBEL et al., 1993). On constate que les critères sont relativement cohérents
avec ceux relatifs à la recommandation de GEODE. On note cependant des seuils de
concentration plus faible en France qu'aux Pays-Bas, à l'exception du mercure et du cadmium.
Au Canada, tous les projets de dragage ou de restauration qui impliquent le rejet en mer des
sédiments sont soumis à la réglementation définie par la partie IV de la loi canadienne pour la
protection de l'environnement. Une liste des substances contaminantes à analyser est proposée.
Pour les sédiments du fleuve Saint-Laurent, des études toxicologiques ont permis d'établir des
seuils de toxicité pour de nombreuses substances (CENTRE SAINT-LAURENT, 1994). Elles
reposent aussi sur les critères de concentration (annexe 3). Cependant, pour l'ensemble des
métaux à l'exception du mercure, les teneurs prises en compte ne sont pas des teneurs totales,
mais des teneurs extractibles, qui sont sensées représenter les quantités de métaux susceptibles
d'être remobilisés lors de modification d'équilibre du milieu. De ce fait, les teneurs proposées
sont plus basses que les teneurs totales instaurées en France ou aux Pays-Bas et présentées cidessus.
Pour les sédiments du Saint-Laurent, trois niveaux de toxicité ont été déterminés. Ils sont
comparables à ceux proposés par le groupe de travail GEODE :
- Seuil sans effet (SSE) : teneurs de base, sans effet chronique ou aigu. En dessous de
ce niveau de référence, les teneurs sont considérées comme naturelles. De façon générale, les
matériaux peuvent être rejetés en eaux libres ou utilisés à d'autres fins, sans restriction. Il faut
s'assurer toutefois que le dépôt ne contribue pas à détériorer la qualité du milieu récepteur. Ce
niveau correspond approximativement au BDF défini par GEODE.
“ Seuil d effets mineurs (SEM) : teneurs où sont observés des effets cependant tolérés
par la majorité des organismes benthiques. En dessous de ce seuil, le risque le plus grand
concerne l'utilisation de l'eau. Il correspond au niveau 1 défini par GEODE.
* Seu,! d effets néfastes (SEN) : teneurs produisant des effets nuisibles pour la majorité
des organismes benthiques. En dessous de ce seuil (niveau 2 pour GEODE), un examen
attentif des repercutions environnementales reliées au dragage et à la mise en dépôt des
sédiments de\ra être effectué. Des essais appropriés (bioessais, élutriation ou autres) et des
anah ses chimiques devront être réalisés au site de dépôt. On devra s'assurer que le dépôt ne
contribue pas a détériorer la qualité du milieu récepteur. Au dessus de ce seuil, les matériaux
doivent être traités ou confinés de façon sécuritaire. Par ailleurs, on doit tarir les sources de
contamination et envisager la possibilité de restaurer les milieux contaminés.
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Les sédiments d'estuaires constituent l'une des deux familles de matériau de dragage (tableau
2) Les valeurs françaises de ce tableau ont été proposées par le groupe de travail "GEODE"
(Groupe d'Etude et d'Observation sur le Dragage et l'Environnement). La qualité des sédiments
dragués dans les ports français fait l'objet d'un suivi dont les résultats ont été rassemblés dans
différents rapports. Le premier de 1993, regroupait les données de 1986 à 1990 inclus. A partir
de 381 fiches d'analyses qui avaient alors été saisies, un bilan de la qualité des matériaux a été
réalisé. Ce suivi a permis de définir au plan national des niveaux de références provisoires (1 et
2) pour les métaux et les PCB, conformes à la convention d'OSLO.
En parallèle, nous présentons la normalisation utilisée aux Pays-Bas pour les sédiments de
dragage du port de Rotterdam, en vue de leur immersion ou de leur recyclage (WIERIKS et
al, 1993) & (DEIBEL et al., 1993). On constate que les critères sont relativement cohérents
avec ceux relatifs à la recommandation de GEODE. On note cependant des seuils de
concentration plus faible en France qu'aux Pays-Bas, à l'exception du mercure et du cadmium.
Au Canada, tous les projets de dragage ou de restauration qui impliquent le rejet en mer des
sédiments sont soumis à la réglementation définie par la partie IV de la loi canadienne pour la
protection de l'environnement. Une liste des substances contaminantes à analyser est proposée.
Pour les sédiments du fleuve Saint-Laurent, des études toxicologiques ont permis d'établir des
seuils de toxicité pour de nombreuses substances (CENTRE SAINT-LAURENT, 1994). Elles
reposent aussi sur les critères de concentration (annexe 3). Cependant, pour l'ensemble des
métaux à l'exception du mercure, les teneurs prises en compte ne sont pas des teneurs totales,
mais des teneurs extractibles, qui sont sensées représenter les quantités de métaux susceptibles
d'être remobilisés lors de modification d'équilibre du milieu. De ce fait, les teneurs proposées
sont plus basses que les teneurs totales instaurées en France ou aux Pays-Bas et présentées cidessus.
Pour les sédiments du Saint-Laurent, trois niveaux de toxicité ont été déterminés. Ils sont
comparables à ceux proposés par le groupe de travail GEODE :
- Seuil sans effet (SSE) : teneurs de base, sans effet chronique ou aigu. En dessous de
ce niveau de référence, les teneurs sont considérées comme naturelles. De façon générale, les
matériaux peuvent être rejetés en eaux libres ou utilisés à d'autres fins, sans restriction. Il faut
s'assurer toutefois que le dépôt ne contribue pas à détériorer la qualité du milieu récepteur. Ce
niveau correspond approximativement au BDF défini par GEODE.
“ Seuil d effets mineurs (SEM) : teneurs où sont observés des effets cependant tolérés
par la majorité des organismes benthiques. En dessous de ce seuil, le risque le plus grand
concerne l'utilisation de l'eau. Il correspond au niveau 1 défini par GEODE.
* Seu,! d effets néfastes (SEN) : teneurs produisant des effets nuisibles pour la majorité
des organismes benthiques. En dessous de ce seuil (niveau 2 pour GEODE), un examen
attentif des repercutions environnementales reliées au dragage et à la mise en dépôt des
sédiments de\ra être effectué. Des essais appropriés (bioessais, élutriation ou autres) et des
anah ses chimiques devront être réalisés au site de dépôt. On devra s'assurer que le dépôt ne
contribue pas a détériorer la qualité du milieu récepteur. Au dessus de ce seuil, les matériaux
doivent être traités ou confinés de façon sécuritaire. Par ailleurs, on doit tarir les sources de
contamination et envisager la possibilité de restaurer les milieux contaminés.
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