V II.6 Conclusion du chapitre
V II.6.1 Résultats des essais
Jusqu'à présent en France, un seul essai de consolidation mécanique en centrifugeuse de vases
de dragage vierges a été réalisé (BALAY et al., 1988). Ceux que nous venons de présenter
sont les premiers à porter sur des sédiments traités. Par conséquent, de par leur originalité et
leur homogénéité, ces résultats présentent de nombreux intérêts :
- Ils mettent en évidence la complexité de ces matériaux. Ainsi, la consolidation des
échantillons brut et fin est très lente, même en condition drainée.
- Les valeurs de résistances mécaniques mesurées dans les éprouvettes après essai sont
faibles. La cohésion non drainée (Cu) la plus élevée correspond à l'échantillon grenu (23 kPa).
- Les tassements mesurés ou calculés en fin de consolidation sont très différents selon
les matériaux. L'épaisseur de la couche de dépôt, après consolidation, est réduite de 25 % pour
l'échantillon grenu, de 43 % pour l'échantillon brut et de 70 % pour l'échantillon fin
- Après 525 jours, la consolidation de l'échantillon grenu est terminée, alors que les
échantillons brut et fin ont des degrés de consolidation de 0.8 et 0.7, respectivement Pour ces
derniers, l'évolution de la consolidation devient de plus en plus lente. Ainsi, les 400 jours
supplémentaires simulés lors de l'essai à 70 g, permettent d'accroître les degrés de
consolidation de 10 à 15 % seulement.
- Les extrapolations effectuées selon la méthode d'ASAOKA, pour déterminer les
tassements des matériaux en fin de consolidation, conduisent à des résultats cohérents entre les
différentes campagnes d'essai, notamment pour le matériau brut. Pour le matériau fin et
fortement dilué, les écarts entre les différents essais atteignent 10 %.
- L'influence de la macrogravité sur les résultats de la consolidation n'a pas été montrée
Globalement, les variations éventuelles générées par cet effet d'échelle restent inférieures a la
précision des mesures (estimée à 5 %).
- Enfin, plus généralement, ces résultats peuvent faire l'objet d'étude comparative avec
des résultats de modèles théoriques présentés en début de chapitre.
VII.6.2 Remarques et perspectives
En réalisant ces essais, des difficultés liées à l'expérimentation ou à l'exploitation des résultats,
ont été soulevées. En les rappelant ci-après, quelques solutions sont proposées, pour être
profitables à des essais futurs :
- suivi des hauteurs sédimentées : le suivi des tassements par des capteurs
potentiométriques de déplacement s'avère être un moyen technique efficace à 50 et 70 g Pour
une macrogravité plus élevée, on pourra toutefois privilégier d'autres outils tels que les
capteurs optiques, qui n'impliquent pas de contact physique entre le sédiment et l'appareillage
- évaporation de l’eau surnageante : ce phénomène est lié à la ventilation de la
nacelle et à l'élévation de la température dans la salle d'expérimentation. Il génère un
assèchement des matériaux en surface. On peut envisager de réduire cet effet en ajoutant un
capot de protection au-dessus des éprouvettes.
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V II.6.1 Résultats des essais
Jusqu'à présent en France, un seul essai de consolidation mécanique en centrifugeuse de vases
de dragage vierges a été réalisé (BALAY et al., 1988). Ceux que nous venons de présenter
sont les premiers à porter sur des sédiments traités. Par conséquent, de par leur originalité et
leur homogénéité, ces résultats présentent de nombreux intérêts :
- Ils mettent en évidence la complexité de ces matériaux. Ainsi, la consolidation des
échantillons brut et fin est très lente, même en condition drainée.
- Les valeurs de résistances mécaniques mesurées dans les éprouvettes après essai sont
faibles. La cohésion non drainée (Cu) la plus élevée correspond à l'échantillon grenu (23 kPa).
- Les tassements mesurés ou calculés en fin de consolidation sont très différents selon
les matériaux. L'épaisseur de la couche de dépôt, après consolidation, est réduite de 25 % pour
l'échantillon grenu, de 43 % pour l'échantillon brut et de 70 % pour l'échantillon fin
- Après 525 jours, la consolidation de l'échantillon grenu est terminée, alors que les
échantillons brut et fin ont des degrés de consolidation de 0.8 et 0.7, respectivement Pour ces
derniers, l'évolution de la consolidation devient de plus en plus lente. Ainsi, les 400 jours
supplémentaires simulés lors de l'essai à 70 g, permettent d'accroître les degrés de
consolidation de 10 à 15 % seulement.
- Les extrapolations effectuées selon la méthode d'ASAOKA, pour déterminer les
tassements des matériaux en fin de consolidation, conduisent à des résultats cohérents entre les
différentes campagnes d'essai, notamment pour le matériau brut. Pour le matériau fin et
fortement dilué, les écarts entre les différents essais atteignent 10 %.
- L'influence de la macrogravité sur les résultats de la consolidation n'a pas été montrée
Globalement, les variations éventuelles générées par cet effet d'échelle restent inférieures a la
précision des mesures (estimée à 5 %).
- Enfin, plus généralement, ces résultats peuvent faire l'objet d'étude comparative avec
des résultats de modèles théoriques présentés en début de chapitre.
VII.6.2 Remarques et perspectives
En réalisant ces essais, des difficultés liées à l'expérimentation ou à l'exploitation des résultats,
ont été soulevées. En les rappelant ci-après, quelques solutions sont proposées, pour être
profitables à des essais futurs :
- suivi des hauteurs sédimentées : le suivi des tassements par des capteurs
potentiométriques de déplacement s'avère être un moyen technique efficace à 50 et 70 g Pour
une macrogravité plus élevée, on pourra toutefois privilégier d'autres outils tels que les
capteurs optiques, qui n'impliquent pas de contact physique entre le sédiment et l'appareillage
- évaporation de l’eau surnageante : ce phénomène est lié à la ventilation de la
nacelle et à l'élévation de la température dans la salle d'expérimentation. Il génère un
assèchement des matériaux en surface. On peut envisager de réduire cet effet en ajoutant un
capot de protection au-dessus des éprouvettes.
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