I.5.2.3 Qualité physico-chimique de l’eau
Plusieurs paramètres influencent la qualité physico-chimique de l'eau (PRYGIEL, 1992).
L'inventaire de ces paramètres doit prendre en compte toutes les sortes d'eau (cf. 1.4.4).
- le pH est l'une des principales caractéristiques chimiques qui a un rôle important sur la
mobilité des polluants. En effet, une baisse de pH s'accompagne d'une dissolution des
carbonates et donc d'une libération des ions métalliques. Elle peut aussi entraîner directement
la solubilisation des métaux. Au contraire, une augmentation du pH favorise l'immobilisation
des métaux. En milieu acide, la méthylation du mercure est plus élevée (transformation du
mercure en méthylmercure, forme la plus dangereuse de ce métal). De plus, à pH acide, le
plomb qui est bivalent devient plus facilement bioaccumulable.
- les conditions d'oxydoréduction ont également des effets majeurs sur la rétention ou
la libération des métaux. Un apport d'éléments nutritifs (azote et phosphore) peut conduire à
un changement de potentiel redox. Or, une désoxygénation des fonds peut entraîner une
dissolution des hydroxydes de fer et de manganèse. De plus, l'eutrophisation des eaux entraîne
une augmentation de la biomasse algale qui s'accumule dans les sédiments. Cet apport de
matière organique permet l'augmentation de l'activité microbienne susceptible de modifier les
conditions d'oxygénation des sédiments mais aussi de favoriser la formation de méthylmercure.
En conditions réductrices, le cuivre, le plomb, le zinc et le nickel se présentent principalement
complexés aux sulfures et se trouve donc immobilisés. En conditions oxydantes, ces mêmes
métaux sont essentiellement liés à la matière organique ou aux oxydes de fer et de manganèse.
- la température entraîne d'une façon générale une augmentation de l'activité
physiologique des organismes, en augmentant les risques d'ingestion et de bioaccumulation des
métaux. De plus, elle stimule la croissance bactérienne dont celles des bactéries aérobies et
anaérobies qui vivent dans les sédiments et qui sont en partie responsables de la méthylation du
mercure.
- la salinité : une augmentation de la salinité (à l'approche de l'estuaire par exemple)
provoque une compétition entre les cations dissous et les ions métalliques adsorbés. Une partie
de ces derniers sont remplacés par les premiers et deviennent alors disponibles.
■ lQ dureté de l'eau est influente également. Ainsi, la présence de carbonate de calcium
permet une fixation d'une partie des métaux. Lors d'une baisse de pH, cette fraction peut être
remobilisée et ingérée par les organismes fouisseurs (vers, mollusques). Les métaux liés à ces
carbonates sont ensuite relargués lors de la digestion de ces organismes et participent alors aux
phénomènes de bioaccumulation.
igs agents complexants (NTA, EDTA...) de plus en plus utilisés augmentent la
solubilisation des métaux dans les sédiments.
la concentration en oxygène dissous ne semble pas influer directement sur les
polluants, mais elle accroît 1 irrigation des surfaces respiratoires, exposant davantage les
transferts de polluants au sein des organismes. De plus, on constate que le taux de production
de meth\lmercure augmente lorsque la teneur en oxygène diminue dans le milieu.
les phénomènes d'antagonisme et de synergie qui existent entre les métaux ne
sem ent pas suivre de règle générale. Toutefois, il a été remarqué que lorsque des
phénomènes d'interaction ont lieu, la contamination des poissons a tendance à diminuer.
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Plusieurs paramètres influencent la qualité physico-chimique de l'eau (PRYGIEL, 1992).
L'inventaire de ces paramètres doit prendre en compte toutes les sortes d'eau (cf. 1.4.4).
- le pH est l'une des principales caractéristiques chimiques qui a un rôle important sur la
mobilité des polluants. En effet, une baisse de pH s'accompagne d'une dissolution des
carbonates et donc d'une libération des ions métalliques. Elle peut aussi entraîner directement
la solubilisation des métaux. Au contraire, une augmentation du pH favorise l'immobilisation
des métaux. En milieu acide, la méthylation du mercure est plus élevée (transformation du
mercure en méthylmercure, forme la plus dangereuse de ce métal). De plus, à pH acide, le
plomb qui est bivalent devient plus facilement bioaccumulable.
- les conditions d'oxydoréduction ont également des effets majeurs sur la rétention ou
la libération des métaux. Un apport d'éléments nutritifs (azote et phosphore) peut conduire à
un changement de potentiel redox. Or, une désoxygénation des fonds peut entraîner une
dissolution des hydroxydes de fer et de manganèse. De plus, l'eutrophisation des eaux entraîne
une augmentation de la biomasse algale qui s'accumule dans les sédiments. Cet apport de
matière organique permet l'augmentation de l'activité microbienne susceptible de modifier les
conditions d'oxygénation des sédiments mais aussi de favoriser la formation de méthylmercure.
En conditions réductrices, le cuivre, le plomb, le zinc et le nickel se présentent principalement
complexés aux sulfures et se trouve donc immobilisés. En conditions oxydantes, ces mêmes
métaux sont essentiellement liés à la matière organique ou aux oxydes de fer et de manganèse.
- la température entraîne d'une façon générale une augmentation de l'activité
physiologique des organismes, en augmentant les risques d'ingestion et de bioaccumulation des
métaux. De plus, elle stimule la croissance bactérienne dont celles des bactéries aérobies et
anaérobies qui vivent dans les sédiments et qui sont en partie responsables de la méthylation du
mercure.
- la salinité : une augmentation de la salinité (à l'approche de l'estuaire par exemple)
provoque une compétition entre les cations dissous et les ions métalliques adsorbés. Une partie
de ces derniers sont remplacés par les premiers et deviennent alors disponibles.
■ lQ dureté de l'eau est influente également. Ainsi, la présence de carbonate de calcium
permet une fixation d'une partie des métaux. Lors d'une baisse de pH, cette fraction peut être
remobilisée et ingérée par les organismes fouisseurs (vers, mollusques). Les métaux liés à ces
carbonates sont ensuite relargués lors de la digestion de ces organismes et participent alors aux
phénomènes de bioaccumulation.
igs agents complexants (NTA, EDTA...) de plus en plus utilisés augmentent la
solubilisation des métaux dans les sédiments.
la concentration en oxygène dissous ne semble pas influer directement sur les
polluants, mais elle accroît 1 irrigation des surfaces respiratoires, exposant davantage les
transferts de polluants au sein des organismes. De plus, on constate que le taux de production
de meth\lmercure augmente lorsque la teneur en oxygène diminue dans le milieu.
les phénomènes d'antagonisme et de synergie qui existent entre les métaux ne
sem ent pas suivre de règle générale. Toutefois, il a été remarqué que lorsque des
phénomènes d'interaction ont lieu, la contamination des poissons a tendance à diminuer.
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